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mercredi 19 mars 2008

Allaiter ? vous avez le droit !

maman qui allaite son bébé, réussir son allaitement, connaître vos droits

Le droit français offre une protection en demi-teinte à la mère et à son bébé allaité.

Il est particulièrement peu protecteur en ce qui concerne des questions sensibles économiquement, comme la publicité ou l’étiquetage des produits artificiels, dont je ne traiterai pas ici. Les pressions financières et le lobbying, qui expliquent pour partie la faiblesse des politiques, ne sont pas sans rappeler la confrontation bouilleurs de cru / politiques sanitaires. Cependant, bien d’autres facteurs contribuent à façonner le droit, qui n’est jamais que le reflet des mentalités et des moeurs d’une société à un moment donné. C’est ainsi que l’égalitarisme forcené hommes / femmes, perçu dans notre pays comme signifiant – contrairement au jugement de Salomon – que l’enfant doit être coupé en deux, non seulement nuit à l’enfant lui-même, mais encore peut conduire à des sevrages forcés.

A l’inverse, la dilution de la notion de bonnes moeurs, voire de pudeur, vient au soutien des mères qui allaitent «en public».

Le manque d’intérêt des gouvernants pour la question, mais aussi les pressions supranationales, peuvent parfois avoir des effets également positifs. C’est ainsi que les femmes au travail peuvent continuer à allaiter, dans des conditions particulièrement favorables, dont le domaine d’application et les effets sont bien plus larges qu’on ne le soupçonne bien souvent.


Allaitement et droit du travail : l’heure et les pauses d’allaitement

Le droit du travail français prévoit que les mères peuvent allaiter leur enfant sur le lieu du travail une heure par jour au total.

Présentation

Le code du travail comporte aujourd’hui les normes régissant l’heure dite d’allaitement aux articles L 224-2 à L 224-4 et R 224-1 à R 224-23. Ces textes, inchangés depuis 1973, ne sont que la reprise d’autres, plus anciens, remontant au début du 20e siècle et qui visaient à l’époque à protéger la vie même des enfants. Leur espérance de vie était en effet alors faible en-dehors d’un allaitement maternel suffisant, spécialement dans le milieu ouvrier.

Aujourd’hui, les textes français sont relayés et confortés par des normes supranationales :
- la Charte sociale européenne du 3 mai 1996 nous fait obligation de ménager des pauses d’allaitement. Ce texte a fait l’objet d’une publication, par le décret n° 2000-110 du 4 février 2000. Son article 8 dispose ainsi que « les parties s’engagent... 3° à assurer aux mères qui allaitent leurs enfants des pauses suffisantes à cette fin »,
- la convention n° 183 de l’Organisation internationale du travail sur la protection de la maternité, adoptée le 15 juin 2000, lors de la 88e session de la Conférence internationale du travail (Genève), a repris le principe français et européen (la Charte sociale précitée).

Reste à définir ce qu’est exactement l’heure d’allaitement. Il s’agit d’arrêter de travailler pendant une heure par jour, divisée en deux demi-heures, et de rester sur le lieu du travail pour y allaiter l’enfant. Il ne s’agit pas de s’absenter du travail pour aller allaiter son enfant. Dans ce dernier cas, il s’agit de ce que l’on appelle une autorisation d’absence ou d’une absence pour allaitement. Il ne s’agit pas non plus d’une prolongation conventionnelle du congé de maternité. Ces deux dernières possibilités sont parfois offertes aux salariées par leur convention collective. Elles ne peuvent en aucun cas remplacer l’heure d’allaitement, mais peuvent s’y ajouter.

Domaine d’application

Précisément, le code du travail a été conçu avant tout pour les salariés du secteur privé. Dans ce domaine, ses prescriptions ne valent qu’à défaut de règles conventionnelles (convention collective, contrat de travail…). Cependant, les règles conventionnelles ne peuvent qu’être plus favorables que le code du travail. Il n’est donc pas possible qu’un employeur ou un secteur professionnel supprime ou limite l’heure d’allaitement. Il est seulement possible qu’il en étende l’application (par exemple plus d’une heure par jour, ou pendant plus d’un an, ou avec rémunération…).

Le code du travail ne s’applique hélas pas aux professions indépendantes (libérales, commerçantes…), lesquelles sont au demeurant infiniment moins protégées sur le plan de la maternité.

Reste posée la question de son application aux fonctionnaires. Il leur est souvent refusé le bénéfice de l’heure d’allai¬tement, au motif qu’une circulaire (FP/4 n° 1864 du 9 août 1995 relative au congé de maternité ou d’adoption et autorisations d’absence liées à la naissance pour les fonctionnaires et agents de l’Etat, NOR : FPPA9530027C) s’y opposerait. Cette même circulaire ne peut être comprise qu’au regard d’un texte plus ancien, auquel elle renvoie : l’instruction du 23 mars 1950 (JO des 26 mars, 7 et 29 avril 1950). Or cette dernière retient qu’il « n’est pas possible, en l’absence de dispositions particulières, d’accorder d’autorisations spéciales aux mères allaitant leurs enfants, tant en raison de la durée de la période d’allaitement que de la fréquence des absences nécessaires ». Elle recommande toutefois aux administrations qui le peuvent matériellement, de permettre aux mères d’allaiter leur enfant, voire de bénéficier d’autorisations d’absence.

Pour comprendre ce que cela signifie, il convient de reprendre deux éléments évoqués par le texte de 1950 :
- il évoque l’absence de la mère pour cause d’allaitement,
- il se fonde sur l’absence de disposition particulière.

Sur le premier point : l’instruction de 1950 ne parle tout simplement pas de la même chose que le code du travail. Elle traite de l’autorisation d’absence de la mère, tandis que le code du travail évoque une pause d’allaitement prise sur le lieu du travail. Comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas la même chose, et d’ailleurs la jurisprudence sociale l’a souvent relevé (voir par exemple Cass. Soc., 30 octobre 1991, Bull. Civ. V, n° 457). Donc l’instruction n’interdit pas l’heure d’allaitement, mais l’absence pour allaitement.

Quant au second point, à savoir l’absence de disposition particulière dans le droit de la fonction publique, les textes de 1950 et 1995 ne parlent pas d’heure d’allaitement, donc ne peuvent être tenus pour constituer une disposition particulière à ce sujet. Au demeurant, ils ne constituent pas des normes, contrairement aux arrêtés, décrets ou lois.
Précisément, en l’absence de règles particulières concernant les fonctionnaires, le principe retenu par le Conseil d’Etat, juridiction suprême en droit public, est que les règles du code du travail s’appliquent (CE, 8 juin 1973, Ass., Dame Peynet, Recueil Lebon, 406 ; AJDA 1973, 587 ; JCP 1975, II, 17957).
Le raisonnement que je propose ci-dessus doit pouvoir être opposé à toute administration qui interdirait à une fonctionnaire qui le souhaiterait de bénéficier de l’heure d’allaitement. Il l’a d’ailleurs déjà été avec succès dans le contexte hospitalier.

Mais en quoi consiste concrètement l’heure d’allaitement ?

