mercredi 27 février 2008

Je suis de retour à la maison. Mon bébé ne prend pas le sein. Que faire ?


Le facteur le plus important qui influe sur le fait que le bébé prendra le sein ou non est si la mère établit une bonne production lactée. Si la production est abondante, le bébé prendra le sein quoi qu’il arrive à 4 à 8 semaines. L’approche que nous préconisons est de faire en sorte que le bébé prenne le sein plus tôt, pour que vous n’ayez pas à attendre si longtemps. Alors, il est plus important que vous mainteniez votre production que d’éviter la bouteille. La bouteille interfère, et il est préférable que vous utilisiez d’autres méthodes (comme le gobelet) si vous le pouvez, mais si vous pensez que vous n’avez pas le choix, vous faites ce qu’il faut.



  • Apprenez d’une spécialiste en lactation expérimentée comment avoir la meilleure position et prise du sein (voir aussi l’article Effectuer la mise au sein et les vidéos). Quand le bébé vient au sein, comprimez votre sein pour que le bébé reçoive du lait. Essayez de mettre le bébé au sein qu’il préfère, ou celui qui produit plus de lait, et non celui auquel il résiste le plus.

  • Si le bébé prend le sein, il commencera à téter et à boire (renseignez-vous pour savoir comment reconnaître que le bébé boit au sein).

  • Si le bébé ne prend pas le sein, n’essayez pas de le garder au sein; cela ne fonctionnera pas. Il deviendra hystérique ou « mou ». Éloignez-le du sein et réessayez de nouveau. Il est préférable de faire du va et vient plusieurs fois que de le forcer au sein lorsqu’il ne le prend pas.

  • Si le bébé prend le sein et tète une ou deux fois, il n’a pas pris le sein un peu; il n’a pas pris le sein du tout.

  • Si le bébé refuse le sein, ne vous acharnez pas jusqu’à ce qu’il soit enragé. Essayez l’alimentation au doigt quelques secondes ou une minute, et essayez de nouveau, peut-être de l’autre côté. L’alimentation au doigt est une préparation à prendre le sein, et non principalement une façon d’éviter les biberons.

  • Si le bébé ne prend pas le sein, terminez la tétée avec la méthode que vous trouvez la plus facile.

  • L’utilisation d’un dispositif d’aide à la lactation (DAL) peut aider, mais requiert souvent une main de plus.

  • Vers 2 semaines après la naissance, un changement dans votre façon de procéder semble signaler au bébé « qu’il y a plus d’une façon de faire ». Si vous avez fait l’alimentation au doigt seulement, changer pour le gobelet ou la bouteille peut parfois fonctionner ou utiliser une téterelle fonctionnera souvent. Si vous avez utilisé la bouteille seulement, changer pour l’alimentation au doigt pourrait fonctionner (seulement avant d’essayer de mettre le bébé au sein est suffisant; si l’alimentation au doigt est trop lente, finir la tétée au gobelet ou au biberon).

Comment maintenir et augmenter la production lactée

Exprimez votre lait aussi souvent que possible, au moins 8 fois par jour, à l’aide d’un tire-lait fiable qui exprime les deux seins simultanément. La compression du sein durant l’expression augmente l’efficacité de l’expression et augmente la production lactée (une autre main peut aider, mais des mères ont organisé leur tire-lait pour qu’il fonctionne à mains-libres et alors elles peuvent faire la compression sans aide).

Si le bébé n’a pas pris le sein au jour 4 ou 5, commencez le fenugrec et le chardon béni pour augmenter le débit de lait.

N’utilisez pas une téterelle avant que la production lactée soit bien établie (au moins 2 semaines après la naissance). Obtenez de l’aide compétente en personne d’abord.

Ne vous découragez pas. Même si votre production ne satisfait pas tout à fait les besoins de votre bébé, beaucoup de bébés prendront tout de même le sein. Obtenez une aide compétente. N’entreprenez pas ceci toute seule.

vendredi 22 février 2008

Jennifer Lopez donne naissance à des jumeaux


Les bébés, une fille et un garçon, sont nés peu après minuit dans une clinique de Long Island, New York.

Jennifer Lopez, 38 ans et son troisième mari, le chanteur Marc Anthony, "sont ravis, fous de joie" a déclaré le manager de la chanteuse au magazine, qui aurait acquis l'exclusivité des photos pour plusieurs millions de dollars, selon des informations publiées sur des sites internet.

