samedi 28 février 2009

Santé: pas d'aspirine après 5 mois de grossesse

Aspirine et anti-inflammatoires non stéroïdiens a proscrire après 6 mois de grossesse, Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont très efficaces dans le traitement des douleurs et de la fièvre. Ce sont des médicaments d'usage courant, qui peuvent paraître inoffensifs, mais qui peuvent s'avérer très dangereux pour le foetus ou le nouveau-né lorsque la mère en utilise après 5 mois de grossesse. A partir de 6 mois de grossesse, soit 24 semaines d'aménorrhée, l'utilisation des AINS est contre-indiquée : ces médicaments peuvent provoquer des lésions irréversibles sur le coeur ou les reins du fœtus, qui peuvent entraîner le décès du bébé avant ou après la naissance. Tous les AINS sont concernés : - les AINS classiques ; - l'aspirine à partir de 500mg par jour ; - les inhibiteurs de la cyclo-oxygénase 2. Ce sont des médicaments prescrits pour lutter contre la douleur et/ou la fièvre lors de soins dentaires, d'otites, de migraines, d'angines, de céphalées, de douleur lombaires... Certains sont disponibles sans ordonnance, c'est le cas de l'aspirine ou de l'ibuprofène. Certains produits contenant de l'aspirine n'en ont pas forcément pas l'appellation : lisez attentivement la notice, et en cas de doute, consultez un médecin ou demandez conseil à votre pharmacien. L'automédication pendant cette période de risque est proscrite. Dans certains cas, votre médecin peut vous en prescrire : ne dépasser pas les doses prescrites et respectez scrupuleusement l'ordonnance. Si vous en avez pris par inadvertance, consultez rapidement un médecin. Avant 2 mois de grossesse, la consommation d'AINS n'est pas risquée. Entre 2 mois et 5 mois, un traitement ponctuel ne semble pas avoir de conséquences néfastes. Mais pour un traitement à long terme, consultez votre médecin afin qu'il ajuste le type d'AINS, la dose et la durée du traitement. L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) publie à nouveau un rappel de vigilance : cette contre-indication a été communiquée au professionnels de la santé en 2003 et des campagnes d'information organisées. Malgré ces précautions, deux cas de toxicité foetale ont été observés dont une s'est révélée fatale en 2008. Source : communiqué de presse, 27 février 2009