
Une expérience conduite par une équipe de l'Inserm montre que des souriceaux exposés à ces psychotropes ont des troubles du sommeil à l'âge adulte.
Six millions de Français souffrent d'insomnie. Une équipe de chercheurs français de l'Inserm vient de démontrer, dans l'édition d'avril du Journal of Neuro-science, à partir de travaux chez la souris, que la régulation du sommeil se programme dans les toutes premières années de vie. Cette période serait essentielle au bon fonctionnement des neurotransmetteurs cérébraux qui font en particulier intervenir la sérotonine dans la régulation du sommeil. Il est avéré que les perturbations du fonctionnement de ce système provoquent des troubles du sommeil, de l'anxiété, voire de la dépression.
Or chez les personnes dépressives, la plupart des traitements sont à base d'inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, qui agissent en augmentant artificiellement son taux dans la synapse (le site de contact entre deux neurones). Des traitements qui ne sont pas sans conséquence.
L'équipe de Joëlle Adrien, directrice de l'Unité 677 consacrée à la neuropsychopharmacologie, a traité des souriceaux avec des antidépresseurs durant quinze jours, juste après leur naissance. Après les avoir suivis sur une longue période, elle a constaté que ce régime induisait par la suite des troubles du sommeil, celui-ci étant fragmenté et peu réparateur. Des perturbations proches de celles observées dans la dépression et qui persistaient tout au long de leur vie. En revanche, si un tel traitement leur était administré après la puberté, ils n'ont constaté aucune conséquence dommageable.
«Ces travaux nous donnent à penser que les trois premières semaines de vie chez la souris constituent une période critique durant laquelle s'installe et se consolide l'impact du système sérotoninergique sur la régulation du sommeil et des comportements émotionnels (anxiété et dépression)», analyse la neurobiologiste. «Et une fois ce système mis en place, il semble qu'il ne soit plus possible de le modifier.» La programmation du sommeil se fait donc dans une période relativement courte du développement.
Prudence des chercheurs
Donner des antidépresseurs qui augmentent artificiellement le taux de sérotonine à des souriceaux a donc un effet paradoxal, provoquant longtemps après des symptômes dépressifs. A contrario, chez des petits rongeurs dotés d'un système à sérotonine qui génétiquement fonctionne trop vite, si on leur administre durant cette même période de trois semaines des substances qui vont bloquer le fonctionnement des récepteurs à la sérotonine, ces petits muridés récupéreront un sommeil réparateur et un contrôle émotionnel normal tout au long de leur existence.
De là à extrapoler à l'être humain, les chercheurs restent extrêmement prudents. Mais ils mettent néanmoins l'accent sur la nécessité d'évaluer les effets à très long terme d'un traitement par antidépresseurs chez l'enfant (assez rarement prescrit en France mais beaucoup plus aux États-Unis) et aussi chez la femme enceinte. Combien sont concernées par de telles prescriptions dans notre pays ? On l'ignore mais aux États-Unis elles seraient au moins 10 %. Une étude visant à évaluer a posteriori les conséquences chez l'enfant d'une femme qui a pris de tels médicaments durant sa grossesse devrait démarrer l'année prochaine. Mais, dans l'immédiat, ils estiment qu'il faut mettre en garde sur les risques à très long terme de ces antidépresseurs susceptibles d'induire une certaine fragilité du sommeil et du contrôle émotionnel.
Rappelons qu'avec la vie moderne qui impose des rythmes de plus en plus frénétiques, on ne dort plus autant qu'on en aurait besoin. En l'espace de quatre-vingts ans, les Français ont perdu quotidiennement d'une à deux heures dans les bras de Morphée.
Source : Lefigaro.fr
mardi 29 avril 2008
Antidépresseurs : les risques durant la grossesse
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mercredi 23 avril 2008
Bébé : De plus en plus diffcile de tomber enceinte

Les femmes ont des enfants de plus en plus tard, la fertilité masculine se détériore... Cela a-t-il des conséquences sur le nombre d'enfants par femme ? Pas pour l'instant, selon une étude de l'Inserm qui précise néanmoins que cela devrait accroître fortement la demande de procréation médicalement assistée.
Henri Leridon et Remy Slama, de l'Inserm ont cherché à évaluer précisément l'impact de la baisse de la qualité du sperme et des envies plus tardives d'enfant sur la natalité française. Les résultats de cette étude montrent, contre toute attente, un impact limité sur le nombre final d'enfants par femme. Selon les résultats de leur modélisation, ce nombre passerait en moyenne de 2,00 à 1,92 si la fécondabilité diminuait de 15 %. Et il passerait à 1,77 si toutes les femmes reportaient leur première grossesse de 69 mois, soit près de six ans. L'âge moyen à la maternité (tous rangs confondus) serait alors de 33 ans.