Les bébés, une fille et un garçon, sont nés peu après minuit dans une clinique de Long Island, New York, a-t-il précisé.

Les jumeaux nés à dix minutes d'intervalle pèsent respectivement 2.5 kilos et 2.7 kilos.

Née à New York dans une famille d'origine portoricaine, Jennifer Lopez, souvent appelée "J-Lo", mène de front une carrière de chanteuse et d'actrice à Hollywood. Elle a été vue dernièrement dans "El Cantante" avec Marc Anthony, qu'elle a épousé en 2004.

Le père de la "bomba latina" avait révélé récemment à une émission de télévision en espagnol que sa fille attendait des jumeaux. "Ca vient de ma famille, ma soeur a aussi eu des jumeaux, c'est héréditaire", avait ajouté David Lopez.

Jennifer Lopez, 38 ans, avait mis fin à un secret qui n'en était plus un pour la presse spécialisée dans les célébrités en novembre dernier, en annonçant qu'elle était enceinte pour la première fois

mardi 19 février 2008

Concours photo : Serez-vous la plus belle femme enceinte ?

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Femme enceinte: Concours photo du plus beau Bidou sur Lebebe.net!

Un ventre tout rond, de généreuses formes et un corps tout en rondeurs !

Voilà à quoi ressemblent les photos envoyées par les futures mamans de Lebebe.net. Mais chacune à sa personnalité et son charme. Alors, votez pour celle que vous trouvez la plus belle des femmes enceintes !

Un superbe Tee-shirt LeBebe.net à gagner !! (Cloture des inscriptions le 1 mars 2008 - Votes du 1er au 31 mars 2008)

Voir le concours photo femme enceinte

samedi 9 février 2008

Enceinte et affamée? C'est un garcon!

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Vous mangez pour deux -et parfois comme quatre !- depuis que vous êtes enceinte? Selon une étude américaine, vous accoucherez sans doute d'un garçon.

Voilà la conclusion d'une étude nutritionnelle menée par le professeur Trichopoulos auprès de plus de 240 femmes enceintes.Il a constaté que les femmes qui portaient un garçon avaient consommé 10% de calories de plus que celles qui portaient une fille.

Les futures mères d'un garçon ont également ingéré un surplus de 8% de protéines, de 9% d'hydrates de carbone (pâtes, pain), de 11% de produits laitiers et de 15% de graisses végétales.

Le chercheur américain conclut que porter un embryon mâle requiert beaucoup plus d'énergie de la part de la future mère qu'un embryon femelle. Les garçons enverraient ainsi un signal hormonal permettant de déclencher la sensation de faim chez leur mère.

Source : British Medical Journal

vendredi 8 février 2008

Allaitement: Donner son lait autrement qu au sein

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Les informations sur les bienfaits du lait maternel pour la santé présente et future des bébés se faisant de plus en plus nombreuses et étant de mieux en mieux connues (1), on voit de plus en plus de mères décider d’en faire bénéficier leur bébé, même si la mise au sein n’est pas possible ou souhaitée, pour une raison ou pour une autre.

Sans compter toutes celles qui, séparées de leur bébé plus ou moins longtemps et plus ou moins régulièrement (reprise du travail, prématurité, hospitalisation…), souhaitent que celui-ci continue à recevoir leur lait même pendant leur absence (2).
Dans tous ces cas, la mère va donc tirer son lait (à la main, avec un tire-lait manuel ou électrique) et le donner (ou le faire donner) au bébé dans un récipient ou un autre : biberon, soft-cup, cuiller, seringue, pipette, gobelet… L’objet de cet article n’est pas d’expliquer comment faire (3), mais pourquoi on peut être amenée à faire ce choix.

Les raisons d’un tel choix

Pour certaines mères, la décision est motivée par une certaine conception du parentage et de la vie avec un enfant. Elles peuvent craindre d’être « esclave » de leur bébé, et vouloir qu’une autre personne puisse le nourrir en leur absence.
Les mères qui pensent que nourrir un enfant au biberon est plus facile, pratique et acceptable socialement que d’allaiter peuvent souhaiter donner quand même à leur enfant le lait prévu pour lui par la nature.
D’autres, peut-être suite à une expérience précédente difficile, souhaiteront éviter les difficultés du passage au biberon lorsqu’elles reprendront leur travail.
Des mères pensent que le fait de donner leur lait au biberon les aidera à imposer à leur enfant des repas à heures fixes.
D’autres encore font le choix du biberon parce qu’elles ne s’imaginent pas allaiter en public.

