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mardi 29 avril 2008

Antidépresseurs : les risques durant la grossesse

antidepresseurs, dangereux enceinte
Une expérience conduite par une équipe de l'Inserm montre que des souriceaux exposés à ces psychotropes ont des troubles du sommeil à l'âge adulte.

Six millions de Français souffrent d'insomnie. Une équipe de chercheurs français de l'Inserm vient de démontrer, dans l'édition d'avril du Journal of Neuro-science, à partir de travaux chez la souris, que la régulation du sommeil se programme dans les toutes premières années de vie. Cette période serait essentielle au bon fonctionnement des neurotransmetteurs cérébraux qui font en particulier intervenir la sérotonine dans la régulation du sommeil. Il est avéré que les perturbations du fonctionnement de ce système provoquent des troubles du sommeil, de l'anxiété, voire de la dépression.

Or chez les personnes dépressives, la plupart des traitements sont à base d'inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, qui agissent en augmentant artificiellement son taux dans la synapse (le site de contact entre deux neurones). Des traitements qui ne sont pas sans conséquence.

L'équipe de Joëlle Adrien, directrice de l'Unité 677 consacrée à la neuropsychopharmacologie, a traité des souriceaux avec des antidépresseurs durant quinze jours, juste après leur naissance. Après les avoir suivis sur une longue période, elle a constaté que ce régime induisait par la suite des troubles du sommeil, celui-ci étant fragmenté et peu réparateur. Des perturbations proches de celles observées dans la dépression et qui persistaient tout au long de leur vie. En revanche, si un tel traitement leur était administré après la puberté, ils n'ont constaté aucune conséquence dommageable.

«Ces travaux nous donnent à penser que les trois premières semaines de vie chez la souris constituent une période critique durant laquelle s'installe et se consolide l'impact du système sérotoninergique sur la régulation du sommeil et des comportements émotionnels (anxiété et dépression)», analyse la neurobiologiste. «Et une fois ce système mis en place, il semble qu'il ne soit plus possible de le modifier.» La programmation du sommeil se fait donc dans une période relativement courte du développement.


Prudence des chercheurs

Donner des antidépresseurs qui augmentent artificiellement le taux de sérotonine à des souriceaux a donc un effet paradoxal, provoquant longtemps après des symptômes dépressifs. A contrario, chez des petits rongeurs dotés d'un système à sérotonine qui génétiquement fonctionne trop vite, si on leur administre durant cette même période de trois semaines des substances qui vont bloquer le fonctionnement des récepteurs à la sérotonine, ces petits muridés récupéreront un sommeil réparateur et un contrôle émotionnel normal tout au long de leur existence.

De là à extrapoler à l'être humain, les chercheurs restent extrêmement prudents. Mais ils mettent néanmoins l'accent sur la nécessité d'évaluer les effets à très long terme d'un traitement par antidépresseurs chez l'enfant (assez rarement prescrit en France mais beaucoup plus aux États-Unis) et aussi chez la femme enceinte. Combien sont concernées par de telles prescriptions dans notre pays ? On l'ignore mais aux États-Unis elles seraient au moins 10 %. Une étude visant à évaluer a posteriori les conséquences chez l'enfant d'une femme qui a pris de tels médicaments durant sa grossesse devrait démarrer l'année prochaine. Mais, dans l'immédiat, ils estiment qu'il faut mettre en garde sur les risques à très long terme de ces antidépresseurs susceptibles d'induire une certaine fragilité du sommeil et du contrôle émotionnel.

Rappelons qu'avec la vie moderne qui impose des rythmes de plus en plus frénétiques, on ne dort plus autant qu'on en aurait besoin. En l'espace de quatre-vingts ans, les Français ont perdu quotidiennement d'une à deux heures dans les bras de Morphée.

Source : Lefigaro.fr

mercredi 23 avril 2008

Bébé : De plus en plus diffcile de tomber enceinte

femme enceinte, grossesse difficile
Les femmes ont des enfants de plus en plus tard, la fertilité masculine se détériore... Cela a-t-il des conséquences sur le nombre d'enfants par femme ? Pas pour l'instant, selon une étude de l'Inserm qui précise néanmoins que cela devrait accroître fortement la demande de procréation médicalement assistée.

Henri Leridon et Remy Slama, de l'Inserm ont cherché à évaluer précisément l'impact de la baisse de la qualité du sperme et des envies plus tardives d'enfant sur la natalité française. Les résultats de cette étude montrent, contre toute attente, un impact limité sur le nombre final d'enfants par femme. Selon les résultats de leur modélisation, ce nombre passerait en moyenne de 2,00 à 1,92 si la fécondabilité diminuait de 15 %. Et il passerait à 1,77 si toutes les femmes reportaient leur première grossesse de 69 mois, soit près de six ans. L'âge moyen à la maternité (tous rangs confondus) serait alors de 33 ans.

Cependant ces résultats mettent en avant des difficultés plus importantes pour procréer. La baisse de 15 % de la fécondabilité entraînerait un bond de 73 % d'éligibilité à la procréation médicalement assistée compte tenu de l'échec des couples à procréer pendant plusieurs années. Cette tendance serait encore plus marquée par le report des grossesses. Le délai supplémentaire de 69 mois entraînerait une hausse de près de 80 % d'éligibilité à la procréation médicalement assistée. Plus d'un couple sur cinq serait alors concerné contre un peu plus d'un sur 10 (11,6 %) pour la population initiale.

"L'intérêt de cette simulation est de montrer que la fécondité de la population française n'est pas menacée à court terme par la baisse de la fécondabilité et l'âge plus avancé des mères. Cependant ces modèles montrent que les difficultés individuelles à concevoir pourraient aller en augmentant. Et elles entraîneraient un surcoût important pour la société compte tenu du recours accru à la procréation médicalement assistée. Or, ces techniques sont assez peu efficaces chez les demandeurs d'âge avancé. Les couples qui retardent toujours le moment d'avoir un enfant doivent en être avertis" souligne Henri Leridon.

Source : Communiqué de l'Inserm -avril 2008
Human Reproduction - Avril 2008

mardi 11 mars 2008

Grossesse : Les examens clinique avant bébé

examens grossesse
L'examen clinique est un acte essentiel qui, pour être efficace, doit être mené dans de bonnes conditions, en respectant les principes de confort, d'hygiène et de sécurité. L'examen associe un examen général et un examen obstétrical.