Cependant ces résultats mettent en avant des difficultés plus importantes pour procréer. La baisse de 15 % de la fécondabilité entraînerait un bond de 73 % d'éligibilité à la procréation médicalement assistée compte tenu de l'échec des couples à procréer pendant plusieurs années. Cette tendance serait encore plus marquée par le report des grossesses. Le délai supplémentaire de 69 mois entraînerait une hausse de près de 80 % d'éligibilité à la procréation médicalement assistée. Plus d'un couple sur cinq serait alors concerné contre un peu plus d'un sur 10 (11,6 %) pour la population initiale.
"L'intérêt de cette simulation est de montrer que la fécondité de la population française n'est pas menacée à court terme par la baisse de la fécondabilité et l'âge plus avancé des mères. Cependant ces modèles montrent que les difficultés individuelles à concevoir pourraient aller en augmentant. Et elles entraîneraient un surcoût important pour la société compte tenu du recours accru à la procréation médicalement assistée. Or, ces techniques sont assez peu efficaces chez les demandeurs d'âge avancé. Les couples qui retardent toujours le moment d'avoir un enfant doivent en être avertis" souligne Henri Leridon.
Source : Communiqué de l'Inserm -avril 2008
Human Reproduction - Avril 2008
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Arnaud
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Tags : Grossesse, Infertilité, Santé au féminin
Le sexe du bébé depend de l'alimentation de la maman

Une alimentation de la future maman riche en énergie avant la conception favoriserait la naissance de garçons plutôt que celle de filles selon une étude britannique sur les liens entre le régime des mamans et le sexe des bébés, publiée mercredi.
"Ces travaux pourraient aider à expliquer pourquoi la proportion de garçons baisse dans les pays développés, où de nombreuses jeunes femmes suivent des régimes hypo-caloriques", estime Fiona Mathews (université d'Exeter).
740 femmes
Les chercheurs ont questionné 740 femmes enceintes britanniques sur leurs habitudes alimentaires avant la conception et au tout début de la grossesse. Ces femmes étaient toutes enceintes pour la première fois et ne connaissaient pas le sexe du bébé à naître. Les futures mamans ont été réparties en trois groupes, en fonction de leur apport calorique au moment de la conception. 56% de celles qui avaient l'apport énergétique le plus élevé ont eu des garçons, contre 45% dans le groupe avec l'apport calorique le plus faible.
Céréales: garçon
Les chercheurs ont également montré une forte corrélation entre la consommation de céréales au petit-déjeuner et le fait d'avoir un garçon.
Naissances masculines en baisse
Ils évoquent aussi un lien avec une consommation de nutriments (potassium, calcium, vitamines C, E et B12) plus élevée et plus variée.
Ces 40 dernières années, on a enregistré dans les pays industrialisés une légère mais constante diminution de la proportion de naissances masculines (perte d'environ une naissance de bébé mâle pour 1.000 naissances chaque année). Ce déclin a été considéré comme un signe d'alerte, possiblement attribuable à une exposition à des toxiques.
Cependant, les changements de régimes alimentaires des jeunes femmes dans les pays développés, marqués par une réduction de l'apport énergétique, pourraient aussi expliquer le phénomène, estiment les chercheurs.
Petit-déjeuner sauté: fille
Le petit-déjeuner tend aussi à disparaître dans les pays développés. Aux Etats-Unis, la proportion d'adultes prenant un petit-déjeuner est passée de 86% en 1965 à 75% en 1991, notent-ils. Ils avancent comme hypothèse que sauter le petit-déjeuner prolonge la période normale de jeûne nocturne, abaissant les niveaux de glucose. Or le glucose, selon de précédentes recherches en laboratoire, favoriserait la masculinité.
Les travaux de l'équipe du Dr Mathews sont publiés dans la revue Proceeding of the Royal Society.
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jeudi 10 avril 2008
Le tabac perturbe le sommeil des bebes

Les bébés dorment moins longtemps lorsque leur maman fume une cigarette peu de temps avant d'allaiter. C'est ce qui ressort d'une enquête menée au Monell Chemical Senses Center à Philadelphie et dont les résultats ont été publiés dans le journal Bodytalk. Si les mamans ne fument pas avant d'allaiter, le bébé pourra dormir en moyenne 84 minutes. Dans le cas contraire, un bébé ne dormira que quelque 53 minutes.
Pour le professeur Julie Menella, la nicotine qui provient de la fumée de cigarettes pénètre dans le lait maternel, ce qui explique ce phénomène. "La quantité de nicotine joue également un rôle. Plus il y en a dans le lait, moins le bébé dormira", selon Julie Menella. Elle conseille aux mamans d'attendre deux heures avant d'allaiter lorsqu'elles ont fumé une cigarette. La teneur en nicotine dans le lait maternel atteint un pic une demi-heure après avoir fumé.
La consommation modérée d'alcool ne pose généralement aucun problème pour l'enfant. Toutefois, si la concentration d'hormones qui produisent le lait augmente chez la mère lorsque celle-ci boit un peu d'alcool, la quantité d'hormones qui ont pour but de faciliter le sevrage diminue. Il est donc conseillé aux mamans qui boivent un petit verre d'alcool de temps en temps d'attendre quelques heures avant de donner le sein. (belga)
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mercredi 19 mars 2008
Allaiter ? vous avez le droit !