Certaines mères auront vécu un allaitement précédent de façon très négative, ou auront souffert de nombreux problèmes, et ne voudront pas courir le risque de revivre une expérience similaire.
Certaines mères se sentiront incapables de mettre leur enfant au sein en raison, par exemple, d’antécédents d’abus sexuels.

Un certain nombre « passeront » au biberon de leur lait après un début d’allaitement jugé trop difficile. Elles peuvent avoir un problème de mamelons plats ou ombiliqués, des mamelons douloureux, un engorgement, un bébé qui dort beaucoup et a du mal à prendre le sein, un bébé qui fait une confusion sein/tétine, etc.
Enfin, certaines mères feront ce choix parce qu’il est impossible de mettre le bébé au sein pour diverses raisons anatomiques ou physiologiques. Certains enfants pourront être mis au sein au bout de quelques semaines ou quelques mois (bébé prématuré, problème neurologique transitoire…), d’autres enfants ne le pourront jamais (malformation faciale importante, trouble neurologique sévère…). Le lait maternel est particulièrement important pour les bébés qui ont un problème de santé, et leurs mères pourront être particulièrement motivées pour que leur enfant reçoive leur lait pendant aussi longtemps que possible. Une mère séropositive pour le VIH pourra aussi choisir de tirer son lait, pour le donner à son bébé après l’avoir chauffé.

Quand l’allaitement au sein serait possible

Dans la majorité des cas, les mères qui donnent leur lait autrement qu’au sein ne le font pas vraiment par choix, mais parce qu’elles ont connu des difficultés d’allaitement au démarrage, et qu’elles n’ont pas reçu le soutien et l’information nécessaires pour les surmonter. Tirer leur lait pour le donner au bébé leur a semblé sur le moment la meilleure façon de résoudre ces difficultés.

On pourrait être tenté d’essayer de résoudre leur problème d’allaitement, mais ce n’est pas si simple. Ces mères ont eu une expérience de l’allaitement désagréable, voire traumatisante, et elles ont surtout besoin d’acceptation et qu’on reconnaisse tous les efforts qu’elles font pour le bien de leur bébé. Tirer son lait pour le donner au biberon à l’enfant est souvent plus long et difficile que de mettre l’enfant au sein (voir tous les témoignages dans les pages qui suivent). Or, bien souvent, les efforts de la mère sont peu reconnus par son entourage, qui ne comprend pas qu’elle « s’embête » à ça, alors qu’il serait tellement plus facile d’utiliser un lait tiré d’une boîte...

Lorsque le « tire-allaitement » est un choix fait par la mère, elle peut se sentir jugée par les professionnels de santé, mal acceptée par d’autres mères allaitantes, et ne pas se voir elle-même comme une mère allaitante. En réaction, elle peut refuser de lire de la documentation sur l’allaitement et être mal informée, y compris sur les techniques d’expression et de conservation du lait. Alors qu’elle aussi a besoin d’informations justes sur le choix d’un bon tire-lait, les temps de conservation du lait maternel, comment augmenter sa sécrétion lactée, traiter un engorgement, une candidose ou une mastite, et éviter les divers problèmes qu’elle peut rencontrer.

La mère qui « tire-allaite » peut grandement bénéficier de rencontres et d’échanges avec d’autres mères allaitantes, que ce soit dans les groupes de mères ou sur des forums Internet. Plusieurs témoignages parlent du soutien reçu par exemple sur Lactaliste. L’expérience montre que les participantes, loin de juger ces mères, sont généralement très admiratives du mal qu’elles se donnent pour offrir le meilleur à leur enfant.

Participer à ces réunions et à ces forums est un bon moyen de s’informer sur le « tire-allaitement », sur l’allaitement en général (ce qui permettra peut-être à l’enfant suivant d’être allaité au sein avec succès) et sur un maternage proche de l’enfant et respectueux de ses besoins. Et il peut même arriver que grâce au soutien et à l’information reçus, l’enfant « tire-allaité » finisse par (re)prendre le sein.