I. L'EXAMEN GENERAL
1. Recherche d'une glycosurie et d'une albuminurie
2. Pesée
Si possible, toujours sur la même balance. La prise de poids, qui doit être harmonieuse, ne doit pas excéder 12 kg en moyenne à terme.

3. Mesure de la pression artérielle (PA)
A chaque consultation prénatale.

Avant l'examen obstétrical, après une phase de repos en position assise, bras nus, avec un brassard adapté (brassard pour obèse si la circonférence du bras est supérieure à 30 cm). La diastolique est définie comme le 4e bruit de Korotkoff (le 5e bruit est souvent très bas).

Une systolique ³ 140 mm Hg et/ou une diastolique _ à 90 mm Hg, à 2 reprises, à 6 heures d'intervalle, est/sont pathologique(s). Une élévation anormale de la PA fera rechercher systématiquement des signes fonctionnels d'hypertension.

4. Inspection générale
Elle comprend, en particulier, le rapport taille/poids, l'examen de la peau (lésions et/ou cicatrices), des conjonctives, des dents et des gencives, la recherche d'une pathologie veineuse, la mise en évidence d'une myopie, d'une boiterie à la marche.

5. Auscultation cardio-pulmonaire
Systématique lors de la première consultation.

6. Examen des seins
Au moins une fois en début de grossesse, à la recherche d'une anomalie du mamelon (bout de sein ombiliqué par exemple), d'une tumeur avec ou sans adénopathie axillaire et d'un écoulement mammaire ; la surveillance des seins pendant la grossesse fait partie des mesures générales de prévention et s'inscrit, en outre, dans le cadre de la préparation et de la prophylaxie de l'allaitement maternel.


II. L'EXAMEN OBSTETRICAL
1. Inspection de l'abdomen
À la recherche de cicatrices et avec observation, suivant le terme, de la forme de l'utérus.

2. Palpation abdominale
La patiente est installée en décubitus dorsal, membres inférieurs étendus, les mains de l'examinateur sont posées à plat sur l'abdomen et dépriment doucement sa paroi de la pulpe des doigts ; l'exploration est méthodique et indolore, commençant par la région sus-pubienne, continuant par le fond utérin et se terminant par les parties latérales de l'utérus.

À partir de la 28e SA, la palpation devient un élément diagnostique et pronostique fondamental de l'examen obstétrical, avec ses 3 objectifs dans le temps et suivant le terme :

a) Étudier la consistance, la souplesse ou la tension (relâchement/contraction) et la sensibilité de l'utérus à la mobilisation,
b) Situer le ou les fœtus dans l'utérus (présentation, rapports de celle-ci avec le bassin maternel, position du fœtus, côté du dos et volume),
c) Apprécier le volume du liquide amniotique (cf. signe du flot).

Par ailleurs, la palpation donne le plus souvent lieu à des mouvements actifs (perçus en moyenne à partir du 4e mois) ; excellent indice de réactivité du fœtus.

3. Mesure de la hauteur utérine (HU)
En décubitus dorsal, vessie préalablement vidée, avec un mètre ruban déroulé à partir du bord supérieur de la symphyse pubienne, selon l'axe de l'utérus, jusqu'au fond utérin ; le chiffre correspondant à la hauteur utérine est indiqué par le bord cubital de la main qui tient le mètre ruban (Giraud, 1982). Il faut insister sur l'intérêt de la mesure par un même examinateur au cours de la grossesse.

Entre 4 et 7 mois, on multiplie par 4 le nombre de mois pour obtenir la hauteur utérine moyenne correspondante. La règle est valable jusqu'à terme si l'on retranche 2 cm les 2 derniers mois.

La hauteur utérine doit augmenter entre 2 examens successifs à 1 mois d'intervalle. Ses anomalies (excès ou augmentation trop rapide, insuffisance) doivent conduire à un certain nombre de diagnostics différentiels d'une pathologie ovulaire, fœtale et/ou maternelle (cf. chapitres correspondants). Il pourra également s'agir d'une grossesse plus avancée ou plus jeune, voire d'un arrêt de la grossesse ; le premier temps de la démarche étiologique consistera donc impérativement en la vérification du terme.

4. Auscultation des bruits du cœur fœtal (BDC)
À partir de 12-15 SA, la mise en évidence des souffles placentaires et/ou bruits du cœur requiert l'emploi d'un détecteur à ultrasons utilisant l'effet Doppler, placé au niveau de la région hypogastrique ;

À partir de 20-22 SA, l'auscultation à l'aide d'un stéthoscope obstétrical uni-auriculaire (stéthoscope de Pinard) est recommandée. La localisation des bruits du cœur varie avec le terme, la position, la présentation et le côté du dos du ou des fœtus (l'épaule antérieure est un bon repère).

L'auscultation fœtale doit, en outre, associer le comptage de la fréquence des bruits du cœur (à dissocier du pouls maternel). Le rythme de base se situe entre 110 et 160 bpm.

Des accélérations peuvent être contemporaines des mouvements actifs fœtaux.

Toute anomalie du rythme cardiaque fœtal (RCF) : bradycardie, tachycardie, décélérations, arythmie, nécessite un bilan étiologique selon le terme et le contexte clinique comprenant, entre autres, une échographie doppler et un monitorage cardiotocographique.


5. Examen de la vulve et du périnée
Examen des lèvres et de l'hymen.

Recherche de lésions cutanéo-muqueuses (condylomes, herpès), de cicatrices et en particulier de mutilations (excision des nymphes, clitoridectomie) et d'une pathologie veineuse (varices vulvaires, hémorroïdes).

6. Examen au spéculum
Il est systématiquement, en début de grossesse, pratiqué avant le toucher vaginal ; puis sur indication médicale ultérieurement, en cas de leucorrhées pathologiques ou d'un écoulement de liquide, ou pour objectiver des métrorragies. Un frottis cervico-vaginal sera réalisé à l'occasion de cet examen si le dernier date de plus de 2 ans.

La patiente est en position gynécologique, vessie vide ; le spéculum, de taille adaptée, est introduit selon un plan oblique puis progressivement orienté à 90° afin de placer ses valves transversalement à la fente vulvaire ; la pose doit être indolore sans nécessiter de lubrifiant.