Fonctionnement

L’article L 224-2 prévoit que la femme dispose d’une heure d’allaitement ; l’article L 224-3 ajoute qu’elle « peut toujours allaiter son enfant dans l’établissement »
Il en découle que pour l’utilisation de son heure d’allaitement, la mère a le choix entre :
- tirer son lait,
- allaiter son enfant sur place.
Plus encore, il ne fait aucun doute que, dans son esprit d’origine, l’heure d’allaitement a pour objet unique de permettre à la mère de se faire amener l’enfant sur place et de l’y allaiter.

Dans les deux cas, l’heure d’allaitement est répartie en deux périodes de trente minutes, l’une le matin, l’autre l’après-midi (art. R. 224-1, al. 1 CT). Les moments où sont prises ces pauses sont négociés entre l’employeur et la salariée. A défaut d’accord, elles sont réparties au milieu de chaque demi-journée (art. R. 224-1, al. 2 CT).

Aucun aménagement (local, intimité, hygiène, frigidaire…) n’a été prévu lorsque la mère utilise son heure d’allaitement pour tirer son lait. En revanche, un luxe de détails figure encore dans la partie réglementaire du code du travail aux articles R 224-2 et suivants : chambres ou locaux d’allaitement, règles d’hygiène, présence de personnels, etc. Des règles qui sont hélas tombées en désuétude en même temps que l’allaitement, mais qu’il serait utile de rappeler à un employeur qui rechignerait à respecter le code du travail, par exemple sur le mode : « Vous avez encore de la chance que je n’allaite pas mon enfant sur place, car vous auriez alors à prévoir un local avec lavabo, etc. » Lorsque la mère choisit d’allaiter son enfant sur son lieu de travail, il convient naturellement de revendiquer que celui-ci puisse être amené sur place par la nourrice (qu’il est toujours préférable de choisir près du travail et non près de chez soi, ce qui permet en outre d’aller manger avec lui et de lui donner des tétées à ce moment-là).

Le code du travail ne prévoit pas que l’heure d’allaitement soit rémunérée. Bien que celle-ci se prenne sur le temps de travail, elle n’est en effet pas considérée comme du travail effectif (Rep. Min., n° 29 ; JOANQ, 9 août 1993, p. 2478). La convention OIT précitée demande aux Etats de prévoir la rémunération de cette heure. La France l’a signée mais pas encore ratifiée.
Naturellement, une convention collective peut toujours prévoir la rémunération. Par ailleurs, certains employeurs rémunèrent malgré tout l’heure d’allaitement, dans l’ignorance de son régime juridique.

L’heure d’allaitement ne peut être prise que jusqu’à ce que l’enfant ait un an. C’est donc son âge à lui et non le retour du travail qui marque le début de l’application de l’heure d’allaitement, laquelle durera par définition moins d’un an. Cependant, cette règle n’est énoncée qu’à propos de l’heure d’allaitement elle-même, à l’article L 224-2.
Elle n’a pas été reprise à l’article L 224-3 qui, tout au contraire, dispose que la mère peut « toujours allaiter son enfant » sur le lieu du travail. Il me paraît donc clair que :
- l’utilisation du tire-lait est limitée au premier anniversaire de l’enfant,
- l’enfant peut être allaité au-delà sur le lieu du travail.

Relevons enfin qu’une entrave à l’heure d’allaitement de la part de l’employeur :
- soit qu’il la refuserait,
- soit qu’il la rendrait de fait impossible,
- soit qu’il interdirait à un tiers d’amener l’enfant sur le lieu du travail,
- soit qu’il ne prévoirait pas les chambres ou locaux d’allaitement réglementaires, constitue une contravention dite de cinquième classe, qui expose son auteur à une amende de 1500 euros, sanction portée à 3000 euros en cas de récidive dans un délai d’un an (art. L. 262-7 CT). Dans certaines circonstances, en cas de licenciement corrélatif à un différend sur ces points, il pourrait être retenu qu’il a été abusif et conduire à une indemnisation (Conseil des prud’hommes de Brest, 27 fév. 2001, CFDT magazine, septembre-octobre 2001, n° 273, chronique judiciaire, p. 26).

Allaitement et droit civil : la séparation des parents

Il est nécessaire à ce stade d’apporter quelques précisions quant aux règles applicables aux enfants, dans le cadre d’un divorce ou d’une séparation. Le passage devant un juge est obligatoire dans le premier cas ; il est facultatif dans le second.
Pour ce qui concerne la séparation, que ce soit dans le cadre d’un mariage ou d’un concubinage, j’aurais tendance à dire qu’il peut être judicieux d’attendre que l’allaitement en cours soit terminé pour saisir un juge. Certes, les mères pensent souvent que cette saisine va permettre de fixer les devoirs de chacun, notamment en matière financière. Mais lorsqu’on peut se permettre d’attendre, cela évite tout simplement de mettre en danger l’allaitement lui-même.

Une règle domine : l’égalité des parents quant à l’autorité parentale (372 C. civ.). Cette égalité se traduit même, depuis une loi du 4 mars 2002, par la primauté de la garde alternée. Certes, celle-ci n’est supposée pouvoir être imposée que dans un cadre non conflictuel. Cependant, de plus en plus, des parents la subissent, même en cas de conflit. Surtout, il est extrêmement choquant de relever que, dans la pratique, il n’est pas hésité à faire application de ce mode de garde hautement toxique sur le plan psychique (si ce n’est pour des enfants assez âgés et encore…) à des bébés ! Au demeurant, la Défenseure des enfants, Claire Brisset, dans son rapport pour 2005, s’est clairement prononcée contre la garde alternée avant l’âge de 5 ou 6 ans.
Il va sans dire que ce type de modèle est totalement délétère pour l’allaitement. Si l’on est confrontée à une telle exigence, le mieux est de solliciter une progressivité.

