jeudi 29 novembre 2007

Journée "Hopital Amis des Bébés" !

Le 28 novembre, c'est la journée nationale sur l'Initiative Hôpital Ami des bébés ! Mais que cache ce label ? Ne vous inquiétez pas, cela ne veut pas dire que les autres établissements sont des ennemis des enfants ! Le label des Hôpitaux Amis des Bébés est un concept international proposé depuis 1992 par l’Organisation mondiale de la santé et l’Unicef. L’objectif de cette initiative est de mettre en place des pratiques hospitalières favorisant le respect des besoins et des rythmes du nouveau né afin d’améliorer son accueil. L’équipe d'un service « Ami des Bébés » est formée pour aider la maman et sa famille à faire naître et accueillir leur bébé dans des conditions douces et favorables. Elle doit informer correctement et favoriser l'allaitement maternel. Pour obtenir le label, l'hôpital ou la clinique doit satisfaire à des critères précis de qualité. Ce label est réévalué tous les quatre ans. Défini à l'échelle internationale, le terme « ami des bébés » fait actuellement l'objet d'un dépôt de marque et ne peut être utilisé que par les services de maternité qui ont satisfait à l'évaluation externe d'après les critères mondiaux de l'initiative. Le terme « ami des bébés » ne peut s'appliquer à d'autres services médicaux, activités communautaires, lieux de travail ou produits commerciaux. D'autres efforts complémentaires visant à aider les mères à allaiter peuvent être qualifiés d'expressions comme « amis de l'allaitement », « amis des mères-enfants » ou « en faveur de l'allaitement ». En 2005, on compte plus de 20 000 hôpitaux « Amis des Bébés » dans 150 pays, mais seulement 5 en France ! Voici la liste de ces établissements: - Centre Hospitalier de Lons le Saunier - Clinique St Jean - Roubaix - Centre Hospitalier de Cognac - Centre Hospitalier de Dax - Hopital de Sainte-Affrique - Maternité de Mont de Marsan De nombreuses équipes sont dans la démarche de labellisation en France, dont des équipes de CHU. Pour notre pays, classé dernier au niveau mondial pour donner la priorité au lait maternel et la durée d’allaitement, c'est un bon signe. Mais lorsque l'on sait, qu'en Suède, toutes les maternités sont certifiées, on mesure le chemin qui reste à parcourir. Pourquoi ce peu de labels ? Primo du fait que la France à du mal à se libérer d'une culture hygiéniste prônant le biberon depuis des décennies. Deusio, que les maternités françaises ont de (trop ?) bons rapports avec les industriels de la nutrition infantile, de qui elles reçoivent des subventions. Or, une des conditions éliminatoires d'obtention du label est : «Recevoir des cadeaux de fabricants de lait pour nourrissons.» Ainsi, de peur de perdre cette manne, certains responsables de maternité n'oseraient pas s'engager dans cette voie. En France, comme dans d'autres pays où le taux d'allaitement remonte lentement, le Comité d'attribution du label a défini un label national dont la différence principale avec le label international porte sur le taux d'allaitement : Il n'est pas exigé de taux minimum d'allaitement maternel exclusif de la naissance à la sortie de maternité, mais ce taux devra être en progression par rapport aux années antérieures et supérieur à la moyenne départementale, de plus, il est demandé un travail en réseau avec des liens ou des actions en dehors de l'établissement (PMI, groupes de mères, généralistes, SF libérales …), et le label est délivré pour 4 ans. Dans l'espoir que cette journée permettra de faire découvrir ce label "Initiative Hôpital Ami des Bébés" (IHAB)! En Belgique, plus d'infos : http://www.lllbelgique.org/hopitaux-allaitement.php En France, plus d'infos : http://assoc.ipa.free.fr/presentation.htm http://coordination-allaitement.org/