Lorsque la mise au sein est impossible

Pour un certain nombre de mères, le fait de ne pas mettre l’enfant au sein n’est pas un choix, mais une situation qu’elles subissent. Elles devront faire le deuil de l’allaitement qu’elles auraient souhaité avoir, ce qui sera encore plus difficile lorsqu’elles ont vécu un allaitement gratifiant auparavant.
Lorsqu’une mère met au monde un bébé handicapé, elle peut compter sur la compassion et le soutien de son entourage. Si le handicap a pour conséquence l’impossibilité de mettre l’enfant au sein, la perte de la relation d’allaitement, vécue comme un crève-cœur par la mère, sera très souvent considérée par l’entourage comme une broutille en regard des autres problèmes, et la mère ne trouvera probablement aucune oreille attentive prête à l’écouter parler de sa peine. Sa décision de tirer son lait pour le donner à son bébé, afin de « sauver ce qui peut l’être », pourra même, dans certains cas, être considérée avec stupeur, voire avec hostilité. Et son chagrin de ne pas pouvoir avoir une relation d’allaitement « normale » sera généralement totalement incompris.

Or, et ce tout particulièrement pour une femme qui a déjà eu l’occasion de vivre une relation d’allaitement gratifiante, l’allaitement est une relation dont la dimension émotionnelle et affective est très importante. Il constitue une part importante du maternage. La mère se retrouve privée de cette relation qu’elle attendait ; elle ne pourra pas vivre les moments de joie et d’apaisement que sont les tétées, consoler facilement son enfant en le mettant au sein… Si, en outre, elle ne peut même pas faire part à d’autres personnes de sa peine par crainte de subir reproches ou moqueries, cela sera encore plus difficile à vivre.

Dans notre société où l’allaitement est encore peu valorisé, et où le lait industriel est considéré comme à peu près aussi bon que le lait maternel, les femmes qui décident d’allaiter pendant plus de quelques mois doivent souvent affronter une pression sociale les poussant à sevrer leur enfant. Cette pression sera encore plus importante sur une mère qui décide de tirer son lait, et d’autant plus si elle le fait longtemps.

Au lieu d’être félicitée et soutenue pour son souhait de donner à son enfant l’aliment de premier choix, elle s’entendra très souvent reprocher d’investir tant de temps et d’énergie à tirer son lait alors qu’il « serait tellement plus simple et tout aussi bien de donner un lait industriel ». Si cette mère rencontre ne serait-ce qu’une seule personne, tout particulièrement si cette personne est un professionnel de santé, qui lui dise régulièrement que ce qu’elle fait est vraiment le mieux pour son enfant, que son lait est important pour son bébé, cela l’encouragera dans les inévitables moments de doute et de découragement pendant lesquels elle se demandera si continuer à tirer son lait est vraiment utile.

Article adapté de l’article de J. Landis
« Supporting the human-milk-feeding mother »
Leaven 2001 ; 37(1) : 3-6
Source :
http://www.lllfrance.org/

(1) Voir par exemple la brochure du ministère de la Santé, Allaitement maternel. Les bénéfices pour la santé de l’enfant et de sa mère. Et aussi Allaiter, c’est bon pour la santé de l’enfant et de sa mère (éditions Jouvence).
(2) Voir AA n° 53.
(3) Voir AA n° 53, p. 14-15.


A lire :
Traité de l’allaitement maternel, LLLI, 199-214, avec de nombreux conseils sur la fréquence des « tirées », le choix du tire-lait, le « sevrage » du tire-lait, etc.
– Mohrbacher N, Mothers who chose to pump instead of breastfeeding, Circle of Caring 1996 ; 8 : 92-95. Dans cette étude (largement reprise dans le Traité de l’allaitement maternel, 206-208), des mères ayant nourri leur bébé de leur lait au biberon ont donné comme raison à cette décision : le bébé a refusé de prendre le sein ; le bébé était incapable de prendre le sein en raison d’une fente palatine ou d’une autre malformation ; le bébé a refusé de reprendre le sein après un sevrage prolongé ; le bébé a préféré le biberon après avoir passé la première semaine en soins intensifs ; l’allaitement provoquait des douleurs de mamelons alors que l’expression n’était pas douloureuse ; la mère a jugé que tirer son lait et le donner au biberon convenaient mieux à son style de vie ; la mère ne se sentait pas à l’aise d’allaiter en public ou avec l’acte d’allaiter lui-même. Les mères de l’étude avaient tiré leur lait entre 2 et 21 mois, et toutes ont affirmé avoir été capables de maintenir leur production lactée jusqu’à ce qu’elles aient été prêtes à arrêter.