Le droit français offre une protection en demi-teinte à la mère et à son bébé allaité.
Il est particulièrement peu protecteur en ce qui concerne des questions sensibles économiquement, comme la publicité ou l’étiquetage des produits artificiels, dont je ne traiterai pas ici. Les pressions financières et le lobbying, qui expliquent pour partie la faiblesse des politiques, ne sont pas sans rappeler la confrontation bouilleurs de cru / politiques sanitaires. Cependant, bien d’autres facteurs contribuent à façonner le droit, qui n’est jamais que le reflet des mentalités et des moeurs d’une société à un moment donné. C’est ainsi que l’égalitarisme forcené hommes / femmes, perçu dans notre pays comme signifiant – contrairement au jugement de Salomon – que l’enfant doit être coupé en deux, non seulement nuit à l’enfant lui-même, mais encore peut conduire à des sevrages forcés.
A l’inverse, la dilution de la notion de bonnes moeurs, voire de pudeur, vient au soutien des mères qui allaitent «en public».
Le manque d’intérêt des gouvernants pour la question, mais aussi les pressions supranationales, peuvent parfois avoir des effets également positifs. C’est ainsi que les femmes au travail peuvent continuer à allaiter, dans des conditions particulièrement favorables, dont le domaine d’application et les effets sont bien plus larges qu’on ne le soupçonne bien souvent.
Allaitement et droit du travail : l’heure et les pauses d’allaitement
Le droit du travail français prévoit que les mères peuvent allaiter leur enfant sur le lieu du travail une heure par jour au total.
Présentation
Le code du travail comporte aujourd’hui les normes régissant l’heure dite d’allaitement aux articles L 224-2 à L 224-4 et R 224-1 à R 224-23. Ces textes, inchangés depuis 1973, ne sont que la reprise d’autres, plus anciens, remontant au début du 20e siècle et qui visaient à l’époque à protéger la vie même des enfants. Leur espérance de vie était en effet alors faible en-dehors d’un allaitement maternel suffisant, spécialement dans le milieu ouvrier.
Aujourd’hui, les textes français sont relayés et confortés par des normes supranationales :
- la Charte sociale européenne du 3 mai 1996 nous fait obligation de ménager des pauses d’allaitement. Ce texte a fait l’objet d’une publication, par le décret n° 2000-110 du 4 février 2000. Son article 8 dispose ainsi que « les parties s’engagent... 3° à assurer aux mères qui allaitent leurs enfants des pauses suffisantes à cette fin »,
- la convention n° 183 de l’Organisation internationale du travail sur la protection de la maternité, adoptée le 15 juin 2000, lors de la 88e session de la Conférence internationale du travail (Genève), a repris le principe français et européen (la Charte sociale précitée).
Reste à définir ce qu’est exactement l’heure d’allaitement. Il s’agit d’arrêter de travailler pendant une heure par jour, divisée en deux demi-heures, et de rester sur le lieu du travail pour y allaiter l’enfant. Il ne s’agit pas de s’absenter du travail pour aller allaiter son enfant. Dans ce dernier cas, il s’agit de ce que l’on appelle une autorisation d’absence ou d’une absence pour allaitement. Il ne s’agit pas non plus d’une prolongation conventionnelle du congé de maternité. Ces deux dernières possibilités sont parfois offertes aux salariées par leur convention collective. Elles ne peuvent en aucun cas remplacer l’heure d’allaitement, mais peuvent s’y ajouter.
Domaine d’application
Précisément, le code du travail a été conçu avant tout pour les salariés du secteur privé. Dans ce domaine, ses prescriptions ne valent qu’à défaut de règles conventionnelles (convention collective, contrat de travail…). Cependant, les règles conventionnelles ne peuvent qu’être plus favorables que le code du travail. Il n’est donc pas possible qu’un employeur ou un secteur professionnel supprime ou limite l’heure d’allaitement. Il est seulement possible qu’il en étende l’application (par exemple plus d’une heure par jour, ou pendant plus d’un an, ou avec rémunération…).
Le code du travail ne s’applique hélas pas aux professions indépendantes (libérales, commerçantes…), lesquelles sont au demeurant infiniment moins protégées sur le plan de la maternité.
Reste posée la question de son application aux fonctionnaires. Il leur est souvent refusé le bénéfice de l’heure d’allai¬tement, au motif qu’une circulaire (FP/4 n° 1864 du 9 août 1995 relative au congé de maternité ou d’adoption et autorisations d’absence liées à la naissance pour les fonctionnaires et agents de l’Etat, NOR : FPPA9530027C) s’y opposerait. Cette même circulaire ne peut être comprise qu’au regard d’un texte plus ancien, auquel elle renvoie : l’instruction du 23 mars 1950 (JO des 26 mars, 7 et 29 avril 1950). Or cette dernière retient qu’il « n’est pas possible, en l’absence de dispositions particulières, d’accorder d’autorisations spéciales aux mères allaitant leurs enfants, tant en raison de la durée de la période d’allaitement que de la fréquence des absences nécessaires ». Elle recommande toutefois aux administrations qui le peuvent matériellement, de permettre aux mères d’allaiter leur enfant, voire de bénéficier d’autorisations d’absence.
