mercredi 9 avril 2008

Quelques chiffres de Procréation Médicalement Assistée

La Procréation Médicalement Assistée ou PMA est un ensemble de pratiques cliniques et biologiques où la médecine intervient plus ou moins directement dans la procréation.

Bien que la confusion soit courante (et entretenue par les médias), la PMA ne se réduit pas à la FIV qui n'en est qu'une des méthodes.

Voici quelques chiffres...

Un couple sur 10 suit un traitement pour booster sa fertilité. Environ un couple sur sept consulte son médecin parce qu'il éprouve des difficultés à procréer. Mais au final, c'est un sur 10 qui devra effectivement avoir recours à des techniques de procréation médicalement assistée. 123 000 tentatives de procréation médicalement assistée réalisées chaque année.

Dans le détail, 57 777 inséminations artificielles ont été pratiquées en 2005 et 65 223 cycles de fécondation in vitro ont été réalisés. 2,4 % des naissances grâce à la procréation médicalement assistée. Aujourd'hui, sur plus de 800 000 naissances en France, 19 026 sont nés avec l'aide des techniques de procréation médicalement assistée. Ce qui représente un enfant sur 40 environ. 23 % de chances de grossesse après une fécondation in vitro. La fameuse fécondation in vitro consiste à prélever des ovules directement chez la femme (après une stimulation ovarienne) et des spermatozoïdes chez l'homme, de réaliser la fécondation dans un milieu adapté puis de placer le ou les embryons obtenus dans l'utérus de la future mère.

Plus de 11 000 bébés-éprouvette sont nés en 2005. Cette technique a ainsi un taux de grossesse proche de la méthode naturelle. En effet, chez un couple de 25 ans, on estime à 25 % les probabilités mensuelles de grossesse (cette probabilité diminue ensuite avec l'âge). 11 % de chances de grossesse après une insémination artificielle intraconjugale. Cette procréation médicalement assistée consiste à introduire directement le sperme de l'homme dans l'utérus de la femme, avec éventuellement une stimulation ovarienne pour favoriser l'ovulation. Plus de 5 000 enfants sont nés grâce à cette technique en 2005. 6,7 % des procréations médicalement assistées avec des gamètes de donneur.

Dans le détail, 11 % des inséminations artificielles et 3 % des fécondations in vitro sont réalisées avec du sperme de donneurs. Ces PMA ont permis la naissance de 1 293 enfants en 2005. Mais il manque toujours un nombre important de donneur de sperme et encore plus de donneuses d'ovocytes.

Curieusement, les chances de grossesse par une fécondation in vitro avec sperme de donneur sont de 27 %, donc plus élevées qu'une FIV au sein du couple (23 %). 58 % des fécondations in vitro sont des ICSI. L'Intra-Cytoplasmic Sperm Injection (ICSI) est la technique dérivée de la FIV qui consiste à introduire directement un spermatozoïde dans l'ovule, pour être sûr de le féconder. Elle est notamment indiquée lors de problèmes d'infertilité masculine. L'ICSI est donc aujourd'hui la technique la plus employée. 1 768 enfants nés après transfert d'embryons congelés. En 2005, 13 000 embryons congelés issus d'une FIV ou d'une ICSI ont été transférés, donnant naissance à 1 768 enfants. Fin 2005, il y avait 141 460 embryons congelés en attente, appartenant à 38 274 couples. Près de 60 % sont conservés dans le cadre d'un projet parental.

 Les problèmes de fertilités sont : 
 
Dans 30% des cas d’origine masculine
o Insuffisance de fonctionnement du testicule lié à un problème hormonal o Insuffisance testiculaire entraînant une anomalie de la production des spermatozoïdes
o Problème de transport des spermatozoïdes
o Présence d’anticorps détruisant les spermatozoïdes
o Troubles du comportement sexuel considérés comme une fausse stérilité (impuissance, absence d’éjaculation …)
 
* Dans 30% des cas d’origine féminine o Absence ou trouble de l’ovulation o Anomalie des trompes o Anomalie de l’utérus o Anomalie du col de l’utérus o Anomalie de la glaire o Troubles du comportement sexuel considérés comme une fausse stérilité (vaginisme, absence de rapports sexuels …)

 * Dans 30% des cas d’origine mixte (féminine + masculine) * Dans 10% des cas d’origine idiopathique (aucune cause n’est trouvée)

 Sources : Rapport de l'Agence de Biomédecine, janvier 2008, à partir des données de l'année 2005. www.netenviesdebébés.com