Fort heureusement, la plupart des pères de tout-petits ne veulent pas de garde alternée ni de la « garde » tout court. L’on se trouve alors à devoir négocier les modalités du droit de visite. Il convient de rappeler tout de suite que si rien ne peut contraindre un père à rendre visite à son enfant, en revanche, le fait pour la mère de s’y opposer constitue rien de moins qu’un délit dit de non-présentation d’enfant (227-5 C. pén.). Il fait encourir une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Autant dire que le législateur a privilégié les droits du parent défaillant sur ceux de son enfant. C’est significatif de toute la philosophie de notre droit de la famille…
Les parents peuvent négocier entièrement les modalités du droit de visite. Sauf abus, le juge homologuera leur accord. En cas de désaccord et sauf garde alternée, on tend à appliquer le modèle du week-end sur deux et de la moitié des vacances scolaires. Si le week-end sur deux n’est pas fatal à l’allaitement, en revanche ce sera le plus souvent le cas des vacances, spécialement d’été. Quelle attitude adopter en la matière ? Mon expérience, auprès de nombreuses mères et dans de nombreuses procédures de ce type, me conduit à suggérer la plus grande prudence. Je conseille avant tout d’éviter totalement d’évoquer l’allaitement, voire de nier son maintien, dès lors que l’enfant a dépassé quelques mois. La tolérance maximale absolue que j’ai pu relever chez les magistrats était d’une année d’allaitement.
Il faut en effet comprendre l’état d’esprit de ces derniers. Leur vision des couples qui se séparent n’est pas la nôtre. Nous tendons à voir un méchant et un gentil au regard de la vie de couple ou parentale ; eux se positionnent au regard de l’attitude au cours de la procédure. Le « bon » est celui qui est conciliant, cohérent et surtout respecte les droits, notamment parentaux, de l’autre. Dès lors, la mère qui évoque son allaitement dans l’espoir d’obtenir un aménagement du droit de visite du père est nécessairement perçue comme celle qui utilise l’allaitement afin d’empêcher le père de l’exercer. Ceci vaut d’autant plus que les magistrats sont souvent des femmes ayant peu ou pas allaité, puis repris leur carrière et qui ont, comme nous tous d’ailleurs, baigné dans la culture ambiante et la vulgarisation psy qui estiment que le père est essentiel pour casser la fusion mère-enfant.
Il est vrai que j’ai de temps à autre rencontré des mères qui instrumentalisaient effectivement l’allaitement contre le droit de visite du père. C’est facile à repérer : elles refusent par exemple l’idée même de tirer leur lait, répètent que le père est incapable, etc. Il peut d’ailleurs l’être effectivement. Cela dit, dans aucune procédure, à moins d’un père hautement toxicomane ou très hautement alcoolique (et encore…), cela n’est une bonne approche. Le magistrat risque de voir la mère en castratrice vampire de son enfant et penser qu’il est encore plus important que les droits du père soient respectés, voire augmentés.

Ne pas parler du tout d’allaitement est donc à mon sens, sauf dans le cas d’un père qui demande une garde alternée, la meilleure chose à faire, sachant que la procédure durera près d’un an de toute façon, et que l’enfant sera parvenu alors à un âge auquel le magistrat ne pourra concevoir qu’il soit encore allaité. Si le père invoque l’allaitement (généralement pour faire passer la mère pour une malade fusionnelle, voire pire), il convient soit de minimiser si l’enfant est petit (par exemple « oui, il tète encore une à deux fois par jour / une fois de temps à autre, il a été fortement traumatisé par la séparation / les disputes »…), soit de nier absolument, spécialement s’il s’agit d’un bambin. Rappelez-vous qu’en matière civile, la preuve est apportée par les parties ; elle vous appartient donc. Je sais que ce n’est guère là une position militante. Mais militer aux dépens de son enfant, cela ne me paraît pas envisageable.
En revanche, invoquer que l’enfant est fragilisé par la séparation, les violences verbales et autres, qu’il n’a plus l’habitude de son père qui est parti ou ne s’en est jamais occupé, et qu’il faut y aller crescendo afin d’obtenir des aménagements, est une meilleure approche.

La manière compte également. Il faut éviter d’être dans le refus (« non, pas ça parce que… ») et préférer la proposition, laquelle doit impérativement manifester que l’on ne veut pas réduire le temps total passé par le père avec son enfant. Par exemple, pour le week-end, proposer quelques semaines où il prend l’enfant une journée sans la nuit, puis deux journées sans la nuit, et enfin tout le week-end, sur une période de plusieurs mois ; mais en compensation, suggérer qu’il prenne son enfant quelques heures le mercredi, ou le soir après le travail, ou durant tel jour de RTT, ou encore, plus simplement, proposer un jour chaque week-end au lieu d’un week-end sur deux, etc. L’essentiel est que le magistrat sente qu’on ne veut pas aller contre les droits du père, mais qu’on veut assouplir le système classique, au profit unique de l’enfant. Si le père rechigne et exige le classique un week-end sur deux, c’est lui qui sera perçu comme « enquiquineur »… Evidemment, les choses sont plus complexes pour les vacances. Si l’on est engagé dans un allaitement long et que l’on n’a pu éviter de repousser le lancement de la procédure, il va falloir là aussi faire preuve d’imagination. Suggérer par exemple que le père prenne l’enfant un jour sur deux durant toutes les vacances, du moins la première année, plutôt que seulement la moitié de celles-ci. Ou proposer qu’il prenne en plus l’enfant tous les week-ends en compensation, etc. Si le bambin est suffisamment grand, les seins s’adapteront néanmoins à des séparations très longues. Le droit de la famille n’est finalement guère favorable à l’allaitement. Fort heureusement, il n’en va pas ainsi du droit pénal.


Allaitement et droit pénal : la licéité de l’allaitement dit en public

La France est un pays privilégié quant à sa perception et sa manière de régir la pudeur. Aucune disposition générale et nationale ne prohibe l’allaitement dit « en public ». Aucune affaire retentissante n’a jamais eu lieu, contrairement à ce que l’on a pu rencontrer dans des pays comme l’Australie ou les Etats-Unis. Cependant, des mères font parfois l’objet de remarques ou injonctions lorsqu’elles allaitent dans des lieux publics.

Faute de disposition traitant spécifiquement de ce sujet, il est parfois opposé aux mères qu’elles commettraient un « attentat à la pudeur ». Disons d’emblée que cette notion a disparu de notre système juridique depuis 1994 ! L’a remplacée une qualification pénale plus étroite : l’exhibition sexuelle qui fait encourir une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende (222-32 C. pén.). Le fait qu’elle soit plus étroite est déterminant pour ce qui concerne l’allaitement. Attenter à la pudeur pouvait couvrir des situations comme remonter de la plage en maillot de bain et allaiter. En revanche, l’exhibition sexuelle suppose d’exposer autrui à la vue d’un acte obscène à caractère sexuel. Il va de soi que cela ne s’applique absolument pas à l’allaitement. Ajoutons que les mères qui allaitent « en public » n’imposent en réalité le plus souvent pas celui-ci à la vue d’autrui. La plupart le font d’une manière aussi discrète que possible. Il est en revanche possible à des institutions d’interdire des comportements déterminés dans le cadre de leur règlement intérieur, qui est opposable à ses utilisateurs. Ainsi certains musées ou autres prohibent-ils le fait de manger. Certaines mères se sont vu interdire d’allaiter à ce titre. Sur ce seul fondement, ce n’est sans doute pas illicite – même si c’est absurde.

En revanche, l’interdiction du principe même de l’allaitement dans un lieu public, prévu expressément dans un règlement intérieur, me paraît illicite. C’est qu’un règlement intérieur ne saurait contredire la loi. Or, ce sont des considérations supérieures qui viennent au soutien de l’allaitement, et notamment le droit à la santé pour tous, garanti par des textes comme le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, toujours en vigueur, par renvoi du préambule de la Constitution du 4 octobre 1958, la Convention relative aux droits de l’enfant, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989 (art. 6 et 24) et enfin la Charte européenne du 3 mai 1996, précitée (préambule, partie I-11).


Source : Allaiter ? Vous avez le droit !


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mercredi 27 février 2008

Je suis de retour à la maison. Mon bébé ne prend pas le sein. Que faire ?