mardi 20 novembre 2007

Lara Fabian a accouché d'une petite fille

Lara Fabian attendait ce jour avec impatience et, enfin, il est arrivé. Rien n'a été confirmé par l'entourage de la chanteuse pour le moment, mais, de source sûre, nous avons appris qu'elle avait donné naissance à son premier enfant, à l'hôpital Edith Cavell, à Uccle. Lara est entrée la semaine passée à l'hôpital pour faire un monitoring. Le bébé ne semblait pas pressé de pointer le bout de son nez, il a fallu le forcer un petit peu. Chose faite jeudi soir. Nous n'avons pas eu d'autres infos mais il est plus que probable que la petite fille attendue ait vu le jour hier. Lara Fabian vit actuellement les plus beaux jours de sa vie. Certes, son quotidien est déjà un véritable conte de fées grâce à sa carrière à succès qui l'emmène aux quatre coins du monde, mais son rêve le plus fou était de devenir maman. Elle n'a bien sûr pas su cacher son bonheur longtemps à ses fans : en juin, elle annonçait sa grossesse via l'interface de son site Internet. En septembre encore, elle confiait sa joie. "Les derniers mois sont heureux et sereins... Cette grossesse est un bonheur..." Elle racontait ses fous rires dans les magasins alors qu'elle devait choisir les nombreux articles prévus pour la naissance. Pour rappel, l'heureux papa est Gérard Pullicino, 49 ans, réalisateur français de télévision. La chanteuse fera donc une pause dans sa carrière bien remplie mais n'abandonnera pas ses fans. "J'ai déjà recommencé à écrire et à réfléchir au fil rouge de ma prochaine sortie en musique. Ce ne sera pas du tout où l'on m'attend...", écrivait sur son site, il y a peu, l'heureuse nouvelle maman, à qui on souhaite tout le bonheur du monde.

Nos bébés ne rampent pas assez !

Les bébés d'aujourd'hui rampent moins que ceux des générations précédentes, en raison notamment du développement des sièges pour enfant et des planchers en bois. Et cette évolution pose problème, selon des spécialistes. Si les enfants passent moins de temps sur le ventre, ils rampent en effet moins bien, alors que cette activité est essentielle pour l'équilibre, la coordination main-oeil et le développement de compétences motrices, assure Sally Goddard Blythe, responsable de l'Institut de psychologie neurophysiologique, à Chester (Grande-Bretagne). Pour l'expert, un bébé a besoin du sol pour se développer. Or, les enfants nés au 21ème siècle passent de plus en plus de temps dans de confortables sièges conçus pour eux. Par ailleurs, ils dorment également beaucoup plus souvent sur le dos. Conséquence: les bébés ne passent plus par une série de stades de développement, avec toutes les répercussions que cela peut entraîner. "Les parents sont impressionnés quand leurs enfants ne rampent pas et marchent directement. Mais les gestes utilisés pour ramper sont importants. Les jeunes qui ont des difficultés d'écriture ou de coordination ont souvent trop peu rampé", a de son côté souligné Christine Macintyre, chercheuse à l'université d'Edimbourg. (belga)

dimanche 18 novembre 2007

L'allaitement maternel : partir du bon pied

Allaiter est la façon naturelle et physiologique de nourrir les bébés et les jeunes enfants, et le lait humain est spécifiquement destiné aux bébés humains. Les laits de formule préparés à partir de lait de vache ou de soja (pour la plupart, même les « designer ») ne présentent que des similitudes superficielles avec le lait humain, et les publicités qui les présentent autrement sont trompeuses. Allaiter devrait être facile, et exempt de difficultés pour la plupart des mères. Un bon démarrage donne à l'allaitement toutes les chances d'être une expérience heureuse pour la mère comme pour son bébé. La grande majorité des mères sont parfaitement capables d'allaiter leur bébé exclusivement pendant environ 6 mois. En fait, la plupart des mères produisent plus que suffisamment de lait. Malheureusement, des routines hospitalières dépassées et fondées sur l'alimentation artificielle sont encore en vigueur dans trop de maternité et rendent pour certaines mères et leur bébé l'allaitement difficile, voire impossible. Pour que l'allaitement démarre correctement, les premiers jours peuvent être cruciaux. Cependant, même avec un très mauvais départ, beaucoup de mères et de bébés s’en tirent. L'astuce pour bien allaiter est de faire en sorte que le bébé prenne bien le sein. Un bébé qui prend correctement le sein reçoit correctement du lait. Un bébé qui ne prend pas bien le sein a des difficultés à recevoir suffisamment de lait, surtout si la sécrétion lactée de la mère est faible. Une mauvaise prise du sein, c'est comme donner au bébé un biberon avec une tétine dont le trou est trop petit; le biberon est plein de lait, mais le bébé n'en prendra pas beaucoup. Quand un bébé prend mal le sein, cela peut également causer des douleurs aux mamelons de sa mère. Et si le bébé ne reçoit pas suffisamment de lait, il restera au sein très longtemps, aggravant ainsi la douleur. Malheureusement, n'importe qui peut dire que le bébé a une bonne prise, même si c'est faux. Trop de personnes censément compétentes ne savent tout simplement pas ce qu'est une bonne prise. Voici quelques moyens qui contribuent à faciliter l'allaitement :

