jeudi 27 novembre 2008

Les bébés voyageant face à la route sont plus stressés

Bébé dans sa poussette face à maman Les bébés transportés dans des poussettes où ils tournent le dos à leurs parents sont plus stressés et risquent d'être "appauvris émotionnellement", conclut une enquête de l'Université de Dundee , en Ecosse, publiée vendredi. Au contraire, l'enfant promené en faisant face à son père ou sa mère se sent rassuré, son pouls est moins élevé et il a deux fois plus de chances de s'endormir, selon cette étude menée sur un total de 3.000 "couples" parent-bébé. Communication Lors d'une expérience spécifique menée sur 20 bébés, les chercheurs ont découvert que 25% des parents parlaient à leur progéniture lorsqu'elle leur faisait face dans la poussette ou le landau. C'est deux fois plus que pour les poussettes "face à la route" -de loin les plus répandues-, où les enfants sont nettement moins susceptibles de parler, de rire ou plus généralement de communiquer avec leur parent. Les mères ayant l'occasion d'utiliser successivement les deux types de poussettes riaient plus fréquemment en "face-à-face". Seulement un des 20 bébés en question a ri pendant son trajet "face à la route", contre 10 bébés promenés dans une poussette "dos à la route", selon cette étude. Impact négatif "Les neurosciences nous ont aidés à comprendre l'importance de l'interaction sociale pour le développement cérébral de l'enfant pendant ses premières années", a commenté le Dr Suzanne Zeedyk, du département "psychologie" de l'Université de Dundee. "Si les bébés passent beaucoup de temps dans des poussettes, cela amoindrit leur capacité à communiquer facilement avec leurs parents". "A un âge où le développement cérébral est plus important qu'à tout autre moment de la vie, cela a un impact négatif sur leur développement", a-t-elle souligné. "Nos données montrent que pour de nombreux bébés, la vie en poussette est appauvrie émotionnellement et peut-être stressante, or des bébés stressés feront des adultes anxieux", selon elle. (belga/CA)

mardi 25 novembre 2008

Pollution - Grossesse : un logo sur les cosmétiques "à risque"

danger cosmétique et grossesse Afin de lutter contre l'impact des produits chimiques sur la santé, Roselyne Bachelot a proposé mardi matin d'"apposer un logo sur les produits reprotoxiques" [toxiques pour la reproduction, NDLR] afin d'alerter les femmes enceintes. Une mesure "à négocier avec les industriels", a-t-elle précisé. Autre mesure phare évoquée par la ministre de la Santé : lancer "une campagne sur les risques potentiels liés à l'utilisation pendant la grossesse de certains produits chimiques". Ce dispositif a été présenté en ouverture du colloque international "Environnement chimique, reproduction et développement international" qui se tient ce mardi à Paris, au Ministère du développement durable. Le colloque réunit chercheurs, industriels et décideurs avec pour objectifs de "confronter les expertises" mais aussi d'informer. "Même si notre information n'est que parcellaire, nous devons associer le public (...) sans rien masquer", a fait valoir Nathalie Kosciusko-Morizet. La thématique est "particulièrement sensible", a pointé la secrétaire d'Etat à l'Ecologie. "En plus d'être une question de santé environnementale, [l'impact des produits chimiques sur la santé] est une question intime", qui touche à la vie, à la mort et à la survie de l'espèce, a-t-elle ajouté. Un label pourrait donc prochainement orner les produits cosmétiques, pour prévenir des risques chez les femmes enceintes. Les produits chimiques contenus dans les cosmétiques constituent en effet un risque potentiel pour le futur bébé. On soupçonne de plus en plus de substances d'agir par exemple sur les foetus masculins lors de la grossesse, entraînant des risques d'infertilité à l'âge adulte. Un logo similaire à celui présent sur les bouteilles d'alcool devrait ainsi permettre de prévenir les femmes enceintes des risques liés à l'utilisation de certains produits. Dans tous les cas, des règles simples sont à observer pour éviter les polluants lors de la grossesse : ne pas fumer ; éviter de faire le ménage avec des produits agressifs (préférer les labels bio et écologiques) ; éviter les travaux ou la peinture ; aérer régulièrement ; éviter l'usage d'insecticides ou de pesticides... Dans tous les cas lors de la grossesse, vous pouvez privilégier les cosmétiques labellisés bio et sans substances nocives de type parabens. Et n'oubliez pas qu'enceinte, vous êtes déjà si belle au naturel ! Source : Colloque Environnement chimique, fertilité et développement de l'enfant, novembre 2008

mardi 18 novembre 2008

Allaitement: Je n'ai pas assez de lait !


Voici une question qui revient souvent sur le forum bébé, j'ai donc cherché quelques réponses, les voici :

Tout d'abord, il est utile de savoir que le plus souvent :

- le manque de lait est subjectif et ne correspond pas à la réalité. Cette impression est essentiellement due à la peur de la mère de ne pas avoir assez de lait ;- beaucoup de femmes pensent qu'elles n'ont plus de lait parce que leurs seins ne sont plus engorgés. Mais l'engorgement des premiers jours n'est pas dû au lait, mais à l'oedème sanguin et lymphatique. Une fois la lactation bien établie, les seins redeviennent généralement comme pendant la grossesse : ni plus gros ni plus durs. - beaucoup de femmes pensent qu'elles ont moins de lait au bout de quelques jours ou de quelques semaines. En fait ce n'est pas leur sécrétion lactée qui baisse, mais les besoins du bébé qui augmentent. Pendant les trois premiers mois, le bébé aura des "jours de pointe" où il tètera plus souvent pour faire venir plus de lait afin de combler ses besoins grandissants.

