vendredi 24 avril 2009

Grossesse: des problèmes chez les prématurés à 34 semaines

Les problèmes liés à la prématurité se retrouvent aussi chez les enfants nés entre 34 et 36 semaines, selon une nouvelle étude de l'Université de Floride. Cette durée de grossesse était jusqu'à maintenant considérée sécuritaire.

Les pédiatres ont conclu que le risque de problèmes de développement passe de 3% à 4% chez les bébés nés à ce moment, par rapport aux bébés nés après 38 semaines. Il s'agit d'une augmentation de 36%, qui avait été observée au moment où les enfants entraient à l'école. Le risque d'être renvoyé de la garderie augmente notamment de 19%, et le risque d'entrer une année en retard à la maternelle augmente de 11%.

«Les parents ne doivent pas s'alarmer, parce que le risque pour un seul enfant reste très petit», écrivent les auteurs. Mais à l'échelle de la société, expliquent-ils, il s'agit d'un changement significatif, qui pourrait rendre nécessaire la révision des lignes directrices concernant les accouchements provoqués de grossesses difficiles.

Le nombre de bébés prématurés est stable en Amérique du Nord, mais celui de bébés nés entre 34 et 36 semaines a augmenté de 25% entre 1990 et 2005, selon les auteurs, parce que les obstétriciens sont plus énergiques dans leur désir de protéger la santé de la mère ou du bébé. De nouveaux tests prénataux permettent d'identifier un plus grand nombre d'anomalies, ce qui mène à un plus grand nombre d'interventions.

Les chercheurs, qui publient leurs résultats dans la revue Pediatrics, ont examiné 7150 bébés nés entre 34 et 36 semaines, et 150 000 enfants nés entre 37 et 42 semaines. Ils ont vérifié que leurs résultats ne découlaient pas de facteurs externes comme l'âge de la mère, sa consommation d'alcool durant la grossesse, ou le niveau socioéconomique et d'éducation des parents, entre autres.

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