L'examen du col utérin permet d'apprécier son aspect et sa couleur, de repérer toute particularité ou anomalie de sa muqueuse (ectropion banal, polype, vésicules d'herpès, condylomes et toute autre lésion ou signe d'infection), de mettre en évidence un écoulement (sanglant ou non) provenant de l'endocol ou de l'exocol.

L'examen du vagin est réalisé en déplissant ses parois lors du retrait progressif du spéculum ; il recherche l'existence d'une cloison (longitudinale ou horizontale <=> diaphragme), apprécie la couleur, les sécrétions et d'éventuelles lésions de sa muqueuse.

7. Toucher vaginal
L'utilisation d'un doigtier stérile à usage unique, lubrifié ou non, est de rigueur. La femme est installée en position gynécologique sur un plan dur, vessie et (si possible) rectum vides ; la main abdominale permet de combiner le palper au toucher.

Le toucher vaginal a différents objectifs suivant le terme auquel il est réalisé :

- au premier trimestre, il permet le diagnostic clinique de la grossesse,
- au deuxième trimestre, il recherche plus spécifiquement des modifications cervicales,
- au troisième trimestre, il s'attache à explorer le col utérin, le segment inférieur (SI), la présentation fœtale, l'état des membranes - lorsque l'orifice interne OI est ouvert - le bassin osseux et le tractus génital.

Le col est défini par sa position, sa longueur, sa consistance et son degré de fermeture ou d'ouverture ; il est important de rappeler qu'il ne faut, en aucun cas, forcer l'ouverture du col, le cathétériser et dépasser son orifice interne (OI) avant terme ; cela afin d'éviter le risque infectieux et le traumatisme qui peut être responsable d'une rupture des membranes ou d'une hémorragie (attention aux languettes placentaires).

Le segment inférieur se forme au troisième trimestre entre le corps et le col utérin ; d'abord épais, il s'amplifie et s'amincit en se moulant sur le pôle fœtal, généralement en fin de grossesse chez la primipare et en début de travail chez la multipare. La bonne ampliation est un élément favorable du pronostic de l'accouchement.

Le diagnostic de présentation, posé lors de la palpation abdominale, est confirmé par le toucher vaginal. Celui-ci précise la hauteur de la présentation (situation de son point le plus bas par rapport au plan des épines sciatiques : présentation haute et mobile, appliquée, fixée, engagée ou basse).

L'examen clinique du bassin est essentiel et doit être systématique à la consultation du 8e mois. Il vise à dépister les anomalies de formes et de dimensions, ainsi qu'à rechercher des malformations et des lésions traumatiques (cals de fractures). Il relève du spécialiste.

Source : gyneweb.fr

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mardi 19 février 2008

Concours photo : Serez-vous la plus belle femme enceinte ?

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Femme enceinte: Concours photo du plus beau Bidou sur Lebebe.net!

Un ventre tout rond, de généreuses formes et un corps tout en rondeurs !

Voilà à quoi ressemblent les photos envoyées par les futures mamans de Lebebe.net. Mais chacune à sa personnalité et son charme. Alors, votez pour celle que vous trouvez la plus belle des femmes enceintes !

Un superbe Tee-shirt LeBebe.net à gagner !! (Cloture des inscriptions le 1 mars 2008 - Votes du 1er au 31 mars 2008)

Voir le concours photo femme enceinte

samedi 9 février 2008

Enceinte et affamée? C'est un garcon!

enceinte garçon, femme enceinte, sexe bébé
Vous mangez pour deux -et parfois comme quatre !- depuis que vous êtes enceinte? Selon une étude américaine, vous accoucherez sans doute d'un garçon.

Voilà la conclusion d'une étude nutritionnelle menée par le professeur Trichopoulos auprès de plus de 240 femmes enceintes.Il a constaté que les femmes qui portaient un garçon avaient consommé 10% de calories de plus que celles qui portaient une fille.

Les futures mères d'un garçon ont également ingéré un surplus de 8% de protéines, de 9% d'hydrates de carbone (pâtes, pain), de 11% de produits laitiers et de 15% de graisses végétales.

Le chercheur américain conclut que porter un embryon mâle requiert beaucoup plus d'énergie de la part de la future mère qu'un embryon femelle. Les garçons enverraient ainsi un signal hormonal permettant de déclencher la sensation de faim chez leur mère.

Source : British Medical Journal

mercredi 30 janvier 2008

Don de gamètes : Des couples attendent vos dons de sperme ou d'ovules

Journées du don de gamètes
Les 1er et 2 février prochains se dérouleront les Journées du Don de Gamètes 2008, à Paris.

Environ 15% des couples consultent pour infertilité dans nos sociétés occidentales L'objectif de ces deux jours est d'informer sur cette pratique, qui consiste à donner anonymement et gratuitement son sperme ou ses ovocytes, pour permettre à d'autres de concevoir un enfant.

Selon l'association les Enfants Kdos, qui organise l'évènement, "environ 15% des couples consultent pour infertilité dans nos sociétés occidentales".

A cette occasion, l'association rappelle que "le don de gamètes est prévu et encadré par les lois de bioéthique de 1994". Ces lois régissent "la cession et l'utilisation des éléments et produits du corps humain".

Ce colloque aura comme porte-parole l'animatrice de télévision Laurence Boccolini, marraine de l'association Les Enfants Kdos, qui s'est récemment positionnée sur ce sujet. Le professeur François Olivennes, spécialiste de l'assistance médicale à la procréation, sera notamment présent.

En France, le nombre de receveurs est très supérieur au nombre de dons, et les centres d'Etude et de Conservation des oeufs et du sperme (Cecos) font face à "de longues listes d'attente". Selon l'association, cette situation entraine "un nombre croissant de couples se rendant à l'étranger par obligation".

Pour donner son sperme dans un Cecos, il faut avoir moins de 45 ans, être père, avoir l'autorisation de sa conjointe, et effectuer des tests de dépistage avant le don et six mois après. Quant aux femmes qui effectuent un don d'ovocytes, celles-ci doivent être mariées ou vivre en couple, avoir eu au moins un enfant, avoir moins de 38 ans, et avoir l'autorisation de leur conjoint.