Pour comprendre ce que cela signifie, il convient de reprendre deux éléments évoqués par le texte de 1950 :
- il évoque l’absence de la mère pour cause d’allaitement,
- il se fonde sur l’absence de disposition particulière.
Sur le premier point : l’instruction de 1950 ne parle tout simplement pas de la même chose que le code du travail. Elle traite de l’autorisation d’absence de la mère, tandis que le code du travail évoque une pause d’allaitement prise sur le lieu du travail. Comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas la même chose, et d’ailleurs la jurisprudence sociale l’a souvent relevé (voir par exemple Cass. Soc., 30 octobre 1991, Bull. Civ. V, n° 457). Donc l’instruction n’interdit pas l’heure d’allaitement, mais l’absence pour allaitement.
Quant au second point, à savoir l’absence de disposition particulière dans le droit de la fonction publique, les textes de 1950 et 1995 ne parlent pas d’heure d’allaitement, donc ne peuvent être tenus pour constituer une disposition particulière à ce sujet. Au demeurant, ils ne constituent pas des normes, contrairement aux arrêtés, décrets ou lois.
Précisément, en l’absence de règles particulières concernant les fonctionnaires, le principe retenu par le Conseil d’Etat, juridiction suprême en droit public, est que les règles du code du travail s’appliquent (CE, 8 juin 1973, Ass., Dame Peynet, Recueil Lebon, 406 ; AJDA 1973, 587 ; JCP 1975, II, 17957).
Le raisonnement que je propose ci-dessus doit pouvoir être opposé à toute administration qui interdirait à une fonctionnaire qui le souhaiterait de bénéficier de l’heure d’allaitement. Il l’a d’ailleurs déjà été avec succès dans le contexte hospitalier.
Mais en quoi consiste concrètement l’heure d’allaitement ?
Fonctionnement
L’article L 224-2 prévoit que la femme dispose d’une heure d’allaitement ; l’article L 224-3 ajoute qu’elle « peut toujours allaiter son enfant dans l’établissement »
Il en découle que pour l’utilisation de son heure d’allaitement, la mère a le choix entre :
- tirer son lait,
- allaiter son enfant sur place.
Plus encore, il ne fait aucun doute que, dans son esprit d’origine, l’heure d’allaitement a pour objet unique de permettre à la mère de se faire amener l’enfant sur place et de l’y allaiter.
Dans les deux cas, l’heure d’allaitement est répartie en deux périodes de trente minutes, l’une le matin, l’autre l’après-midi (art. R. 224-1, al. 1 CT). Les moments où sont prises ces pauses sont négociés entre l’employeur et la salariée. A défaut d’accord, elles sont réparties au milieu de chaque demi-journée (art. R. 224-1, al. 2 CT).
Aucun aménagement (local, intimité, hygiène, frigidaire…) n’a été prévu lorsque la mère utilise son heure d’allaitement pour tirer son lait. En revanche, un luxe de détails figure encore dans la partie réglementaire du code du travail aux articles R 224-2 et suivants : chambres ou locaux d’allaitement, règles d’hygiène, présence de personnels, etc. Des règles qui sont hélas tombées en désuétude en même temps que l’allaitement, mais qu’il serait utile de rappeler à un employeur qui rechignerait à respecter le code du travail, par exemple sur le mode : « Vous avez encore de la chance que je n’allaite pas mon enfant sur place, car vous auriez alors à prévoir un local avec lavabo, etc. » Lorsque la mère choisit d’allaiter son enfant sur son lieu de travail, il convient naturellement de revendiquer que celui-ci puisse être amené sur place par la nourrice (qu’il est toujours préférable de choisir près du travail et non près de chez soi, ce qui permet en outre d’aller manger avec lui et de lui donner des tétées à ce moment-là).
Le code du travail ne prévoit pas que l’heure d’allaitement soit rémunérée. Bien que celle-ci se prenne sur le temps de travail, elle n’est en effet pas considérée comme du travail effectif (Rep. Min., n° 29 ; JOANQ, 9 août 1993, p. 2478). La convention OIT précitée demande aux Etats de prévoir la rémunération de cette heure. La France l’a signée mais pas encore ratifiée.
Naturellement, une convention collective peut toujours prévoir la rémunération. Par ailleurs, certains employeurs rémunèrent malgré tout l’heure d’allaitement, dans l’ignorance de son régime juridique.
L’heure d’allaitement ne peut être prise que jusqu’à ce que l’enfant ait un an. C’est donc son âge à lui et non le retour du travail qui marque le début de l’application de l’heure d’allaitement, laquelle durera par définition moins d’un an. Cependant, cette règle n’est énoncée qu’à propos de l’heure d’allaitement elle-même, à l’article L 224-2.