Comment savoir si vous avez assez de lait ?

- votre bébé mouille au moins trois ou quatre changes complets par jour ;- il a des selles fréquentes et molles ou liquides (après quelques semaines, elles peuvent être beaucoup moins fréquentes sans que ce soit un problème) ; - il a repris son poids de naissance au bout de 15 à 20 jours. Si vous répondez oui, vous avez vraisemblablement assez de lait. Si vous répondez non aux trois questions, alors votre bébé n'a effectivement pas assez de lait. Il est nécessaire de revoir votre pratique d'allaitement. Votre bébé prend-il le sein assez souvent ? Est-il bien positionné au sein ? Quelques jours de tétées aussi fréquentes que possible, avec changements fréquents de sein, pourront rétablir une sécrétion lactée au top niveau. Il sera parfois nécessaire de donner un complément pendant quelques jours (le premier choix étant votre propre lait, donné dans toute la mesure du possible autrement qu'au biberon). 

Source: Leche League : http://www.lllfrance.org

Grossesse et automédication : danger ?

Grossesse et automédication : danger ? De nombreuses personnes pratiquent l'automédication en France, y compris les femmes pendant la grossesse. Une récente enquête française montre qu'une proportion importante de femmes enceintes ignore le danger pour leur bébé de certains médicaments courants comme l'ibuprofène, l'aspirine ou le bromazépam. Selon une étude menée anonymement auprès de 166 femmes par le Centre régional de pharmacovigilance de Toulouse, plus d'une femme sur 7 (24 femmes, soit 15 %) a pris un médicament sans prescription dans la semaine précédant l'enquête. Certes, il pouvait s'agir d'un médicament homéopathique, sans danger pour la grossesse, mais ces femmes ont également pris sans avis médical des antalgiques, des antiacides, des laxatifs, des antibiotiques, des antimycosiques ou antispasmodiques. De plus près de la moitié des femmes interrogées (40 à 46 % selon le médicament) ne connaissait pas les risques pour le foetus liés à la prise d'ibuprofène, d'aspirine ou de benzodiazépines (comme le bromazépam) en fin de grossesse. Il est donc important de rappeler que l'ibuprofène, comme tous les AINS, est déconseillé en début de grossesse et contre-indiqué à partir de 6 mois, en raison des risques de toxicité majeure pour le foetus (atteintes rénales ou cardio-pulmonaires néonatales, mort intra-utérine...) . L'aspirine est également contre-indiquée en fin de grossesse (risque de saignement et de toxicité foetale). Quant aux benzodiazépines, le risque de malformation du foetus en cas de prise en début de grossesse semble minime. Par contre la prise de ces médicaments en fin de grossesse induit un risque de détresse respiratoire du nouveau-né, voire de dépendance de ce dernier. Si vous êtes enceinte et en cas de doute sur un médicament dit "de confort", n'hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou pharmacien ! > Réagissez sur le forum bébé et grossesse Source : Automédication et grossesse : manque d'information. Revue Prescrire 2008;28(301):832.

jeudi 6 novembre 2008

Grossesse à l'adolescence : la télé en accusation

enceinte ado La télévision a été accusée de tous les maux ces dernières décennies. Mais de là à imaginer qu'elle soit responsable des grossesses des ados... Pourtant, la conclusion d'une étude publiée cette semaine dans la prestigieuse revue internationale Pediatrics est sans ambiguïté : regarder des émissions de télé à contenu sexuel explicite multiplie par 2 le risque de survenue d'une grossesse avant l'âge de 20 ans ! Vous vous demandez peut-être, tout comme nous à la lecture du titre de l'étude, comment des scientifiques ont pu lier la grossesse des jeunes aux émissions osées. C'est le résultat de l'analyse, par des spécialistes du comportement, d'interviews téléphoniques réalisées auprès de 2003 jeunes garçons et filles américains âgés de 12 à 17 ans. Ces jeunes ont été interrogés au sujet de leurs habitudes télévisées une première fois en 2001, puis chaque année jusqu'en 2004, année où ils ont également été questionnés sur les grossesses (ils avaient alors de 15 à 20 ans). En couplant le nombre de fois où ces jeunes ont regardé des émissions dites osées et la survenue d'une grossesse, les chercheurs sont parvenus aux résultats suivants : les jeunes qui font partie de ceux qui ont le plus regardé d'émissions à caractère sexuel ont 2 fois plus de chances de vivre dans les 3 ans une grossesse (de rendre une fille enceinte pour les garçons) que ceux qui ont très peu regardé ce genre d'émission. Même en tenant compte d'autres variables (niveau socio-économique de la famille par exemple), les chercheurs ont retrouvé cette corrélation. Anita Chandra, principale auteure de cette étude, suggère aux parents de regarder ces programmes télévisés avec leurs enfants afin de discuter de ces représentations sexuelles, de les informer sur les possibles conséquences négatives d'une grossesse précoce. Comme pour la contraception, la meilleure prévention reste l'information ! Source : Revue Pediatrics 2008 - novembre 2008