mercredi 26 août 2009

Toujours plus de bébés en France !

796 000 enfants en 2008, selon les dernières données démographiques de l'Insee ! Ces chiffres confirment une tendance amorcée depuis plusieurs années maintenant : les Français font beaucoup de bébés. Avec un taux de natalité de 2,07 enfants par femme, la France connait un mini-babyboom. Plusieurs tendances sont en toile de fond : les femmes sont mères de plus en plus tard, le nombre de naissances hors mariage est supérieur à celui au sein du mariage et une nette augmentation des enfants issus de couples mixtes. Le boom des bébés français se confirme d'année en année : en 2008, les naissances ont progressé de 1,2 % par rapport à 2007. Au total, ce sont 828 404 naissances qu'a dénombré l'Insee en France dont 32 400 dans les départements d'Outre-mer. Selon l'institut, le nombre de naissances se situe quasiment au niveau du pic de 2006, année où le nombre de naissances avait atteint un niveau jamais observé depuis 1981. Le taux de fécondité s'approche des 2,07 enfants par femme en 2008. Déjà en 2006, avec un indicateur de fécondité de deux enfants par femme, la France était, avec l'Irlande, le pays le plus fécond d'Europe ! Ainsi, l'exception française quant à la natalité se confirme d'année en année, permettant de parler d'un mini babyboom français. Un zoom sur ces données démographiques permet de dessiner plusieurs tendances : - Les femmes sont mères de plus en plus tard : si la majorité des femmes qui ont accouché en 2008 avaient entre 25 et 29 ans (262 014, soit 31, 3 %), les femmes entre 30 et 34 ans les talonnent de près puisqu'elles étaient 258 384 en 2008, soit 31,2 %. Mais surtout, 21,4 % des enfants nés en 2008 ont une mère âgée de 35 ans ou plus, sachant qu'ils étaient 19,7 % trois ans plus tôt et 16,3 % il y a dix ans. L'allongement de la durée des études, le nombre plus élevé de femmes actives peuvent être certaines des causes, plusieurs autres entrant certainement en ligne de compte. - De plus en plus d'enfants naissent hors mariage : ils étaient 52 % en 2008, soit 10 % de plus qu'en 1998. Est-ce parce que le nombre de mariages a diminué alors que celui des PACS ne cesse d'augmenter ? Ou alors est-ce parce qu'il est mieux accepté socialement d'avoir des enfants hors mariage ? Toujours est-il que le nombre d'enfants nés hors mariage est aujourd'hui supérieur à celui d'enfants conçus au sein d'un couple marié (respectivement 435 156 naissances contre 393 248). A titre d'exemple, en 1998, il y avait plus d'enfants nés dans le mariage (448 869) que nés hors mariage (319 845). A noter que le Pacs a été instauré en 1999... Les démographes se pencheront certainement sur la question pour tenter d'expliquer cette tendance. - Enfin, les enfants issus de couples mixtes (c'est-à-dire dont l'un des deux parents est de nationalité étrangère) sont eux aussi de plus ne plus nombreux : ils représentent 12,7 % des naissances en 2008 contre 8 % en 1998. Par ailleurs, ce chiffre peut être en-dessous de la réalité démographique dans la mesure où il ne peut prendre en compte le nombre d'enfants issus de couple mixte non-officiels, par exemple, ceux dont l'un des deux parents est de nationalité française mais d'origine étrangère. Par contre, le nombre d'enfants nés de deux parents étrangers reste stable , représentant 56 934 naissances en 2008, soit 6,9 % du total alors qu'en 1998, cette proportion était de 6,7 % (50 755 naissances sur 767 906 naissances au total). C'est toute la démographie de la France qui est en train de muter. Source : Statistiques d'état civil sur les naissances en 2008, Institut national de la statistique et des études économiques, août 2009