Le facteur le plus important qui influe sur le fait que le bébé prendra le sein ou non est si la mère établit une bonne production lactée. Si la production est abondante, le bébé prendra le sein quoi qu’il arrive à 4 à 8 semaines. L’approche que nous préconisons est de faire en sorte que le bébé prenne le sein plus tôt, pour que vous n’ayez pas à attendre si longtemps. Alors, il est plus important que vous mainteniez votre production que d’éviter la bouteille. La bouteille interfère, et il est préférable que vous utilisiez d’autres méthodes (comme le gobelet) si vous le pouvez, mais si vous pensez que vous n’avez pas le choix, vous faites ce qu’il faut.



  • Apprenez d’une spécialiste en lactation expérimentée comment avoir la meilleure position et prise du sein (voir aussi l’article Effectuer la mise au sein et les vidéos). Quand le bébé vient au sein, comprimez votre sein pour que le bébé reçoive du lait. Essayez de mettre le bébé au sein qu’il préfère, ou celui qui produit plus de lait, et non celui auquel il résiste le plus.

  • Si le bébé prend le sein, il commencera à téter et à boire (renseignez-vous pour savoir comment reconnaître que le bébé boit au sein).

  • Si le bébé ne prend pas le sein, n’essayez pas de le garder au sein; cela ne fonctionnera pas. Il deviendra hystérique ou « mou ». Éloignez-le du sein et réessayez de nouveau. Il est préférable de faire du va et vient plusieurs fois que de le forcer au sein lorsqu’il ne le prend pas.

  • Si le bébé prend le sein et tète une ou deux fois, il n’a pas pris le sein un peu; il n’a pas pris le sein du tout.

  • Si le bébé refuse le sein, ne vous acharnez pas jusqu’à ce qu’il soit enragé. Essayez l’alimentation au doigt quelques secondes ou une minute, et essayez de nouveau, peut-être de l’autre côté. L’alimentation au doigt est une préparation à prendre le sein, et non principalement une façon d’éviter les biberons.

  • Si le bébé ne prend pas le sein, terminez la tétée avec la méthode que vous trouvez la plus facile.

  • L’utilisation d’un dispositif d’aide à la lactation (DAL) peut aider, mais requiert souvent une main de plus.

  • Vers 2 semaines après la naissance, un changement dans votre façon de procéder semble signaler au bébé « qu’il y a plus d’une façon de faire ». Si vous avez fait l’alimentation au doigt seulement, changer pour le gobelet ou la bouteille peut parfois fonctionner ou utiliser une téterelle fonctionnera souvent. Si vous avez utilisé la bouteille seulement, changer pour l’alimentation au doigt pourrait fonctionner (seulement avant d’essayer de mettre le bébé au sein est suffisant; si l’alimentation au doigt est trop lente, finir la tétée au gobelet ou au biberon).

Comment maintenir et augmenter la production lactée

Exprimez votre lait aussi souvent que possible, au moins 8 fois par jour, à l’aide d’un tire-lait fiable qui exprime les deux seins simultanément. La compression du sein durant l’expression augmente l’efficacité de l’expression et augmente la production lactée (une autre main peut aider, mais des mères ont organisé leur tire-lait pour qu’il fonctionne à mains-libres et alors elles peuvent faire la compression sans aide).

Si le bébé n’a pas pris le sein au jour 4 ou 5, commencez le fenugrec et le chardon béni pour augmenter le débit de lait.

N’utilisez pas une téterelle avant que la production lactée soit bien établie (au moins 2 semaines après la naissance). Obtenez de l’aide compétente en personne d’abord.

Ne vous découragez pas. Même si votre production ne satisfait pas tout à fait les besoins de votre bébé, beaucoup de bébés prendront tout de même le sein. Obtenez une aide compétente. N’entreprenez pas ceci toute seule.

vendredi 8 février 2008

Allaitement: Donner son lait autrement qu au sein

allaitement, maman qui allaite bébé
Les informations sur les bienfaits du lait maternel pour la santé présente et future des bébés se faisant de plus en plus nombreuses et étant de mieux en mieux connues (1), on voit de plus en plus de mères décider d’en faire bénéficier leur bébé, même si la mise au sein n’est pas possible ou souhaitée, pour une raison ou pour une autre.

Sans compter toutes celles qui, séparées de leur bébé plus ou moins longtemps et plus ou moins régulièrement (reprise du travail, prématurité, hospitalisation…), souhaitent que celui-ci continue à recevoir leur lait même pendant leur absence (2).
Dans tous ces cas, la mère va donc tirer son lait (à la main, avec un tire-lait manuel ou électrique) et le donner (ou le faire donner) au bébé dans un récipient ou un autre : biberon, soft-cup, cuiller, seringue, pipette, gobelet… L’objet de cet article n’est pas d’expliquer comment faire (3), mais pourquoi on peut être amenée à faire ce choix.

Les raisons d’un tel choix

Pour certaines mères, la décision est motivée par une certaine conception du parentage et de la vie avec un enfant. Elles peuvent craindre d’être « esclave » de leur bébé, et vouloir qu’une autre personne puisse le nourrir en leur absence.
Les mères qui pensent que nourrir un enfant au biberon est plus facile, pratique et acceptable socialement que d’allaiter peuvent souhaiter donner quand même à leur enfant le lait prévu pour lui par la nature.
D’autres, peut-être suite à une expérience précédente difficile, souhaiteront éviter les difficultés du passage au biberon lorsqu’elles reprendront leur travail.
Des mères pensent que le fait de donner leur lait au biberon les aidera à imposer à leur enfant des repas à heures fixes.
D’autres encore font le choix du biberon parce qu’elles ne s’imaginent pas allaiter en public.

Certaines mères auront vécu un allaitement précédent de façon très négative, ou auront souffert de nombreux problèmes, et ne voudront pas courir le risque de revivre une expérience similaire.
Certaines mères se sentiront incapables de mettre leur enfant au sein en raison, par exemple, d’antécédents d’abus sexuels.

Un certain nombre « passeront » au biberon de leur lait après un début d’allaitement jugé trop difficile. Elles peuvent avoir un problème de mamelons plats ou ombiliqués, des mamelons douloureux, un engorgement, un bébé qui dort beaucoup et a du mal à prendre le sein, un bébé qui fait une confusion sein/tétine, etc.
Enfin, certaines mères feront ce choix parce qu’il est impossible de mettre le bébé au sein pour diverses raisons anatomiques ou physiologiques. Certains enfants pourront être mis au sein au bout de quelques semaines ou quelques mois (bébé prématuré, problème neurologique transitoire…), d’autres enfants ne le pourront jamais (malformation faciale importante, trouble neurologique sévère…). Le lait maternel est particulièrement important pour les bébés qui ont un problème de santé, et leurs mères pourront être particulièrement motivées pour que leur enfant reçoive leur lait pendant aussi longtemps que possible. Une mère séropositive pour le VIH pourra aussi choisir de tirer son lait, pour le donner à son bébé après l’avoir chauffé.

Quand l’allaitement au sein serait possible

Dans la majorité des cas, les mères qui donnent leur lait autrement qu’au sein ne le font pas vraiment par choix, mais parce qu’elles ont connu des difficultés d’allaitement au démarrage, et qu’elles n’ont pas reçu le soutien et l’information nécessaires pour les surmonter. Tirer leur lait pour le donner au bébé leur a semblé sur le moment la meilleure façon de résoudre ces difficultés.