En 2004 en France, 113.000 tentatives de procréation médicalement assistée ont été réalisées, ce qui a donné lieu à 17.800 naissances, soit 2,3% des naissances de 2004. Parmi ces naissances, 876 étaient issues d'un don de sperme, et 53 d'un don d'ovocyte.

Qu'est-ce que le don de Gamètes ?

Le don de gamètes consiste en « l’apport par un tiers de spermatozoïdes ou d’ovocytes en vue d’une assistance médicale à la procréation ». Il doit donc permettre la conception (fécondation) in vitro, le transfert d’embryon ou l’insémination artificielle chez un couple tiers.
Dans la majorité des cas, le don de gamètes permet de remédier à l’infertilité médicalement constatée d’un couple. Chez un couple fertile, il peut permettre d’éviter la transmission à l’enfant d’une maladie génétique particulièrement grave et incurable.

Principes fondamentaux du don de gamètes en France

En France la pratique du don d’ovocytes et des spermatozoïdes est soumise aux dispositions des lois de bioéthique du 29 juillet 1994 et du 6 août 2004. Le don de gamètes est soumis aux mêmes principes que les autres dons de produits et éléments du corps humain (sang, organes…). Ces principes s’appliquent indifféremment au don de spermatozoïdes et au don d’ovocytes.

· Le donneur doit faire partie d’un couple ayant déjà procréé,
· Le don est volontaire,
· Le consentement du donneur ainsi que celui du conjoint sont recueillis par écrit,
· Le don est gratuit,
· Le don est anonyme,
· Le don est soumis à des règles de sécurité sanitaire,

Les activités de recueil, traitement, conservation et cession de gamètes ne peuvent être pratiquées que dans des organismes et établissements de santé publics et privés à but non lucratif.

Le nombre d’enfants conçus avec les gamètes d’un donneur ou d’une donneuse est limité pour ne pas augmenter le risque de consanguinité. Aucun lien de filiation ne peut être établi entre l’enfant et le donneur et aucune action en responsabilité ne peut être engagée à l’encontre du donneur.

Le don de spermatozoïdes :

Pour donner son sperme, il faut :

· avoir moins de 45 ans pour les CECOS,
· être père d’au moins un enfant,
· avoir l’accord de son épouse ou de sa compagne,
· se rendre au centre plusieurs fois pour les dons et les tests médicaux,
· effectuer des tests de dépistage avant le don et six mois après.

Après un premier recueil de sperme, un examen des spermatozoïdes et un test de congélation sont réalisés.

Des tests sont également pratiqués sur une prise de sang pour définir le groupe sanguin et vérifier l’absence de maladies transmissibles.

Le don d'ovocytes :

Le don d’ovocytes est une pratique relativement récente en France. Il n’a été rendu possible que par la mise au point de techniques de fécondation in vitro. La femme qui souhaite faire don de ses ovocytes :

· doit être mariée ou vivre en couple,
· avoir eu au moins un enfant,
· être âgée de moins de 38 ans,
· avoir l'accord de son conjoint.

Le don d’ovocyte est de réalisation plus difficile que le don de spermatozoïdes car il nécessite une ponction des ovocytes – sous anesthésie - effectuée après stimulation de l’ovulation. Comme pour le don de spermatozoïdes, il est précédé de la réalisation d’examens sanguins permettant de vérifier l’absence de
maladies transmissibles chez la donneuse. Lorsque les ovocytes sont recueillis, ils sont fécondés par le sperme du conjoint. Le don d’ovocytes est peu connu : le manque de donneuses explique le délai d’attente qui est de deux ans et demi en moyenne.

Journées du Don de Gamètes 2008
Les 1er et 2 février

Espace du Centenaire, maison de la Ratp, 189 rue de Bercy, 75012 Paris
Site : www.enfantskdos.fr

mercredi 23 janvier 2008

Grossesse et cafeine: danger !


Des doses quotidiennes élevées de caféine durant la grossesse accroissent nettement le risque de fausse-couche, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis qui confirme les résultats de travaux précédents.

Les femmes enceintes devraient en conséquence "envisager d'arrêter de consommer des boissons caféinées", écrivent les auteurs de cette étude parue dans la dernière édition en ligne de l'American Journal of Obstetrics and Gynecology.

Symptômes
Cette étude a pour la première fois isolé les symptômes spécifiques à la grossesse, comme la nausée et les vomissements, de manière à mieux mettre en évidence le lien entre le fait d'absorber de la caféine et le risque de fausse-couche, expliquent ses auteurs.

Les nausées matinales et les vomissements provoqués par la grossesse conduisent nombre de femmes à éviter de prendre des boissons contenant de la caféine, relève le Dr De-Kun Li, du centre Kaiser Permanente, un important groupe de soins hospitaliers et de recherche à but non-lucratif, principal auteur de l'étude.

Plus de risques
Cette étude, qui a porté sur 1.063 femmes enceintes pendant deux ans (1996-1998), "renforce le lien entre caféine et fausse-couche en n'étudiant pour la première fois que les femmes enceintes ayant continué à boire des boissons avec de la caféine". Les femmes dans le groupe étudié qui consommaient au moins deux tasses de café par jour ou cinq canettes de soda caféiné, soit l'équivalent de 200 milligrammes de caféine, avaient deux fois plus de risque de fausse-couche que celles n'absorbant pas de caféine, montre cette enquête.

Pour les femmes qui consommaient moins de 200 milligrammes par jour, le risque de perdre leur foetus était encore 40% plus élevé que chez celles qui s'abstenaient de boire des boissons caféinées. Le risque accru de fausse-couche paraît bien lié à la caféine seule plutôt qu'à d'autres composants chimiques présents dans le café, car la consommation de caféine provenant d'autres boissons comme le thé, les sodas ou le chocolat chaud montre une augmentation comparable du risque, précisent les auteurs de ces travaux.

jeudi 17 janvier 2008

Britney Spears est enceinte ?


Avec la horde de photographes qui la suit en permanence, impossible pour Britney Spears que le moindre de ses faits et gestes passe inaperçu. La terre entière est donc au courant que l’ex petite chérie de l’Amérique, 26 ans, maman divorcée de deux enfants, vient d’acheter un test de grossesse.