Elle n’a pas été reprise à l’article L 224-3 qui, tout au contraire, dispose que la mère peut « toujours allaiter son enfant » sur le lieu du travail. Il me paraît donc clair que :
- l’utilisation du tire-lait est limitée au premier anniversaire de l’enfant,
- l’enfant peut être allaité au-delà sur le lieu du travail.
Relevons enfin qu’une entrave à l’heure d’allaitement de la part de l’employeur :
- soit qu’il la refuserait,
- soit qu’il la rendrait de fait impossible,
- soit qu’il interdirait à un tiers d’amener l’enfant sur le lieu du travail,
- soit qu’il ne prévoirait pas les chambres ou locaux d’allaitement réglementaires, constitue une contravention dite de cinquième classe, qui expose son auteur à une amende de 1500 euros, sanction portée à 3000 euros en cas de récidive dans un délai d’un an (art. L. 262-7 CT). Dans certaines circonstances, en cas de licenciement corrélatif à un différend sur ces points, il pourrait être retenu qu’il a été abusif et conduire à une indemnisation (Conseil des prud’hommes de Brest, 27 fév. 2001, CFDT magazine, septembre-octobre 2001, n° 273, chronique judiciaire, p. 26).
Allaitement et droit civil : la séparation des parents
Il est nécessaire à ce stade d’apporter quelques précisions quant aux règles applicables aux enfants, dans le cadre d’un divorce ou d’une séparation. Le passage devant un juge est obligatoire dans le premier cas ; il est facultatif dans le second.
Pour ce qui concerne la séparation, que ce soit dans le cadre d’un mariage ou d’un concubinage, j’aurais tendance à dire qu’il peut être judicieux d’attendre que l’allaitement en cours soit terminé pour saisir un juge. Certes, les mères pensent souvent que cette saisine va permettre de fixer les devoirs de chacun, notamment en matière financière. Mais lorsqu’on peut se permettre d’attendre, cela évite tout simplement de mettre en danger l’allaitement lui-même.
Une règle domine : l’égalité des parents quant à l’autorité parentale (372 C. civ.). Cette égalité se traduit même, depuis une loi du 4 mars 2002, par la primauté de la garde alternée. Certes, celle-ci n’est supposée pouvoir être imposée que dans un cadre non conflictuel. Cependant, de plus en plus, des parents la subissent, même en cas de conflit. Surtout, il est extrêmement choquant de relever que, dans la pratique, il n’est pas hésité à faire application de ce mode de garde hautement toxique sur le plan psychique (si ce n’est pour des enfants assez âgés et encore…) à des bébés ! Au demeurant, la Défenseure des enfants, Claire Brisset, dans son rapport pour 2005, s’est clairement prononcée contre la garde alternée avant l’âge de 5 ou 6 ans.
Il va sans dire que ce type de modèle est totalement délétère pour l’allaitement. Si l’on est confrontée à une telle exigence, le mieux est de solliciter une progressivité.
Fort heureusement, la plupart des pères de tout-petits ne veulent pas de garde alternée ni de la « garde » tout court. L’on se trouve alors à devoir négocier les modalités du droit de visite. Il convient de rappeler tout de suite que si rien ne peut contraindre un père à rendre visite à son enfant, en revanche, le fait pour la mère de s’y opposer constitue rien de moins qu’un délit dit de non-présentation d’enfant (227-5 C. pén.). Il fait encourir une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Autant dire que le législateur a privilégié les droits du parent défaillant sur ceux de son enfant. C’est significatif de toute la philosophie de notre droit de la famille…
Les parents peuvent négocier entièrement les modalités du droit de visite. Sauf abus, le juge homologuera leur accord. En cas de désaccord et sauf garde alternée, on tend à appliquer le modèle du week-end sur deux et de la moitié des vacances scolaires. Si le week-end sur deux n’est pas fatal à l’allaitement, en revanche ce sera le plus souvent le cas des vacances, spécialement d’été. Quelle attitude adopter en la matière ? Mon expérience, auprès de nombreuses mères et dans de nombreuses procédures de ce type, me conduit à suggérer la plus grande prudence. Je conseille avant tout d’éviter totalement d’évoquer l’allaitement, voire de nier son maintien, dès lors que l’enfant a dépassé quelques mois. La tolérance maximale absolue que j’ai pu relever chez les magistrats était d’une année d’allaitement.
Il faut en effet comprendre l’état d’esprit de ces derniers. Leur vision des couples qui se séparent n’est pas la nôtre. Nous tendons à voir un méchant et un gentil au regard de la vie de couple ou parentale ; eux se positionnent au regard de l’attitude au cours de la procédure. Le « bon » est celui qui est conciliant, cohérent et surtout respecte les droits, notamment parentaux, de l’autre. Dès lors, la mère qui évoque son allaitement dans l’espoir d’obtenir un aménagement du droit de visite du père est nécessairement perçue comme celle qui utilise l’allaitement afin d’empêcher le père de l’exercer. Ceci vaut d’autant plus que les magistrats sont souvent des femmes ayant peu ou pas allaité, puis repris leur carrière et qui ont, comme nous tous d’ailleurs, baigné dans la culture ambiante et la vulgarisation psy qui estiment que le père est essentiel pour casser la fusion mère-enfant.