dimanche 16 août 2009

La femme du directeur de Twitter raconte son accouchement en direct

L'épouse du directeur de Twitter, Evan Williams, a raconté en direct son accouchement sur le site de microblogs que son mari a contribué à fonder. "Cher Twitter, j'ai perdu les eaux. Ce n'était pas comme (le personnage de) Charlotte dans (le film) 'Sex and the City'. Maintenant, je chronomètre les contractions sur une application sur mon iPhone", a écrit Sara Morishige Williams lundi soir sur son fil Twitter @sara. "Le chronomètre pour contraction était amusant jusqu'à ce que les contractions deviennent douloureuses", a raconté la jeune femme environ une heure plus tard aux 14.000 personnes abonnées à son fil. "Admise à l'hôpital. Ai eu l'avant-dernière chambre", a-t-elle ensuite indiqué mardi matin, avant de dire quelques heures plus tard: "péridurale, oui volontiers". La femme du dirigeant de Twitter est restée silencieuse depuis ce dernier message. Le futur papa ne s'est quant à lui pas exprimé sur son fil @ev.

jeudi 13 août 2009

Vers une interdiction du bisphénol A en France ?

Les sénateurs du groupe Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE) ont déposé une proposition de loi visant à bannir le bisphénol A (BPA), une molécule supposée toxique et présente dans nos plastiques alimentaires, notamment ceux des biberons. Cette proposition de loi apparaît comme un nouvel épisode du débat sur la dangerosité du bisphénol A. Le bisphénol A est un produit chimique utilisé dans la fabrication de plastiques mais aussi de résines. On peut le retrouver dans de nombreux récipients alimentaires, notamment dans les biberons. Or de nombreux chercheurs ont établi que le BPA contenu dans le plastique alimentaire pouvait se libérer à des températures élevées (comme au four ou au micro-onde). Une fois libre, le BPA se retrouverait dans notre alimentation. D'un côté, certaines études ont en effet démontré que ce composé chimique pouvait agir comme un perturbateur endocrinien. Des hypothèses très sérieuses tendent à montrer que certains troubles de la santé pourraient être liés au BPA comme le cancer de la prostate ou le cancer du sein. Plus grave encore, le BPA aurait également des effets néfastes sur le développement du cerveau des foetus et des nouveau-nés par l'intermédiaire des biberons. Par mesure de précaution, le Canada a interdit en octobre 2008 le BPA dans ses plastiques alimentaires. Cinq grands industriels Nord américains ont fait de même tandis que plusieurs Etats américains ont imposé la suppression du bisphénol A dans la fabrication des biberons. Les Sénateurs français souhaiteraient suivre ces exemples. Leur proposition de loi déposée lundi 27 juillet vise à interdire "la fabrication, l'importation, l'offre, la détention en vue de la vente ou de la distribution à titre gratuit, la mise en vente, la vente ou la distribution à titre gratuit de plastiques alimentaires contenant du bisphénol A". Mais la dangerosité de ce composé n'est pas reconnue par tous. S'appuyant sur un rapport de l'Agence Française de Sécurité sanitaire dse aliments (Afssa), la Ministre de la santé Roselyne Bachelot avait déclaré en mars 2009 que "Le principe de précaution ne s'applique qu'en l'absence d'études fiables. Là, les études fiables existent et concluent en l'état actuel de la science à l'innocuité des biberons fabriqués avec ce composé chimique". Mais ce rapport est dénoncé par le réseau environnement-santé, qui estime que l'agence n'a pas respecté "les règles de bonne pratique en évaluation des risques". Du côté du gouvernement, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouannot s'est dit "tout à fait favorable à ce qu'on retire ces produits du marché". Son prédecesseur à ce poste, la jeune mère Nathalie Kosciusco-Morizet regrettait récemment dans Gala de ne pouvoir trouver facilement des "tire-lait garantis sans bisphénol A". Affaire à suivre... Source : Site du Sénat :Proposition de loi tendant à interdire le Bisphénol A dans les plastiques alimentaires, Y. Collin, JM Baylet, M. Charasse, F. Fortassin, F. Laborde, J. Mézard, J. Milhau, R. Tropenao et R.Vall, 27 juillet 2009