On pourrait être tenté d’essayer de résoudre leur problème d’allaitement, mais ce n’est pas si simple. Ces mères ont eu une expérience de l’allaitement désagréable, voire traumatisante, et elles ont surtout besoin d’acceptation et qu’on reconnaisse tous les efforts qu’elles font pour le bien de leur bébé. Tirer son lait pour le donner au biberon à l’enfant est souvent plus long et difficile que de mettre l’enfant au sein (voir tous les témoignages dans les pages qui suivent). Or, bien souvent, les efforts de la mère sont peu reconnus par son entourage, qui ne comprend pas qu’elle « s’embête » à ça, alors qu’il serait tellement plus facile d’utiliser un lait tiré d’une boîte...

Lorsque le « tire-allaitement » est un choix fait par la mère, elle peut se sentir jugée par les professionnels de santé, mal acceptée par d’autres mères allaitantes, et ne pas se voir elle-même comme une mère allaitante. En réaction, elle peut refuser de lire de la documentation sur l’allaitement et être mal informée, y compris sur les techniques d’expression et de conservation du lait. Alors qu’elle aussi a besoin d’informations justes sur le choix d’un bon tire-lait, les temps de conservation du lait maternel, comment augmenter sa sécrétion lactée, traiter un engorgement, une candidose ou une mastite, et éviter les divers problèmes qu’elle peut rencontrer.

La mère qui « tire-allaite » peut grandement bénéficier de rencontres et d’échanges avec d’autres mères allaitantes, que ce soit dans les groupes de mères ou sur des forums Internet. Plusieurs témoignages parlent du soutien reçu par exemple sur Lactaliste. L’expérience montre que les participantes, loin de juger ces mères, sont généralement très admiratives du mal qu’elles se donnent pour offrir le meilleur à leur enfant.

Participer à ces réunions et à ces forums est un bon moyen de s’informer sur le « tire-allaitement », sur l’allaitement en général (ce qui permettra peut-être à l’enfant suivant d’être allaité au sein avec succès) et sur un maternage proche de l’enfant et respectueux de ses besoins. Et il peut même arriver que grâce au soutien et à l’information reçus, l’enfant « tire-allaité » finisse par (re)prendre le sein.

Lorsque la mise au sein est impossible

Pour un certain nombre de mères, le fait de ne pas mettre l’enfant au sein n’est pas un choix, mais une situation qu’elles subissent. Elles devront faire le deuil de l’allaitement qu’elles auraient souhaité avoir, ce qui sera encore plus difficile lorsqu’elles ont vécu un allaitement gratifiant auparavant.
Lorsqu’une mère met au monde un bébé handicapé, elle peut compter sur la compassion et le soutien de son entourage. Si le handicap a pour conséquence l’impossibilité de mettre l’enfant au sein, la perte de la relation d’allaitement, vécue comme un crève-cœur par la mère, sera très souvent considérée par l’entourage comme une broutille en regard des autres problèmes, et la mère ne trouvera probablement aucune oreille attentive prête à l’écouter parler de sa peine. Sa décision de tirer son lait pour le donner à son bébé, afin de « sauver ce qui peut l’être », pourra même, dans certains cas, être considérée avec stupeur, voire avec hostilité. Et son chagrin de ne pas pouvoir avoir une relation d’allaitement « normale » sera généralement totalement incompris.

Or, et ce tout particulièrement pour une femme qui a déjà eu l’occasion de vivre une relation d’allaitement gratifiante, l’allaitement est une relation dont la dimension émotionnelle et affective est très importante. Il constitue une part importante du maternage. La mère se retrouve privée de cette relation qu’elle attendait ; elle ne pourra pas vivre les moments de joie et d’apaisement que sont les tétées, consoler facilement son enfant en le mettant au sein… Si, en outre, elle ne peut même pas faire part à d’autres personnes de sa peine par crainte de subir reproches ou moqueries, cela sera encore plus difficile à vivre.

Dans notre société où l’allaitement est encore peu valorisé, et où le lait industriel est considéré comme à peu près aussi bon que le lait maternel, les femmes qui décident d’allaiter pendant plus de quelques mois doivent souvent affronter une pression sociale les poussant à sevrer leur enfant. Cette pression sera encore plus importante sur une mère qui décide de tirer son lait, et d’autant plus si elle le fait longtemps.

Au lieu d’être félicitée et soutenue pour son souhait de donner à son enfant l’aliment de premier choix, elle s’entendra très souvent reprocher d’investir tant de temps et d’énergie à tirer son lait alors qu’il « serait tellement plus simple et tout aussi bien de donner un lait industriel ». Si cette mère rencontre ne serait-ce qu’une seule personne, tout particulièrement si cette personne est un professionnel de santé, qui lui dise régulièrement que ce qu’elle fait est vraiment le mieux pour son enfant, que son lait est important pour son bébé, cela l’encouragera dans les inévitables moments de doute et de découragement pendant lesquels elle se demandera si continuer à tirer son lait est vraiment utile.

Article adapté de l’article de J. Landis
« Supporting the human-milk-feeding mother »
Leaven 2001 ; 37(1) : 3-6
Source :
http://www.lllfrance.org/

(1) Voir par exemple la brochure du ministère de la Santé, Allaitement maternel. Les bénéfices pour la santé de l’enfant et de sa mère. Et aussi Allaiter, c’est bon pour la santé de l’enfant et de sa mère (éditions Jouvence).
(2) Voir AA n° 53.
(3) Voir AA n° 53, p. 14-15.


A lire :
Traité de l’allaitement maternel, LLLI, 199-214, avec de nombreux conseils sur la fréquence des « tirées », le choix du tire-lait, le « sevrage » du tire-lait, etc.
– Mohrbacher N, Mothers who chose to pump instead of breastfeeding, Circle of Caring 1996 ; 8 : 92-95. Dans cette étude (largement reprise dans le Traité de l’allaitement maternel, 206-208), des mères ayant nourri leur bébé de leur lait au biberon ont donné comme raison à cette décision : le bébé a refusé de prendre le sein ; le bébé était incapable de prendre le sein en raison d’une fente palatine ou d’une autre malformation ; le bébé a refusé de reprendre le sein après un sevrage prolongé ; le bébé a préféré le biberon après avoir passé la première semaine en soins intensifs ; l’allaitement provoquait des douleurs de mamelons alors que l’expression n’était pas douloureuse ; la mère a jugé que tirer son lait et le donner au biberon convenaient mieux à son style de vie ; la mère ne se sentait pas à l’aise d’allaiter en public ou avec l’acte d’allaiter lui-même. Les mères de l’étude avaient tiré leur lait entre 2 et 21 mois, et toutes ont affirmé avoir été capables de maintenir leur production lactée jusqu’à ce qu’elles aient été prêtes à arrêter.

mercredi 19 décembre 2007

Le guide Nutrition pendant et apres la grossesse


Retrouvez dans ce guide toutes les informations et les conseils simples à suivre au quotidien dès l’arrêt de la contraception, puis lorsque vous êtes enceinte, et enfin pendant que vous allaitez.Réalisé dans le cadre du Programme National Nutrition Santé, ce guide vous informe sur l’ensemble des questions liées à la nutrition pendant la grossesse : besoins nutritionnels, hygiène de vie, activité physique, allaitement, allergies, nausées…vous y trouverez toutes les réponses à vos questions.