Il est vrai que j’ai de temps à autre rencontré des mères qui instrumentalisaient effectivement l’allaitement contre le droit de visite du père. C’est facile à repérer : elles refusent par exemple l’idée même de tirer leur lait, répètent que le père est incapable, etc. Il peut d’ailleurs l’être effectivement. Cela dit, dans aucune procédure, à moins d’un père hautement toxicomane ou très hautement alcoolique (et encore…), cela n’est une bonne approche. Le magistrat risque de voir la mère en castratrice vampire de son enfant et penser qu’il est encore plus important que les droits du père soient respectés, voire augmentés.
Ne pas parler du tout d’allaitement est donc à mon sens, sauf dans le cas d’un père qui demande une garde alternée, la meilleure chose à faire, sachant que la procédure durera près d’un an de toute façon, et que l’enfant sera parvenu alors à un âge auquel le magistrat ne pourra concevoir qu’il soit encore allaité. Si le père invoque l’allaitement (généralement pour faire passer la mère pour une malade fusionnelle, voire pire), il convient soit de minimiser si l’enfant est petit (par exemple « oui, il tète encore une à deux fois par jour / une fois de temps à autre, il a été fortement traumatisé par la séparation / les disputes »…), soit de nier absolument, spécialement s’il s’agit d’un bambin. Rappelez-vous qu’en matière civile, la preuve est apportée par les parties ; elle vous appartient donc. Je sais que ce n’est guère là une position militante. Mais militer aux dépens de son enfant, cela ne me paraît pas envisageable.
En revanche, invoquer que l’enfant est fragilisé par la séparation, les violences verbales et autres, qu’il n’a plus l’habitude de son père qui est parti ou ne s’en est jamais occupé, et qu’il faut y aller crescendo afin d’obtenir des aménagements, est une meilleure approche.
La manière compte également. Il faut éviter d’être dans le refus (« non, pas ça parce que… ») et préférer la proposition, laquelle doit impérativement manifester que l’on ne veut pas réduire le temps total passé par le père avec son enfant. Par exemple, pour le week-end, proposer quelques semaines où il prend l’enfant une journée sans la nuit, puis deux journées sans la nuit, et enfin tout le week-end, sur une période de plusieurs mois ; mais en compensation, suggérer qu’il prenne son enfant quelques heures le mercredi, ou le soir après le travail, ou durant tel jour de RTT, ou encore, plus simplement, proposer un jour chaque week-end au lieu d’un week-end sur deux, etc. L’essentiel est que le magistrat sente qu’on ne veut pas aller contre les droits du père, mais qu’on veut assouplir le système classique, au profit unique de l’enfant. Si le père rechigne et exige le classique un week-end sur deux, c’est lui qui sera perçu comme « enquiquineur »… Evidemment, les choses sont plus complexes pour les vacances. Si l’on est engagé dans un allaitement long et que l’on n’a pu éviter de repousser le lancement de la procédure, il va falloir là aussi faire preuve d’imagination. Suggérer par exemple que le père prenne l’enfant un jour sur deux durant toutes les vacances, du moins la première année, plutôt que seulement la moitié de celles-ci. Ou proposer qu’il prenne en plus l’enfant tous les week-ends en compensation, etc. Si le bambin est suffisamment grand, les seins s’adapteront néanmoins à des séparations très longues. Le droit de la famille n’est finalement guère favorable à l’allaitement. Fort heureusement, il n’en va pas ainsi du droit pénal.
Allaitement et droit pénal : la licéité de l’allaitement dit en public
La France est un pays privilégié quant à sa perception et sa manière de régir la pudeur. Aucune disposition générale et nationale ne prohibe l’allaitement dit « en public ». Aucune affaire retentissante n’a jamais eu lieu, contrairement à ce que l’on a pu rencontrer dans des pays comme l’Australie ou les Etats-Unis. Cependant, des mères font parfois l’objet de remarques ou injonctions lorsqu’elles allaitent dans des lieux publics.
Faute de disposition traitant spécifiquement de ce sujet, il est parfois opposé aux mères qu’elles commettraient un « attentat à la pudeur ». Disons d’emblée que cette notion a disparu de notre système juridique depuis 1994 ! L’a remplacée une qualification pénale plus étroite : l’exhibition sexuelle qui fait encourir une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende (222-32 C. pén.). Le fait qu’elle soit plus étroite est déterminant pour ce qui concerne l’allaitement. Attenter à la pudeur pouvait couvrir des situations comme remonter de la plage en maillot de bain et allaiter. En revanche, l’exhibition sexuelle suppose d’exposer autrui à la vue d’un acte obscène à caractère sexuel. Il va de soi que cela ne s’applique absolument pas à l’allaitement. Ajoutons que les mères qui allaitent « en public » n’imposent en réalité le plus souvent pas celui-ci à la vue d’autrui. La plupart le font d’une manière aussi discrète que possible. Il est en revanche possible à des institutions d’interdire des comportements déterminés dans le cadre de leur règlement intérieur, qui est opposable à ses utilisateurs. Ainsi certains musées ou autres prohibent-ils le fait de manger. Certaines mères se sont vu interdire d’allaiter à ce titre. Sur ce seul fondement, ce n’est sans doute pas illicite – même si c’est absurde.