- Une bonne prise du sein est cruciale pour le succès de l'allaitement. C'est la clé d'un allaitement réussi. Malheureusement, de nombreuses mères reçoivent «l'aide» de personnes qui ne savent pas comment évaluer une bonne mise au sein. Si l’on vous dit que votre bébé de deux jours tète correctement alors que vous avez les mamelons très douloureux, soyez sceptique, et demandez l'aide d'une personne compétente. Avant de quitter l’hôpital, vous devriez avoir eu la démonstration que votre bébé tète correctement, et qu'il reçoit véritablement du lait de vos seins; le personnel devrait vérifier que vous savez comment vous assurer qu'il en reçoit suffisamment (type de succion ouverture-pause-fermeture). Visionnez les vidéos démontrant une bonne mise au sein (ainsi que d’autres vidéos). Si vous et votre bébé quittez l’hôpital sans savoir cela, demandez rapidement l'aide d'une personne expérimentée (voir le feuillet Effectuer la mise au sein). Certaines mères se font dire par le personnel hospitalier que si l’allaitement est douloureux, la prise du sein est mauvaise (habituellement vrai), et on doit alors retirer le bébé du sein et recommencer. Ce n’est pas une bonne idée. La douleur s’atténue habituellement, et la mise au sein devrait être corrigée sur l’autre sein ou à la prochaine tétée. Retirer le bébé du sein et répéter encore et encore la mise au sein ne fait que multiplier la douleur et le dommage aux mamelons.

- Le bébé devrait être mis au sein immédiatement après la naissance. La grande majorité des nouveaux-nés peuvent être mis au sein dans les instants suivant la naissance. En fait, des recherches ont démontré que, lorsqu'on leur en laisse la possibilité, les bébés de quelques minutes seulement rampent sur le ventre de leur mère jusqu'au sein, et commencent à téter de leur propre initiative. Ce processus peut prendre une heure ou plus, mais durant ce temps la mère et le bébé doivent rester ensemble pour commencer à s’apprivoiser. Les bébés qui « s'auto-attachent » ainsi courent moins de risque de connaître des problèmes d'allaitement. Ce processus ne demande aucun effort de la part de la mère, et le prétexte de la trop grande fatigue de la mère due à l'accouchement, souvent fourni pour ne pas permettre cela, est purement et simplement un non-sens. En fait, des études ont également montré que le contact peau à peau entre une mère et son bébé garde le bébé au chaud aussi bien qu'une couveuse (voir la section sur le contact peau-à-peau). Soit dit en passant, durant ce temps, plusieurs bébés ne prendront pas le sein et ne tèteront pas. En général ce n’est pas un problème et cela ne nuira pas d’attendre que le bébé soit prêt à aller au sein. Le contact peau-à-peau est bon pour le bébé et la mère même si le bébé ne tète pas.

- La mère et le bébé devraient cohabiter. Il n'y a absolument aucune raison médicale pour séparer les mamans et les bébés en bonne santé, même pour de courtes périodes.