Télécharger le guide au format pdf (1,8 Mo)

jeudi 29 novembre 2007

Journée "Hopital Amis des Bébés" !


Le 28 novembre, c'est la journée nationale sur l'Initiative Hôpital Ami des bébés ! Mais que cache ce label ? Ne vous inquiétez pas, cela ne veut pas dire que les autres établissements sont des ennemis des enfants !

Le label des Hôpitaux Amis des Bébés est un concept international proposé depuis 1992 par l’Organisation mondiale de la santé et l’Unicef.

L’objectif de cette initiative est de mettre en place des pratiques hospitalières favorisant le respect des besoins et des rythmes du nouveau né afin d’améliorer son accueil. L’équipe d'un service « Ami des Bébés » est formée pour aider la maman et sa famille à faire naître et accueillir leur bébé dans des conditions douces et favorables. Elle doit informer correctement et favoriser l'allaitement maternel.

Pour obtenir le label, l'hôpital ou la clinique doit satisfaire à des critères précis de qualité. Ce label est réévalué tous les quatre ans.

Défini à l'échelle internationale, le terme « ami des bébés » fait actuellement l'objet d'un dépôt de marque et ne peut être utilisé que par les services de maternité qui ont satisfait à l'évaluation externe d'après les critères mondiaux de l'initiative. Le terme « ami des bébés » ne peut s'appliquer à d'autres services médicaux, activités communautaires, lieux de travail ou produits commerciaux. D'autres efforts complémentaires visant à aider les mères à allaiter peuvent être qualifiés d'expressions comme « amis de l'allaitement », « amis des mères-enfants » ou « en faveur de l'allaitement ».

En 2005, on compte plus de 20 000 hôpitaux « Amis des Bébés » dans 150 pays, mais seulement 5 en France !

Voici la liste de ces établissements:
- Centre Hospitalier de Lons le Saunier
- Clinique St Jean - Roubaix
- Centre Hospitalier de Cognac
- Centre Hospitalier de Dax
- Hopital de Sainte-Affrique
- Maternité de Mont de Marsan

De nombreuses équipes sont dans la démarche de labellisation en France, dont des équipes de CHU. Pour notre pays, classé dernier au niveau mondial pour donner la priorité au lait maternel et la durée d’allaitement, c'est un bon signe. Mais lorsque l'on sait, qu'en Suède, toutes les maternités sont certifiées, on mesure le chemin qui reste à parcourir.

Pourquoi ce peu de labels ? Primo du fait que la France à du mal à se libérer d'une culture hygiéniste prônant le biberon depuis des décennies. Deusio, que les maternités françaises ont de (trop ?) bons rapports avec les industriels de la nutrition infantile, de qui elles reçoivent des subventions. Or, une des conditions éliminatoires d'obtention du label est : «Recevoir des cadeaux de fabricants de lait pour nourrissons.» Ainsi, de peur de perdre cette manne, certains responsables de maternité n'oseraient pas s'engager dans cette voie.

En France, comme dans d'autres pays où le taux d'allaitement remonte lentement, le Comité d'attribution du label a défini un label national dont la différence principale avec le label international porte sur le taux d'allaitement :

Il n'est pas exigé de taux minimum d'allaitement maternel exclusif de la naissance à la sortie de maternité, mais ce taux devra être en progression par rapport aux années antérieures et supérieur à la moyenne départementale, de plus, il est demandé un travail en réseau avec des liens ou des actions en dehors de l'établissement (PMI, groupes de mères, généralistes, SF libérales …), et le label est délivré pour 4 ans.

Dans l'espoir que cette journée permettra de faire découvrir ce label "Initiative Hôpital Ami des Bébés" (IHAB)!

En Belgique, plus d'infos :
http://www.lllbelgique.org/hopitaux-allaitement.php

En France, plus d'infos :
http://assoc.ipa.free.fr/presentation.htm
http://coordination-allaitement.org/

dimanche 18 novembre 2007

L'allaitement maternel : partir du bon pied


Allaiter est la façon naturelle et physiologique de nourrir les bébés et les jeunes enfants, et le lait humain est spécifiquement destiné aux bébés humains. Les laits de formule préparés à partir de lait de vache ou de soja (pour la plupart, même les « designer ») ne présentent que des similitudes superficielles avec le lait humain, et les publicités qui les présentent autrement sont trompeuses. Allaiter devrait être facile, et exempt de difficultés pour la plupart des mères. Un bon démarrage donne à l'allaitement toutes les chances d'être une expérience heureuse pour la mère comme pour son bébé.

La grande majorité des mères sont parfaitement capables d'allaiter leur bébé exclusivement pendant environ 6 mois. En fait, la plupart des mères produisent plus que suffisamment de lait. Malheureusement, des routines hospitalières dépassées et fondées sur l'alimentation artificielle sont encore en vigueur dans trop de maternité et rendent pour certaines mères et leur bébé l'allaitement difficile, voire impossible. Pour que l'allaitement démarre correctement, les premiers jours peuvent être cruciaux. Cependant, même avec un très mauvais départ, beaucoup de mères et de bébés s’en tirent.

L'astuce pour bien allaiter est de faire en sorte que le bébé prenne bien le sein. Un bébé qui prend correctement le sein reçoit correctement du lait. Un bébé qui ne prend pas bien le sein a des difficultés à recevoir suffisamment de lait, surtout si la sécrétion lactée de la mère est faible. Une mauvaise prise du sein, c'est comme donner au bébé un biberon avec une tétine dont le trou est trop petit; le biberon est plein de lait, mais le bébé n'en prendra pas beaucoup. Quand un bébé prend mal le sein, cela peut également causer des douleurs aux mamelons de sa mère. Et si le bébé ne reçoit pas suffisamment de lait, il restera au sein très longtemps, aggravant ainsi la douleur. Malheureusement, n'importe qui peut dire que le bébé a une bonne prise, même si c'est faux. Trop de personnes censément compétentes ne savent tout simplement pas ce qu'est une bonne prise. Voici quelques moyens qui contribuent à faciliter l'allaitement :


- Une bonne prise du sein est cruciale pour le succès de l'allaitement. C'est la clé d'un allaitement réussi. Malheureusement, de nombreuses mères reçoivent «l'aide» de personnes qui ne savent pas comment évaluer une bonne mise au sein. Si l’on vous dit que votre bébé de deux jours tète correctement alors que vous avez les mamelons très douloureux, soyez sceptique, et demandez l'aide d'une personne compétente. Avant de quitter l’hôpital, vous devriez avoir eu la démonstration que votre bébé tète correctement, et qu'il reçoit véritablement du lait de vos seins; le personnel devrait vérifier que vous savez comment vous assurer qu'il en reçoit suffisamment (type de succion ouverture-pause-fermeture). Visionnez les vidéos démontrant une bonne mise au sein (ainsi que d’autres vidéos). Si vous et votre bébé quittez l’hôpital sans savoir cela, demandez rapidement l'aide d'une personne expérimentée (voir le feuillet Effectuer la mise au sein). Certaines mères se font dire par le personnel hospitalier que si l’allaitement est douloureux, la prise du sein est mauvaise (habituellement vrai), et on doit alors retirer le bébé du sein et recommencer. Ce n’est pas une bonne idée. La douleur s’atténue habituellement, et la mise au sein devrait être corrigée sur l’autre sein ou à la prochaine tétée. Retirer le bébé du sein et répéter encore et encore la mise au sein ne fait que multiplier la douleur et le dommage aux mamelons.


