mardi 24 juin 2008

Bébé éprouvette : de plus en plus d'infertilité

Bebe eprouvette : de plus en plus d'infertilite, Ined Les Français ont de plus en plus souvent recours aux médecins pour cause d'infertilité. Une récente étude révèle que chez les couples en échec, les consultations pour infertilité durant la première année sont passées de 36 % à 49 % entre 1985-1989 et 1990-1994. Cette étude a été menée auprès des femmes de 18 à 60 ans ayant eu une grossesse ou tentative de grossesse d'au moins un an terminée entre 1985 et 2000 et habitant deux zones rurales (Beaumont-Hague et Saint-Brieuc). Sur 1183 femmes incluses dans l'enquête, 1450 naissances ont eu lieu, dont 10 % ont fait l'objet de consultations médicales pour infécondité. Selon Caroline Moreau, co-auteur de l'étude, cette augmentation des consultations pourrait s'expliquer de trois façons : - Une baisse importante de la fertilité mais le délai moyen pour concevoir un enfant n'a pas évolué. 50 % des couples ont une grossesse dans les trois ou quatre premiers mois de la tentative. Cette hypothèse ne paraît donc pas valable pour expliquer un tel phénomène. - Une augmentation de l'impatience d'être parents et une diminution de la résignation des couples. On constate par exemple une disparité entre les couples ayant déjà eu un enfant et ceux qui n'en ont pas. Celles n'ayant pas eu d'enfants consultent plus tôt que les autres. Les Français seraient donc plus impatients et moins résignés qu'avant. Rappelons qu'on considère qu'un couple est infertile s'il n'arrive pas à concevoir d'enfant dans les douze mois qui suivent la tentative. Aujourd'hui seulement 3 à 4% des couples sont considérés comme définitivement stériles. Source : Conférence de presse INED, 19 juin 2008 De la pilule au bébé-éprouvette - INED - 264 pages - 25 €