  • Les hôpitaux qui ont pour habitude de séparer les mères et les bébés après la naissance sont complètement dépassés, et les raisons invoquées pour ce faire démontrent aux parents qui contrôle la situation (l'hôpital) et qui ne la contrôle pas (les parents). Souvent d'autres fausses raisons sont données. Par exemple, une raison souvent donnée est que le bébé a expulsé du méconium avant la naissance. Un bébé qui a expulsé du méconium et qui se porte bien quelques minutes après la naissance se portera bien et n'a pas besoin de passer plusieurs heures « sous observation » dans une couveuse.
  • Il n'y a aucune preuve que les mères qui sont séparées de leur enfant sont plus reposées. Au contraire, elles sont plus reposées et moins stressées quand elles ont leur bébé avec elles. Mères et bébés apprennent comment dormir au même rythme. Ainsi, quand le bébé commence à se réveiller pour une tétée, la mère commence également à se réveiller naturellement. Ce n'est pas aussi fatiguant pour la mère que d'être réveillée en phase de sommeil profond, comme c'est le cas quand le bébé se réveille loin d'elle. Si l’on montre à la mère comment allaiter son bébé couchée, la mère sera plus reposée.
  • Le bébé montre bien longtemps avant de pleurer qu'il a envie de téter. Par exemple, sa respiration peut changer. Ou encore, il peut commencer à s'étirer. La mère, alors dans un sommeil léger, va se réveiller, son lait va commencer à couler et le bébé sera calme et heureux de téter. Un bébé qui aura pleuré pendant un certain temps avant d'être mis au sein pourra refuser de téter même s'il est affamé. Mères et bébés devraient être encouragés à dormir côte à côte à l’hôpital. C'est un excellent moyen pour la mère de se reposer quand le bébé tète. L'allaitement devrait être relaxant, et non fatiguant.