- Le bébé devrait être mis au sein immédiatement après la naissance. La grande majorité des nouveaux-nés peuvent être mis au sein dans les instants suivant la naissance. En fait, des recherches ont démontré que, lorsqu'on leur en laisse la possibilité, les bébés de quelques minutes seulement rampent sur le ventre de leur mère jusqu'au sein, et commencent à téter de leur propre initiative. Ce processus peut prendre une heure ou plus, mais durant ce temps la mère et le bébé doivent rester ensemble pour commencer à s’apprivoiser. Les bébés qui « s'auto-attachent » ainsi courent moins de risque de connaître des problèmes d'allaitement. Ce processus ne demande aucun effort de la part de la mère, et le prétexte de la trop grande fatigue de la mère due à l'accouchement, souvent fourni pour ne pas permettre cela, est purement et simplement un non-sens. En fait, des études ont également montré que le contact peau à peau entre une mère et son bébé garde le bébé au chaud aussi bien qu'une couveuse (voir la section sur le contact peau-à-peau). Soit dit en passant, durant ce temps, plusieurs bébés ne prendront pas le sein et ne tèteront pas. En général ce n’est pas un problème et cela ne nuira pas d’attendre que le bébé soit prêt à aller au sein. Le contact peau-à-peau est bon pour le bébé et la mère même si le bébé ne tète pas.


- La mère et le bébé devraient cohabiter. Il n'y a absolument aucune raison médicale pour séparer les mamans et les bébés en bonne santé, même pour de courtes périodes.



  • Les hôpitaux qui ont pour habitude de séparer les mères et les bébés après la naissance sont complètement dépassés, et les raisons invoquées pour ce faire démontrent aux parents qui contrôle la situation (l'hôpital) et qui ne la contrôle pas (les parents). Souvent d'autres fausses raisons sont données. Par exemple, une raison souvent donnée est que le bébé a expulsé du méconium avant la naissance. Un bébé qui a expulsé du méconium et qui se porte bien quelques minutes après la naissance se portera bien et n'a pas besoin de passer plusieurs heures « sous observation » dans une couveuse.

  • Il n'y a aucune preuve que les mères qui sont séparées de leur enfant sont plus reposées. Au contraire, elles sont plus reposées et moins stressées quand elles ont leur bébé avec elles. Mères et bébés apprennent comment dormir au même rythme. Ainsi, quand le bébé commence à se réveiller pour une tétée, la mère commence également à se réveiller naturellement. Ce n'est pas aussi fatiguant pour la mère que d'être réveillée en phase de sommeil profond, comme c'est le cas quand le bébé se réveille loin d'elle. Si l’on montre à la mère comment allaiter son bébé couchée, la mère sera plus reposée.

  • Le bébé montre bien longtemps avant de pleurer qu'il a envie de téter. Par exemple, sa respiration peut changer. Ou encore, il peut commencer à s'étirer. La mère, alors dans un sommeil léger, va se réveiller, son lait va commencer à couler et le bébé sera calme et heureux de téter. Un bébé qui aura pleuré pendant un certain temps avant d'être mis au sein pourra refuser de téter même s'il est affamé. Mères et bébés devraient être encouragés à dormir côte à côte à l’hôpital. C'est un excellent moyen pour la mère de se reposer quand le bébé tète. L'allaitement devrait être relaxant, et non fatiguant.

- Des tétines ne devraient pas être données au bébé. Il semble y avoir une controverse au sujet de l’existence du phénomène de la «confusion sein-tétine». Les bébés adopteront la méthode qui leur donnera le flot de liquide le plus rapide, et pourraient refuser les autres. Ainsi, les premiers jours, quand la mère normalement ne produit que peu de lait (comme prévu par la nature), et que le bébé prend un biberon (comme prévu par la nature?) avec lequel il obtient un flot de lait rapide, il risque de préférer la méthode au flot rapide. Nul besoin d'être un scientifique génial pour comprendre ce qu'aucun des pourtant nombreux professionnels de la santé qui sont censés vous aider ne semblent capables de concevoir. Notez que ce n’est pas le bébé qui est confus. La confusion sein-tétine n'a pas comme seule conséquence possible le refus du sein par le bébé, mais englobe une variété de problèmes, incluant le bébé qui ne prend pas le sein aussi bien qu'il pourrait le faire et ainsi, il ne reçoit pas assez de lait et/ou la mère a les mamelons douloureux. Le simple fait qu'un bébé puisse «prendre les deux» ne signifie pas que le biberon n'a pas d'effet négatif. Puisque aujourd'hui il existe des alternatives possibles quand le bébé a besoin de suppléments, pourquoi utiliser une tétine artificielle?

- Pas de restriction quant à la durée ou la fréquence des tétées. Un bébé qui tète correctement ne restera pas au sein des heures durant pour une tétée. Si c'est le cas, c'est généralement qu'il ne prend pas correctement le sein et ne reçoit pas tout le lait qui est disponible. Trouvez de l'aide pour évaluer la succion du bébé et utilisez la compression des seins pour que le bébé reçoive plus de lait. La compression est très utile durant les premiers jours pour favoriser l’écoulement du colostrum. C'est cela qui aidera, et non l'utilisation d'une tétine ou d'un biberon, ni le fait de mettre le bébé à la pouponnière.

- Les suppléments d'eau pure, d'eau sucrée ou de lait artificiel sont rarement nécessaires. La plupart des suppléments pourraient être évités si on permettait au bébé de prendre le sein correctement et de recevoir le lait disponible. Si l’on vous dit que le bébé a besoin de suppléments sans que quelqu'un l'ait observé pendant qu'il tète, demandez à recevoir l'aide d'une personne compétente. Il existe de rares indications médicales pour la supplémentation, mais habituellement, les suppléments sont proposés pour la convenance de l'équipe médicale. Si des suppléments doivent être donnés, ils doivent être donnés à priori au sein avec un Dispositif d'Aide à la Lactation, pas avec une tasse, ni un compte-gouttes, ni au doigt, ni à la seringue, ni au biberon. Le meilleur supplément est votre propre colostrum. Il peut être mélangé avec 5% d'eau sucrée si vous ne pouvez pas en exprimer beaucoup au début. Les laits artificiels ne sont pratiquement jamais nécessaires durant les premiers jours.