En revanche, l’interdiction du principe même de l’allaitement dans un lieu public, prévu expressément dans un règlement intérieur, me paraît illicite. C’est qu’un règlement intérieur ne saurait contredire la loi. Or, ce sont des considérations supérieures qui viennent au soutien de l’allaitement, et notamment le droit à la santé pour tous, garanti par des textes comme le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, toujours en vigueur, par renvoi du préambule de la Constitution du 4 octobre 1958, la Convention relative aux droits de l’enfant, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989 (art. 6 et 24) et enfin la Charte européenne du 3 mai 1996, précitée (préambule, partie I-11).
Source : Allaiter ? Vous avez le droit !
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mardi 11 mars 2008
Grossesse : Les examens clinique avant bébé

L'examen clinique est un acte essentiel qui, pour être efficace, doit être mené dans de bonnes conditions, en respectant les principes de confort, d'hygiène et de sécurité. L'examen associe un examen général et un examen obstétrical.
I. L'EXAMEN GENERAL
1. Recherche d'une glycosurie et d'une albuminurie
2. Pesée
Si possible, toujours sur la même balance. La prise de poids, qui doit être harmonieuse, ne doit pas excéder 12 kg en moyenne à terme.
3. Mesure de la pression artérielle (PA)
A chaque consultation prénatale.
Avant l'examen obstétrical, après une phase de repos en position assise, bras nus, avec un brassard adapté (brassard pour obèse si la circonférence du bras est supérieure à 30 cm). La diastolique est définie comme le 4e bruit de Korotkoff (le 5e bruit est souvent très bas).
Une systolique ³ 140 mm Hg et/ou une diastolique _ à 90 mm Hg, à 2 reprises, à 6 heures d'intervalle, est/sont pathologique(s). Une élévation anormale de la PA fera rechercher systématiquement des signes fonctionnels d'hypertension.
4. Inspection générale
Elle comprend, en particulier, le rapport taille/poids, l'examen de la peau (lésions et/ou cicatrices), des conjonctives, des dents et des gencives, la recherche d'une pathologie veineuse, la mise en évidence d'une myopie, d'une boiterie à la marche.
5. Auscultation cardio-pulmonaire
Systématique lors de la première consultation.
6. Examen des seins
Au moins une fois en début de grossesse, à la recherche d'une anomalie du mamelon (bout de sein ombiliqué par exemple), d'une tumeur avec ou sans adénopathie axillaire et d'un écoulement mammaire ; la surveillance des seins pendant la grossesse fait partie des mesures générales de prévention et s'inscrit, en outre, dans le cadre de la préparation et de la prophylaxie de l'allaitement maternel.
II. L'EXAMEN OBSTETRICAL
1. Inspection de l'abdomen
À la recherche de cicatrices et avec observation, suivant le terme, de la forme de l'utérus.
2. Palpation abdominale
La patiente est installée en décubitus dorsal, membres inférieurs étendus, les mains de l'examinateur sont posées à plat sur l'abdomen et dépriment doucement sa paroi de la pulpe des doigts ; l'exploration est méthodique et indolore, commençant par la région sus-pubienne, continuant par le fond utérin et se terminant par les parties latérales de l'utérus.
À partir de la 28e SA, la palpation devient un élément diagnostique et pronostique fondamental de l'examen obstétrical, avec ses 3 objectifs dans le temps et suivant le terme :
a) Étudier la consistance, la souplesse ou la tension (relâchement/contraction) et la sensibilité de l'utérus à la mobilisation,
b) Situer le ou les fœtus dans l'utérus (présentation, rapports de celle-ci avec le bassin maternel, position du fœtus, côté du dos et volume),
c) Apprécier le volume du liquide amniotique (cf. signe du flot).
Par ailleurs, la palpation donne le plus souvent lieu à des mouvements actifs (perçus en moyenne à partir du 4e mois) ; excellent indice de réactivité du fœtus.
3. Mesure de la hauteur utérine (HU)
En décubitus dorsal, vessie préalablement vidée, avec un mètre ruban déroulé à partir du bord supérieur de la symphyse pubienne, selon l'axe de l'utérus, jusqu'au fond utérin ; le chiffre correspondant à la hauteur utérine est indiqué par le bord cubital de la main qui tient le mètre ruban (Giraud, 1982). Il faut insister sur l'intérêt de la mesure par un même examinateur au cours de la grossesse.
Entre 4 et 7 mois, on multiplie par 4 le nombre de mois pour obtenir la hauteur utérine moyenne correspondante. La règle est valable jusqu'à terme si l'on retranche 2 cm les 2 derniers mois.