- Des tétines ne devraient pas être données au bébé. Il semble y avoir une controverse au sujet de l’existence du phénomène de la «confusion sein-tétine». Les bébés adopteront la méthode qui leur donnera le flot de liquide le plus rapide, et pourraient refuser les autres. Ainsi, les premiers jours, quand la mère normalement ne produit que peu de lait (comme prévu par la nature), et que le bébé prend un biberon (comme prévu par la nature?) avec lequel il obtient un flot de lait rapide, il risque de préférer la méthode au flot rapide. Nul besoin d'être un scientifique génial pour comprendre ce qu'aucun des pourtant nombreux professionnels de la santé qui sont censés vous aider ne semblent capables de concevoir. Notez que ce n’est pas le bébé qui est confus. La confusion sein-tétine n'a pas comme seule conséquence possible le refus du sein par le bébé, mais englobe une variété de problèmes, incluant le bébé qui ne prend pas le sein aussi bien qu'il pourrait le faire et ainsi, il ne reçoit pas assez de lait et/ou la mère a les mamelons douloureux. Le simple fait qu'un bébé puisse «prendre les deux» ne signifie pas que le biberon n'a pas d'effet négatif. Puisque aujourd'hui il existe des alternatives possibles quand le bébé a besoin de suppléments, pourquoi utiliser une tétine artificielle? - Pas de restriction quant à la durée ou la fréquence des tétées. Un bébé qui tète correctement ne restera pas au sein des heures durant pour une tétée. Si c'est le cas, c'est généralement qu'il ne prend pas correctement le sein et ne reçoit pas tout le lait qui est disponible. Trouvez de l'aide pour évaluer la succion du bébé et utilisez la compression des seins pour que le bébé reçoive plus de lait. La compression est très utile durant les premiers jours pour favoriser l’écoulement du colostrum. C'est cela qui aidera, et non l'utilisation d'une tétine ou d'un biberon, ni le fait de mettre le bébé à la pouponnière. - Les suppléments d'eau pure, d'eau sucrée ou de lait artificiel sont rarement nécessaires. La plupart des suppléments pourraient être évités si on permettait au bébé de prendre le sein correctement et de recevoir le lait disponible. Si l’on vous dit que le bébé a besoin de suppléments sans que quelqu'un l'ait observé pendant qu'il tète, demandez à recevoir l'aide d'une personne compétente. Il existe de rares indications médicales pour la supplémentation, mais habituellement, les suppléments sont proposés pour la convenance de l'équipe médicale. Si des suppléments doivent être donnés, ils doivent être donnés à priori au sein avec un Dispositif d'Aide à la Lactation, pas avec une tasse, ni un compte-gouttes, ni au doigt, ni à la seringue, ni au biberon. Le meilleur supplément est votre propre colostrum. Il peut être mélangé avec 5% d'eau sucrée si vous ne pouvez pas en exprimer beaucoup au début. Les laits artificiels ne sont pratiquement jamais nécessaires durant les premiers jours. - Les boîtes de lait gratuites et les documents offerts par leurs producteurs ne sont pas des cadeaux. L'unique objectif de ces «cadeaux» est de faire de vous des utilisateurs de lait artificiel. C'est une technique de marketing très efficace, et de moralité très douteuse. Si vous en recevez de la part d'un professionnel de la santé quel qu'il soit, vous devriez vous interroger sur ses connaissances en matière d'allaitement et sur son niveau d'engagement pour l'allaitement. «Mais j'ai besoin de lait artificiel parce que mon bébé ne reçoit pas assez de mon lait!». Peut-être, mais, plus vraisemblablement, vous n'avez pas reçu une aide efficace et votre bébé ne reçoit tout simplement pas tout votre lait disponible. Même si vous avez besoin de lait de formule, personne ne devrait vous proposer une marque particulière, ni vous offrir des échantillons. Cherchez une aide efficace. Les échantillons de lait artificiel ne sont pas une aide. Dans certaines circonstances, il peut être impossible de commencer l'allaitement rapidement. Cependant, la plupart des indications « médicales » (prise de médicaments par la mère, par exemple) ne sont pas de véritables raisons pour arrêter ou retarder l'allaitement, si l’on vous a dit le contraire, vous avez été mal informée. Demandez une aide efficace. Les bébés prématurés peuvent commencer à être allaités beaucoup, beaucoup plus tôt que ce qui est préconisé dans de nombreux services de néonatalogie. En fait, les études ont démontré de façon très définitive qu'il est moins stressant pour un bébé d'être nourri au sein que de recevoir un biberon. Malheureusement, de nombreux professionnels de santé s'occupant de prématurés ne semblent pas être au courant de ce fait. Traduction du feuillet n° 1, « Breastfeeding - Starting Out Right », révisé en janvier 2005 par Jack Newman, MD, FRCPC © 2005 Version française, février 2005, par Stéphanie Dupras, IBCLC, RLC

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mardi 6 novembre 2007

Infertilité : Bientot des mères porteuses en France

Les mères porteuses pourraient bientôt être autorisées en France. Du moins, une première brèche vient d'être ouverte depuis la semaine dernière. En effet, une décision de la Cour d'appel de Paris vient de reconnaître le droit à un couple de devenir légalement les parents de jumelles nées d'une mère porteuse américaine. Des bébés conçus avec le sperme du mari, les ovules d'une donneuse et portés par une gestatrice. Après sept ans de poursuites judiciaires pour « enlèvement d'enfant » et « adoption frauduleuse », la cour d'appel de Paris a jugé conformes les papiers américains désignant le couple comme les parents des jumelles. La non-transcription des actes de naissance aurait des conséquences contraires à l'intérêt supérieur des enfants, a estimé la cour. Une décision qui pourrait faire jurisprudence, et permettre à d'autre couples de légaliser un recours à "la gestation pour autrui", procédé autorisé dans d'autres pays d'Europe. Cette méthode controversée reste la seule solution pour les femmes qui ont un problème physiologique, les empêchant de mener une grossesse à terme. Mais elle entraîne un risque de dérives mercantiles. Sans parler des questions éthiques des rapports de la mère "biologique" à cet enfant. L'association française Maïa, qui soutient la gestation pour autrui, souligne néanmoins les bénéfices de cette pratique lorsqu'elle est légale, en prenant l'exemple d'autres nations : "Dans les pays où la GPA est correctement encadrée, une gestatrice potentielle doit passer par différentes étapes médicales, psychologiques et juridiques qui rendent impossible l'entrée dans ce parcours "par hasard" ou "par force" : en Grande Bretagne, 50 % des candidates renoncent dès la première réunion d'information. Avant le traitement médical, le dossier doit être avalisé par une instance indépendante : il peut être refusé si un doute, concernant une des parties, subsiste ; un jugement transfère définitivement la parenté légale aux demandeurs. Aucune grossesse ne peut alors être davantage choisie et voulue que ces grossesses-là". Un cadre législatif très strict, des contacts entre la mère porteuse et les parents, permettraient ainsi de rendre cette pratique plus sûre et d'éviter les dérives. Il faudra a priori attendre la révision des lois de bioéthique en 2009 pour savoir si la justice va évoluer en ce sens et permettre ce recours à cette gestation pour autrui. Source: Association Maia > http://www.maia-asso.org/ Cours d'appel de Paris, Octobre 2007