Britney Spears s'est rendue lundi soir chez Rite Aid pour acheter plusieurs tests de grossesse. Cette inquiétante nouvelle vient corroborer la thèse de l'un de ses proches, selon lequel Britney "se serait mis en tête de faire un enfant avec Adnan pour remplacer ses deux fils, dont elle a perdus la garde". Grotesque, vous dites-vous ? Mais c'est sans compter la maladie mentale de la chanteuse.

Britney a tenu à ce que cela se voit et se sache, sinon elle aurait tout simplement choisi d'envoyer quelqu'un se procurer ces tests à sa place. Elle a délibérément fait en sorte que tous les paparazzis assistent à l'achat symbolique, sans doute conseillée par Adnan qui en connait un bout sur les médias, et pour cause.

De là à dire qu’elle est enceinte, il n’y a qu’un pas ! Mais peut-être Britney se joue-t-elle des paparazzi qui la pistent à tout bout de champ. De l'Amérique suspendue au moindre de ses faux pas?

Mais l'expérience a montré qu’avec la pop star déchue, tout est possible, y compris faire un bébé avec le premier venu, en l’occurrence Adnan Ghalib, un paparazzi sur lequel elle a jeté son dévolu et qui ne la quitte plus.

lundi 14 janvier 2008

Carla Bruni serait enceinte !


Les blogs s'agitent d'une nouvelle rumeur sur le couple présidentiel affirmant que la chanteuse serait enceinte du président de la République.


La blogosphère s'agite d'une nouvelle rumeur, samedi 12 janvier, à propos du nouveau couple présidentiel. Carla Bruni serait enceinte de Nicolas Sarkozy. Elle aurait même été vue à l'hôpital américain de Neuilly où, supposent certains blogs, elle effectuait son suivi de grossesse.

Une information à prendre avec beaucoup de précaution dans la mesure où 20 minutes.fr, que cite certains médias pour reprendre la rumeur, dément catégoriquement avoir publié une telle information. Mais déjà, l'agence de presse italienne Ansa, le Journal du dimanche en ligne, le Daily Mail, ou encore le quotidien suisse Romandie, ont repris les "faits" à leurs comptes.

Lors de sa conférence de presse mardi, le chef de l'Etat avait assuré que sa relation avec la chanteuse, "c'était du sérieux", et avait sous-entendu l'éventualité d'un futur mariage.

mercredi 9 janvier 2008

Pourquoi les femmes enceinte tiennent debout


La forme des dernières vertèbres dorsales chez la femme, une particularité de genre développée sur plusieurs millions d'années, lui permet de se maintenir à la station debout jusqu'aux derniers moments de sa grossesse, selon un article de la revue scientifique Nature.

La silhouette d'une femme enceinte de plusieurs mois connaît des changements théoriquement susceptibles de la faire tomber, constate l'anthropologue Daniel Lieberman, de l'Université d'Harvard, dans cet article. Le foetus et le placenta peuvent en effet peser jusqu'à sept kilos et sont positionnés en bas et à l'avant du corps, contraignant la future mère à se pencher vers l'arrière.

Pour lui permettre de rester debout tout en portant le foetus, la femme a développé sur plusieurs millions d'années certains caractéristiques propres. La principale concerne les dernières vertèbres dorsales, plus souples chez elle et cependant plus porteuses que chez l'homme, car elles ont au fil de l'évolution pris la forme d'une cale, a révélé Daniel Lieberman. Outre cette particularité, la largeur des hanches, plus importante chez la femme, permet aussi à la femme enceinte de se maintenir à l'équilibre.

"Les femmes de la préhistoire avaient un physique solide et une vie exigeante, devant combiner le port du foetus avec la recherche de nourriture ou la fuite devant les prédateurs. L'évolution les a aidées à devenir plus mobiles durant leur grossesse et donc à survivre", commente le scientifique.

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dimanche 30 décembre 2007

Grossesse: les rapports sexuels ne déclenchent pas l'accouchement


Selon une étude, faire l'amour n'augmenterait pas les chances de provoquer l'accouchement...

Depuis que l'humanité existe, on estime que le fait d'avoir des rapports sexuels peut déclencher le travail chez les femmes enceintes. Or, d'après une étude malaisienne publiée dans la revue Obstetrics and Gynecology, faire l'amour n'augmenterait pas la probabilité de provoquer l'accouchement.

L'étude a été réalisée par le Dr. Peng Chiong auprès de 210 femmes en Malaisie, dont 108 ont été encouragées à avoir des rapports sexuels en fin de grossesse, et 102 n'ont pas eu de consigne particulière.

En fin de grossesse, les couples n'osent pas faire l'amour pensant que cette activité pourrait déclencher le travail. S'abstenir pendant quelques semaines avant l'accouchement fait partie des conseils traditionnels; mais à tort, selon une étude récente.

Une étude contre la sagesse populaire

Les rapports sexuels chez la femme enceinte arrivée à terme ont toujours été considérés comme susceptibles de déclencher le travail et donc d’avancer le moment de l’accouchement spontané. Cette croyance est-elle justifiée? Une étude scientifique sur le sujet le dément. Pourtant, les explications potentielles étaient nombreuses. En effet, on aurait pu penser que l’acte sexuel bouleverse momentanément l’équilibre hormonal; que la stimulation des seins provoque la sécrétion d’une hormone naturellement produite lors de l’accouchement et favorisant les contractions utérines; ou encore que l’orgasme initie le début des contractions.

Incitées à plus de rapports

Plus de 200 femmes à terme ont été suivies jusqu’à l’accouchement. La moitié d’entre elles ont été incitées à avoir des rapports sexuels pour hâter l'accouchement, les autres n’ayant eu aucun conseil particulier à ce sujet. Toutes devaient noter sur un calendrier la fréquence de leurs rapports sexuels. Les accouchements prématurés n'étaient pas les seuls événements à être contrôlés: l'utilisation de médicaments ou de l'épidurale pendant l'accouchement étaient eux aussi évalués.
A l’approche de l’accouchement, les rapports sexuels ont effectivement été plus nombreux dans le premier groupe (60% contre 40%). Mais il n'y a pas eu de différence significative dans les accouchements spontanés, ni d'ailleurs dans les autres facteurs étudiés, entre les groupes ayant eu plus de rapports que chez les autres.
Avec la menace grandissante de la prématurité, cette constatation peut rassurer certaines femmes. Même si d'autres preuves doivent être apportées pour confirmer définitivement le résultat: une seule étude ne suffit pas.