- Les boîtes de lait gratuites et les documents offerts par leurs producteurs ne sont pas des cadeaux. L'unique objectif de ces «cadeaux» est de faire de vous des utilisateurs de lait artificiel. C'est une technique de marketing très efficace, et de moralité très douteuse. Si vous en recevez de la part d'un professionnel de la santé quel qu'il soit, vous devriez vous interroger sur ses connaissances en matière d'allaitement et sur son niveau d'engagement pour l'allaitement. «Mais j'ai besoin de lait artificiel parce que mon bébé ne reçoit pas assez de mon lait!». Peut-être, mais, plus vraisemblablement, vous n'avez pas reçu une aide efficace et votre bébé ne reçoit tout simplement pas tout votre lait disponible. Même si vous avez besoin de lait de formule, personne ne devrait vous proposer une marque particulière, ni vous offrir des échantillons. Cherchez une aide efficace. Les échantillons de lait artificiel ne sont pas une aide.


Dans certaines circonstances, il peut être impossible de commencer l'allaitement rapidement. Cependant, la plupart des indications « médicales » (prise de médicaments par la mère, par exemple) ne sont pas de véritables raisons pour arrêter ou retarder l'allaitement, si l’on vous a dit le contraire, vous avez été mal informée. Demandez une aide efficace. Les bébés prématurés peuvent commencer à être allaités beaucoup, beaucoup plus tôt que ce qui est préconisé dans de nombreux services de néonatalogie. En fait, les études ont démontré de façon très définitive qu'il est moins stressant pour un bébé d'être nourri au sein que de recevoir un biberon. Malheureusement, de nombreux professionnels de santé s'occupant de prématurés ne semblent pas être au courant de ce fait.

Traduction du feuillet n° 1, « Breastfeeding - Starting Out Right », révisé en janvier 2005 par Jack Newman, MD, FRCPC © 2005 Version française, février 2005, par Stéphanie Dupras, IBCLC, RLC


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mardi 16 octobre 2007

Un millier de femmes ont participé a La Grande Tétée


Plus d'un millier de femmes se sont rassemblées dimanche dans 35 villes de France pour donner le sein à leur enfant, afin de promouvoir l'allaitement maternel, ont indiqué les organisateurs de la deuxième édition de cette "Grande Tétée". Le temps d'une photo, 1.360 femmes, dont 70 à Lyon, 60 à Lille et 60 à Nantes, ont allaité simultanément leurs bébés, en ouverture de la Semaine mondiale de l'allaitement maternel (du 15 au 20 octobre). A Paris, plus de 220 femmes se sont rassemblées en début d'après-midi sur les gradins du stade Charléty (XIIIe arrondissement).

Au total, plus de 2.700 personnes sont venues participer à cette "Grande Tétée", où pères, bénévoles des associations de soutien à l'allaitement maternel et professionnels de santé étaient également conviés, selon les organisateurs.

"Je tiens à vous remercier de votre présence pour cette deuxième édition de la Grande Tétée." dit Delphine Lelièvre

Tout d’abord, un bref rappel historique : en 2006, 500 femmes bénévoles se sont réunies dans 15 villes de France pour allaiter simultanément leurs bébés, le temps d’une photographie largement diffusée. Cette année, 35 villes participent à l’initiative, en métropole et dans les Dom Tom.

Rappelons quelques chiffres sur la situation de l’allaitement maternel en France :
- Plus de 400 000 françaises ne réalisent pas, chaque année, le projet d’allaitement qu’elles auraient souhaité.
- Avant la naissance, si 75% déclarent vouloir allaiter leur bébé, seules 60% allaitent encore à la sortie de la maternité, ce qui est un des plus faible taux d’allaitement en Europe.
- 70% des femmes qui ont allaité leurs enfants disent qu’elles auraient aimé le faire pluslongtemps.

Or, au regard des bénéfices de l’allaitement maternel pour la santé de la mère et de l’enfant, le Ministère Français de la Santé recommande un allaitement exclusif de 6 mois, puis sa poursuite en complément de la diversification jusqu’à 2 ans ou plus selon les désirs de la mère et de l’enfant.

La Grande Tétée est une initiative de femmes pour les femmes, une initiative citoyenne avec presque aucun budget, ni soutien. Notre souhait est d’adresser un message simple aux femmes : l’allaitement est votre choix : informez vous et faites vous aider pour réaliser le projet d’allaitement qui vous convient.
Nous estimons que toute femme doit être informée, écoutée et respectée, qu’elle choisisse de ne pas allaiter ou d’allaiter 2 jours, 2 mois, 2 ans.
Les femmes qui ont un jour allaité savent combien l’allaitement maternel peut refléter une imagecoupée de la réalité. Pour que chacune puisse choisir d’allaiter ou non, il faut qu’une information fiable circule. Les idées fausses peuvent être identifiées comme des stéréotypes conduisant à des non-allaitement ou des sevrages précoces subis par de nombreuses femmes.

Grâce à des échanges entre femmes dont l’expérience d’allaitement est positive, grâce à une information fiable et un soutien approprié, il est possible :
- de poursuivre son allaitement alors que tout le monde dit qu’on n’a peut-être plus de lait ou qu’il n’est pas assez nourrissant ;
- d’allaiter avec discrétion ;
- de poursuivre l’allaitement après la reprise du travail ;
- et même de démarrer un allaitement quelques semaines après la naissance ou de le relancer si on vit mal un sevrage trop précoce.

Nous espérons que cette édition 2007 de la Grande Tétée :
- aidera à faire évoluer positivement l’image de l’allaitement maternel ;
- permettra aux femmes qui désirent allaiter de rencontrer des associations de soutien àl’allaitement maternel (80 en France), des consultants en lactation, des professionnels de santé formés ;
- et surtout favorisera les échanges de femmes à femmes dans notre pays.

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jeudi 30 août 2007

Allaiter bebe au sein combien de temps ?



L'allaitement au sein de votre bébé de jour comme de nuit demande d' assurer une production de lait suffisante de façon à répondre aux besoins alimentaires de votre enfant.

La fréquence et durée d'allaitement au sein est variable selon chaque bébé. Ses besoins pourront changer avec sa croissance.

Ainsi, vers l’âge de 3 semaines, 6 semaines, 3 mois et 6 mois, votre enfant augmentera ses besoins en lait en vous réclamant d’avantage le sein. L'heure d'allaitement et la durée d'allaitement au sein peuvent alors se modifier.

Cependant, afin d’avoir quelques repères, voici quelques conseils et informations:
- La fréquence des tétées de votre enfant peut être de huit à douze prises sur une période de 24 heures durant les premiers mois de l'allaitement.
- Il est préférable de donner les deux seins à chaque tétée, la succion favorisant la montée de lait.
- Il est inutile de réveillez votre bébé la nuit pour l’allaiter (sauf cas particuliers : enfant prématuré, de petit poids, etc ...).
- Il est préférable, en journée, de donner le sein a un bébé qui n’a pas bu depuis 5 heures. Dans le cas contraire, il risque de réclamer d’avantage la nuit.

Une fois au sein, laissez bébé téter tant que sa succion reste efficace (succion puis déglutition, puis pause, puis succion, puis déglutition, puis pause, etc...). La durée d'allaitement de bébé peut varier de 20 à 1/2 heure.

Au sein, si bébé est calme, paisible, qu’il ne boit plus ou 'toutouille', vous pouvez l’enlever du sein