vendredi 2 novembre 2007

La nutrition prénatale : Réussir son alimentation !

La nutrition prénatale L’alimentation joue un rôle très important dans la santé de votre grossesse. Pour vous assurer d’obtenir les vitamines, minéraux et nutriments dont vous et votre enfant à naître avez besoin, vous devez consommer des aliments de diverses sources. En mangeant sainement, vous vous sentirez mieux, vous aurez plus d’énergie et vous parviendrez mieux à contrôler votre poids. Vous contribuerez aussi à la croissance et au développement de votre bébé. IMPORTANTS Sachez quels sont vos besoins. Durant le deuxième et le troisième trimestre de votre grossesse, vous avez besoin de plus de calories pour soutenir la croissance de votre bébé. La plupart des femmes ont alors besoin de deux ou trois portions supplémentaires du progralle alimentaire par jour. Ces portions supplémentaires peuvent être prises en collation ou au moment des repas. Vous pouvez par exemple prendre un fruit ou un yogourt en collation, ou manger une rôtie de plus le matin ou boire un verre de lait de plus au souper. Les fruits et les légumes : indispensables! Les femmes nenceintes doivent manger des fruits et des légumes tous les jours. Les légumes et fruits très colorés contiennent une plus grande quantité des vitamines dont vous et votre bébé avez besoin. Vous devriez manger au moins un légume vert foncé et un légume orange par jour. Cuisinez vos fruits et légumes avec peu ou pas de matière grasse, de sucre ou de sel, et optez plus souvent pour les légumes et les fruits que les jus. L’importance des produits céréaliers : Vous devez consommer tous les jours des produits céréaliers comme le pain, le riz et les pâtes. Privilégiez les produits céréaliers à faible teneur en matières grasses, en sucre et en sel, et consommez au moins la moitié de vos produits céréaliers sous forme de « grains entiers ». Le lait et ses substituts : essentiels à la solidité des os. Le lait et les substituts du lait sont nécessaires à la croissance de votre bébé. Privilégiez les produits à faible teneur en matières grasses, qui vous procurent la même qualité de protéines, de calcium et de vitamine D, mais sans les matières grasses et les calories. Buvez tous les jours du lait écrémé ou à 1 % ou 2 % de matières grasses et offrez-vous une variété de yogourts et de fromages. Si vous ne buvez pas de lait, optez pour des boissons de soya enrichies. Consommez de la viande ou ses substituts. Pour votre propre santé et celle de votre bébé, mangez tous les jours de la viande ou des substituts de la viande. Privilégiez les viandes maigres et les substituts de la viande – pois et haricots secs, tofu, lentilles – cuisinés avec peu ou pas de matières grasses et de sel. Le poisson est également excellent pour la santé : vous devriez en consommer toutes les semaines. Pour obtenir les données les plus récentes sur les niveaux de mercure dans le poisson, consultez le site de Santé de votre pays. Efforcez-vous de manger trois repas par jour, en plus des collations santé. Prenez une multivitamine tous les jours. Assurez-vous qu’elle contient du fer et 400 microgrammes (0,4 mg) d’acide folique. Votre médecin ou votre gynécologue vous conseillera une multivitamine qui répond à vos besoins. Réagir sur la nutrition prénatale sur le forum bébé