Une précaution qui ne semble pas justifiée…

En conclusion, la recommandation qui déconseille de faire l’amour pendant les 4 à 6 semaines précédant la date d’accouchement, ne serait qu’une simple mesure de précaution peu justifiée.
Reste que les rapports, même existants, doivent êtr délicats. Les efforts violents restent déconseillés, ainsi que les positions acrobatiques. Le conseil principal, une fois de plus, sera "écoutez-vous"…

Sources:
e-sante.be
Peng Chiong T., Obstetrics & Gynecology

mercredi 19 décembre 2007

Le guide Nutrition pendant et apres la grossesse


Retrouvez dans ce guide toutes les informations et les conseils simples à suivre au quotidien dès l’arrêt de la contraception, puis lorsque vous êtes enceinte, et enfin pendant que vous allaitez.Réalisé dans le cadre du Programme National Nutrition Santé, ce guide vous informe sur l’ensemble des questions liées à la nutrition pendant la grossesse : besoins nutritionnels, hygiène de vie, activité physique, allaitement, allergies, nausées…vous y trouverez toutes les réponses à vos questions.

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mercredi 24 octobre 2007

Allez voir son médecin avant de faire un bebe


On trouve normal de faire un examen médical systématique au travail, pour débuter la pratique d'un sport, il faut le faire aussi pour accueillir son enfant dans les meilleures conditions" ! C'est le message lancé par le Collège National des gynécologues obstétriciens de France (Cngof). Cette association de professionnels préconise ainsi une consultation préconceptionnelle systématique chez toutes les femmes qui désirent un enfant, avant même d'arrêter la pilule.

Les gynécologues obstétriciens soulignent la nécessité de cette consultation, notamment avec la disparition du fameux examen prénuptial. Ce dernier, qui concernait 270 000 couples qui se marient en France chaque année, a en effet été supprimé, permettant 14 millions d'euros d'économies pour la Sécurité sociale. Certes l'examen prénuptial n'était de toute façon pas la meilleure solution : de plus en plus d'enfants sont faits hors mariage, ou de nombreuses années après l'union solennelle. Mais il n'y a donc aujourd'hui plus de bilan de santé du couple avant de faire un bébé...

Pourquoi faire un examen avant de faire un bébé ? Comme le souligne le Cngof, "Si l'on n'a jamais eu d'enfant, un examen général et gynécologique avec un frottis de dépistage du cancer du col de l'utérus, une prise de sang pour connaître son immunité contre certaines maladies infectieuses (rubéole, Sida, toxoplasmose) est utile. Il en va de même pour l'adaptation de certains traitements contre-indiqués pendant la grossesse ou encore l'arrêt de la consommation du tabac, du cannabis ou de l'alcool.

Enfin, des conseils nutritionnels sont souvent nécessaires. Reprendre un poids normal, arrêter ou adapter un traitement, cesser de fumer, se faire vacciner, prend du temps, mais est plus facile à réaliser avant la conception qu'une fois la grossesse débutée. Si la femme a eu une grossesse difficile avec l'apparition d'une hypertension, d'un diabète, voire un accouchement prématuré ou une maladie de l'enfant, la consultation préconceptionnelle est indispensable pour revoir le problème avec son gynécologue-obstétricien et essayer de trouver des solutions afin d'éviter la récidive".


Il faut souligner que ce rendez-vous avec le médecin est préconisé également par l'Académie de Médecine et la Haute Autorité de Santé. Reste à savoir si tous ces spécialistes seront entendus par le gouvernement.

Source : Communiqué du Collège National des gynécologues obstétriciens de France, octobre 2007.

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mercredi 10 octobre 2007

Le poids du nouveau-ne lie a celui de la mere avant la grossesse


Durant la grossesse, la prise de poids est habituellement très surveillée par les femmes enceintes et leur médecin. Pour prévenir le risque d'un accouchement difficile lié à un bébé trop gros ou, à l'inverse, un retard de croissance intra-utérin et l'arrivée d'un bébé chétif, la règle des 10 kilos est traditionnellement retenue. "Que la future mère prenne 2 ou 12 kilos (hors poids du bébé) influence très peu le poids à la naissance", constate l'épidémiologiste Marie-Aline Charles. Tel est l'un des premiers résultats issus de l'enquête Eden (enquête diagnostique et épidémiologique nationale) sur les déterminants pré et postnatals du développement et de la santé de l'enfant rendue publique mardi 9 octobre.

Menée conjointement par quatre unités de l'Inserm et deux équipes médicales des maternités de Poitiers et de Nancy, cette vaste étude suit depuis 2003 une cohorte de 2 000 mères dès leur premier mois de grossesse ainsi que leurs enfants jusqu'à l'âge de 5 ans. "Il est frappant de constater que le poids du bébé à la naissance est avant tout lié à la corpulence de la mère (son indice de masse corporelle) avant la grossesse bien plus qu'à ce qui se passe pendant la gestation", explique le docteur Charles, coordonnatrice de l'étude Eden.

Or, le poids des mères a beaucoup augmenté : en 1995, 14 % des femmes pesaient au moins 70 kg avant leur grossesse, contre 21 % en 2003. Ce surpoids est à l'origine de complications pendant la grossesse : risque de diabète gestationnel, d'hypertension artérielle et taux de césarienne plus élevé. Entraînerait-il, de surcroît, un risque d'obésité chez l'enfant ? "Nous craignons que la modification de l'état nutritionnel de la population influence la croissance et la santé des générations futures", souligne le docteur Charles. Bref, que l'on soit dans un cercle vicieux de l'obésité, et ce même si, pendant la grossesse, les femmes ne prennent pas trop de kilos.

En attendant que les prochains résultats d'Eden viennent infirmer ou confirmer cette forte crainte, les responsables de l'étude recommandent que les jeunes femmes en âge de procréer soient une cible privilégiée de "prévention nutritionnelle". AFP

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mardi 25 septembre 2007

Bébé et grossesse, attention aux poissons gras


Les femmes enceintes qui consomment beaucoup de poissons gras ont davantage de risque d’avoir des petits bébés.

