lundi 23 novembre 2009

Grippe A : une femme enceinte vaccinée perd son bébé


L'agence du médicament a annoncé un cas d'interruption de grossesse in utero deux jours après une vaccination contre la grippe H1N1, mais "aucune donnée ne permet de relier ce cas à la vaccination".

Selon l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), la femme concernée était à 38 semaines d'amenorrhée. "Elle avait des symptômes post-vaccinaux classiques", a dit Jean Marimbert directeur général de l'Afssaps.

"Deux jours après la vaccination, elle a eu de fortes contractions" et les médecins se sont aperçu que le coeur du foetus ne battait plus", a expliqué M. Marimbert.

Il a souligné qu'aucune "donnée ne permet à l'heure actuelle de relier la vaccination à l'avortement" et que des examens complémentaires sont en cours. Il a précisé que la personne concernée faisait partie du personnel de santé et qu'elle avait reçu le vaccin avec adjuvant Pandemrix du laboratoire GlaxoSmithKline.

L’incidence de tels événements en France et en Europe, dans la population générale, est de l’ordre de 4 pour 1000 naissances vivantes. Les causes possibles les plus souvent citées sont : hypertension artérielle, hématome rétroplacentaire, retard de croissance intrautérin, malformations, infections, diabète, pathologie de cordon, etc. Il faut noter que 30% des cas restent inexpliqués malgré des investigations poussées.

La très grande majorité des effets indésirables signalés et pour lesquels un lien peut être envisagé avec la vaccination, sont déjà répertoriés dans les résultats des essais cliniques du dossier d’autorisation de mise sur le marché (RCP) et la notice patient. Au vu de l’ensemble des données recueillies, le profil de tolérance du vaccin Pandemrix est semblable à celui observé lors des essais cliniques. Les effets indésirables portés à la connaissance de l’Afssaps à la date du 15 novembre 2009, ne remettent pas en cause la balance bénéfice- risque du Pandemrix. Source : dossier presse du ministère de la Santé.

M. Marimbert a indiqué qu'il y avait chaque année plus de 3.000 morts in utero avec de nombreuses causes possibles comme hypertension artérielle, infection ou diabète et que 30 % des cas restaient inexpliqués.