mercredi 23 janvier 2008

Grossesse et cafeine: danger !

Des doses quotidiennes élevées de caféine durant la grossesse accroissent nettement le risque de fausse-couche, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis qui confirme les résultats de travaux précédents. Les femmes enceintes devraient en conséquence "envisager d'arrêter de consommer des boissons caféinées", écrivent les auteurs de cette étude parue dans la dernière édition en ligne de l'American Journal of Obstetrics and Gynecology. Symptômes Cette étude a pour la première fois isolé les symptômes spécifiques à la grossesse, comme la nausée et les vomissements, de manière à mieux mettre en évidence le lien entre le fait d'absorber de la caféine et le risque de fausse-couche, expliquent ses auteurs. Les nausées matinales et les vomissements provoqués par la grossesse conduisent nombre de femmes à éviter de prendre des boissons contenant de la caféine, relève le Dr De-Kun Li, du centre Kaiser Permanente, un important groupe de soins hospitaliers et de recherche à but non-lucratif, principal auteur de l'étude. Plus de risques Cette étude, qui a porté sur 1.063 femmes enceintes pendant deux ans (1996-1998), "renforce le lien entre caféine et fausse-couche en n'étudiant pour la première fois que les femmes enceintes ayant continué à boire des boissons avec de la caféine". Les femmes dans le groupe étudié qui consommaient au moins deux tasses de café par jour ou cinq canettes de soda caféiné, soit l'équivalent de 200 milligrammes de caféine, avaient deux fois plus de risque de fausse-couche que celles n'absorbant pas de caféine, montre cette enquête. Pour les femmes qui consommaient moins de 200 milligrammes par jour, le risque de perdre leur foetus était encore 40% plus élevé que chez celles qui s'abstenaient de boire des boissons caféinées. Le risque accru de fausse-couche paraît bien lié à la caféine seule plutôt qu'à d'autres composants chimiques présents dans le café, car la consommation de caféine provenant d'autres boissons comme le thé, les sodas ou le chocolat chaud montre une augmentation comparable du risque, précisent les auteurs de ces travaux.