Étant donné leur richesse en acides gras polyinsaturés omega-3, la consommation de poissons gras (thon, espadon, requin…) par les femmes enceintes est bénéfique pour le système cardio-vasculaire et pour le développement fœtal. Cependant, ces mêmes poissons sont une source potentielle d’exposition à des polluants comme le méthylmercure qui pourrait être à l’origine d’accouchements prématurés.

Les femmes enceintes reçoivent des messages contradictoires à propos de la consommation de poisson. De hauts niveaux de consommation de poisson pendant la grossesse ont été associés à une durée de grossesse plus longue, une augmentation du poids du bébé à la naissance et des capacités intellectuelles plus élevées. D’un autre côté, le poisson peut également être une source potentielle d’exposition à des polluants comme le mercure qui provient notamment du lessivage de l’air et des sols, pollués par la combustion du charbon dans les centrales électriques et des activités minières. Aux doses sans réel danger sur l’homme, le mercure pourrait être toxique pour le fœtus : il est en effet soupçonné de provoquer des dommages neurologiques. Une récente recherche américaine a montré que le méthylmercure pouvait présenter un autre risque, celui de naissance prématurée.

Cette recherche s’appuie sur un groupe de 1024 femmes enceintes, vivant dans différents endroits de l’état du Michigan. Les habitudes alimentaires de chaque personne étaient renseignées via un questionnaire et un entre tien individuel. Un échantillon de cheveux était également prélevé afin de mesurer leur taux en mercure qui est considéré comme un bio-marqueur de l’exposition au méthylmercure.

Ce sont les femmes qui ont mangé le plus de poisson qui tendent à avoir les taux de mercure dans les cheveux les plus élevés. La source de mercure la plus importante est le poisson en conserve. Par ailleurs, les chercheurs ont comparé les taux de mercure dans les cheveux à mi-grossesse avec la date d’accouchement. Les femmes qui accouchent avant la 35ème semaine présentent plus fréquemment un taux élevé de mercure dans les cheveux (entre 0.55 et 2.5 µg/g, la moyenne s’établissant à 0.29 µg/g) comparé aux femmes qui accouchent « normalement », c’est-à-dire après la 37ème semaine de grossesse.

Il s’agit de la première recherche basée sur le suivi d’un aussi grand nombre de personnes pour étudier le risque d’accouchement prématuré en relation avec les niveaux de contamination au méthylmercure. De nouvelles recherches seront nécessaires pour identifier le mécanisme biologique expliquant ces résultats.

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Principale référence :
F. Xue et al., « Maternal fish Consumption, Mercury Levels and Risk of Preterm Delivery », Environmental Health Perspectives, vol 115, n°1, pp.42-47, January 2007.

jeudi 20 septembre 2007

Enceinte: les signes qui annoncent cet heureux evenement


Certaines femmes sentent directement qu’elles sont enceintes, d’autres ont besoin de plus de certitudes... Pour aider les plus indécises, voici les dix signes les plus communs annonçant une grossesse. Bien entendu, il faudra ensuite consulter votre médecin ou votre gynécologue pour la suite des événements. Nous vous rappelons seulement que chaque femme est différente donc rien ne dit que vous expérimenterez tous ces signes en même temps.

1. Seins et tétons: Si vous êtes enceinte, vous remarquerez que vos seins et vos tétons deviennent plus tendres aux environs de la troisième semaine après la conception (lorsque vous êtes en retard d’une semaine dans vos menstruations). Vous ressentirez également des tiraillements plus ou moins douloureux.

2. Petites pertes ou crampes: Il se peut que vous ayez des pertes roses pâles au moment de l’implantation (quand l’embryon s’attache dans l’utérus). Elles surviennent environ huit à dix jours après l’ovulation, un peu avant votre période menstruelle habituelle. Vous pouvez les différencier car les pertes roses arrivent quelques jours plus tôt que prévu et ne ressemblent pas à des règles normales. Vous pouvez aussi souffrir de crampes en début de grossesse. L’utérus opérant son changement de position. Les contractions de l’utérus arrivent régulièrement, lors d’efforts physiques, de relations sexuelles ou simplement lorsque vous changez de position.

3. Auréoles plus foncées: Tôt dans la grossesse, vous pouvez observer que l’auréole de vos tétons devient de plus en plus sombre et qu'elle s’agrandit. Certaines personnes soutiennent que cette partie fonce de manière à ce que le bébé trouve plus facilement le téton pour pouvoir se nourrir à sa naissance. Vous remarquerez aussi que les veines de votre poitrine deviennent plus visibles. Les tubercules de Montgomery (les sortes de petits boutons sur l’auréole) augmentent aussi en nombre.

4. Extrême fatigue: Durant les 8 à 10 premières semaines de grossesse, vous pouvez subir une énorme fatigue. Votre corps affronte des changements métaboliques importants et votre corps tout entier doit s’ajuster à ce nouveau processus. Pour la majorité des femmes, cette fatigue s’estompe à partir de la 12e semaine.

5. Nausées et vomissements: Très rapidement, une semaine après la conception, vous pouvez ressentir des nausées le matin comme le soir. Pour certaines, cela se traduira par des vomissements au réveil.

6. Envie d’uriner fréquente: Si votre période de règles est passée de une ou deux semaines, vous pouvez remarquer un besoin plus fréquent d’uriner. Le bébé, en grandissant dans votre utérus, appuie sur votre vessie.

7. Constipation: Au début de votre grossesse, vos selles changent. Les hormones diminuent l’activité des intestins, ce qui peut provoquer des constipations.

8. Température: Votre température corporelle peut se modifier et augmenter quelque peu. Votre corps ne détecte réellement votre grossesse que lorsque l’oeuf fertilisé s’implante dans l’utérus. Un petit voyage qui dure en général une semaine. Durant ces différentes phases, votre température peut connaître quelques pics.

9. Absence de règles: Ceci sera sans doute votre premier signe de grossesse, en particulier si vous êtes habituellement très régulière dans vos périodes.

10. Test de grossesse positif: Si vous avez au moins un jour de retard de règles, vous pouvez faire un test de grossesse. Celui-ci donnera une réponse claire à partir du 14e jour après la fertilisation. Si vous ne pouvez pas attendre vos règles (ou leur absence), un test sanguin peut être effectué huit à dix jours après la fertilisation. Gardez en tête que les tests de grossesse ne sont pas toujours sûrs à 100%, même les sanguins. Si vous avez un résultat négatif mais que vous vous sentez quand même enceinte, refaites un test une semaine plus tard.

lundi 17 septembre 2007

Le diabète gestationnel

Le diabète gestationnel est une complication de plus en plus fréquente de la grossesse avec des risques pour la maman et l’enfant. Il est important de le prévenir et de connaître les mesures diététiques à mettre en place dès son dépistage.

Prévention : La future maman devrait, dès le début de sa grossesse, s’attacher à avoir une alimentation équilibrée et associée à une activité physique suffisante.

Concrètement, cela signifie :
- avoir au moins 3 repas par jour pour bien répartir l’énergie nécessaire sur la journée
- Prendre des repas équilibrés et variés: de la viande, du poisson ou des œufs accompagnés de féculents (pâtes, riz, pomme de terre…) ou de pain et de légumes (crus ou cuits)
- Ajouter à la fin de chaque repas, et éventuellement en collation un produit laitier : fromage, yaourt, fromage blanc de préférence natures que l’on sucre soit même plutôt que les crèmes desserts ou spécialités laitières aromatisées ou aux fruits
- Eviter les aliments sucrés : on peut sucrer ses laitages avec 1 c à café de sucre, de miel ou de confiture, éventuellement consommer un ou deux carrés de chocolat à la fin du repas si l’on est gourmande
- Consommer au maximum 3 fruits par jour : ils apportent certes des vitamines, des minéraux et des fibres mais également du sucre ! (en moyenne l’équivalent de 2 morceaux de sucre par fruit)
- Limiter la consommation de boissons sucrées du type soda, sirop, jus de fruits
- Utiliser les matières grasses en quantité modérée : 1 noisette de beurre ou de margarine ou 1 c à soupe d’huile par repas
- Penser à boire au moins 1.5 litre d’eau par jour : pendant ou entre les repas selon vos préférences

Mesures diététiques à mettre en place en cas de diabète gestationnel :
Lorsque le diagnostic est posé, la maman devra être encore plus attentive à son alimentation et notamment par rapport aux sucres :
- Conserver des féculents ou du pain (sucres lents), complets de préférence, à chaque repas (quantités adaptées à chaque patiente), et les accompagner de légumes: les fibres qu’ils contiennent permettent de ralentir l’absorption du sucre, donc de limiter la glycémie (taux de sucre dans le sang)
- Eviter voire supprimer, selon les cas, les sucres rapides : jus de fruits, compotes, sucre et dérivés
- Privilégier en collation un produit laitier nature plutôt qu’un fruit qui apporterait plus de sucre.
- Ne pas grignoter

Mesures diététiques à mettre en place en cas de diabète gestationnel :
Lorsque le diagnostic est posé, un regime visant a la normalisation de la glycemie sera instauré ; en cas d echec du regime un tratiement par insuline pourra etre necessaire.

jeudi 13 septembre 2007

L’excès de poids de la mère crée des malformations chez le bébé

Les femmes qui luttent déjà contre un excès de poids avant de tomber enceinte, ont plus de risques d’avoir un enfant présentant une malformation. La grossesse et l’obésité ne sont pas une combinaison idéale d’après les experts américains.

Lésions
Pour les futures mères ayant un BMI supérieur à 30 (niveau de l’obésité), il y a deux fois plus de risques d’accoucher d’un bébé souffrant de spina bifida (l’épine dorsale fendue en deux), d’après les résultats de cette étude. Le risque d’anomalies cardiaques, aux parties génitales et aux membres augmente aussi.

Bec de lièvre
L’insuffisance de poids comporte moins de risques mais peut par contre provoquer plus de becs de lièvre. Les chercheurs ont étudié les données de plus de 14.000 enfants étant nés entre 1997 et 2002.

mardi 21 août 2007

Mode : Les tendances pour la femme enceinte

Les femmes enceintes d'aujourd'hui ont beaucoup plus de chance qu’il y a quelques années… Désormais, les stylistes pensent à elles et à leur look. Adieu les jupes diformes, les pantalons vieillots et les gilets dix fois trop grands Les créateurs prennent en compte les tendances actuelles, le tout s’accommodant au ventre qui s’arrondit et à la poitrine qui prend de l’ampleur, avec originalité et élégance.

Pas de démesure
Beaucoup de femmes se trompent en achetant simplement des tailles plus grandes. Ces tenues n’épousent pas le corps d’une femme enceinte et donc ne la mettent pas en valeur. Les vêtements de grossesse, eux, ont été créés pour vous mettre en valeur durant ces neuf mois. Vous pourrez même encore les porter quelque temps après votre accouchement, le temps que votre corps retrouve sa morphologie naturelle.



Au fil des mois
La plupart de ces tenues sont étudiées pour vous faciliter un maximum la vie, comme l’utilisation d’une cordelette pour fermer les pantalons au lieu de boutons ou de tirettes. Des matières confortables quelque soit votre posture. Sans oublier qu’ils soutiennent votre ventre de façon optimale (haut du pantalon en fibre élastique) qui s'adaptent au stade de la grossesse et resteront jolis durant tout ce laps de temps (et même après l’arrivée de bébé, quand votre corps se modifiera encore).

Mode
Les femmes enceintes veulent montrer leur ventre et non le dissimuler. Pour cela, les jupes s’adaptent aux courbes des hanches et accentuent le ventre. Les tops, mais aussi les tuniques, descendent jusque sous le bedon pour mettre en avant sa jolie forme. Les chemises tombent droit alors que les pantalons, eux, ressemblent à ceux des tendances de l’été, qu'ils soient slim, longs ou en version trois quart, ils se font un point d'honneur à vous rendre belle et stylée.
ClassiquesPour autant, pas la peine de se ruiner, il existe des tas de chaînes de magasins qui ont lancé leurs propres collections dédiées aux femmes enceintes. De plus, on ne vous demande pas de refaire toute votre garde-robe. Optez pour quelques classiques de bonne qualité. Par exemple, un jeans, un pantalon, une jupe et pour le haut, une chemise, une tunique et quelques t-shirts. N’oubliez pas de vous renseigner autour de vous: certaines connaissances pourront vous prêter ou vous revendre quelques vêtements de grossesse (mais ne prenez que les pièces qui correspondent à votre style).