La hauteur utérine doit augmenter entre 2 examens successifs à 1 mois d'intervalle. Ses anomalies (excès ou augmentation trop rapide, insuffisance) doivent conduire à un certain nombre de diagnostics différentiels d'une pathologie ovulaire, fœtale et/ou maternelle (cf. chapitres correspondants). Il pourra également s'agir d'une grossesse plus avancée ou plus jeune, voire d'un arrêt de la grossesse ; le premier temps de la démarche étiologique consistera donc impérativement en la vérification du terme.
4. Auscultation des bruits du cœur fœtal (BDC)
À partir de 12-15 SA, la mise en évidence des souffles placentaires et/ou bruits du cœur requiert l'emploi d'un détecteur à ultrasons utilisant l'effet Doppler, placé au niveau de la région hypogastrique ;
À partir de 20-22 SA, l'auscultation à l'aide d'un stéthoscope obstétrical uni-auriculaire (stéthoscope de Pinard) est recommandée. La localisation des bruits du cœur varie avec le terme, la position, la présentation et le côté du dos du ou des fœtus (l'épaule antérieure est un bon repère).
L'auscultation fœtale doit, en outre, associer le comptage de la fréquence des bruits du cœur (à dissocier du pouls maternel). Le rythme de base se situe entre 110 et 160 bpm.
Des accélérations peuvent être contemporaines des mouvements actifs fœtaux.
Toute anomalie du rythme cardiaque fœtal (RCF) : bradycardie, tachycardie, décélérations, arythmie, nécessite un bilan étiologique selon le terme et le contexte clinique comprenant, entre autres, une échographie doppler et un monitorage cardiotocographique.
5. Examen de la vulve et du périnée
Examen des lèvres et de l'hymen.
Recherche de lésions cutanéo-muqueuses (condylomes, herpès), de cicatrices et en particulier de mutilations (excision des nymphes, clitoridectomie) et d'une pathologie veineuse (varices vulvaires, hémorroïdes).
6. Examen au spéculum
Il est systématiquement, en début de grossesse, pratiqué avant le toucher vaginal ; puis sur indication médicale ultérieurement, en cas de leucorrhées pathologiques ou d'un écoulement de liquide, ou pour objectiver des métrorragies. Un frottis cervico-vaginal sera réalisé à l'occasion de cet examen si le dernier date de plus de 2 ans.
La patiente est en position gynécologique, vessie vide ; le spéculum, de taille adaptée, est introduit selon un plan oblique puis progressivement orienté à 90° afin de placer ses valves transversalement à la fente vulvaire ; la pose doit être indolore sans nécessiter de lubrifiant.
L'examen du col utérin permet d'apprécier son aspect et sa couleur, de repérer toute particularité ou anomalie de sa muqueuse (ectropion banal, polype, vésicules d'herpès, condylomes et toute autre lésion ou signe d'infection), de mettre en évidence un écoulement (sanglant ou non) provenant de l'endocol ou de l'exocol.
L'examen du vagin est réalisé en déplissant ses parois lors du retrait progressif du spéculum ; il recherche l'existence d'une cloison (longitudinale ou horizontale <=> diaphragme), apprécie la couleur, les sécrétions et d'éventuelles lésions de sa muqueuse.
7. Toucher vaginal
L'utilisation d'un doigtier stérile à usage unique, lubrifié ou non, est de rigueur. La femme est installée en position gynécologique sur un plan dur, vessie et (si possible) rectum vides ; la main abdominale permet de combiner le palper au toucher.
Le toucher vaginal a différents objectifs suivant le terme auquel il est réalisé :
- au premier trimestre, il permet le diagnostic clinique de la grossesse,
- au deuxième trimestre, il recherche plus spécifiquement des modifications cervicales,
- au troisième trimestre, il s'attache à explorer le col utérin, le segment inférieur (SI), la présentation fœtale, l'état des membranes - lorsque l'orifice interne OI est ouvert - le bassin osseux et le tractus génital.
Le col est défini par sa position, sa longueur, sa consistance et son degré de fermeture ou d'ouverture ; il est important de rappeler qu'il ne faut, en aucun cas, forcer l'ouverture du col, le cathétériser et dépasser son orifice interne (OI) avant terme ; cela afin d'éviter le risque infectieux et le traumatisme qui peut être responsable d'une rupture des membranes ou d'une hémorragie (attention aux languettes placentaires).
Le segment inférieur se forme au troisième trimestre entre le corps et le col utérin ; d'abord épais, il s'amplifie et s'amincit en se moulant sur le pôle fœtal, généralement en fin de grossesse chez la primipare et en début de travail chez la multipare. La bonne ampliation est un élément favorable du pronostic de l'accouchement.
Le diagnostic de présentation, posé lors de la palpation abdominale, est confirmé par le toucher vaginal. Celui-ci précise la hauteur de la présentation (situation de son point le plus bas par rapport au plan des épines sciatiques : présentation haute et mobile, appliquée, fixée, engagée ou basse).
L'examen clinique du bassin est essentiel et doit être systématique à la consultation du 8e mois. Il vise à dépister les anomalies de formes et de dimensions, ainsi qu'à rechercher des malformations et des lésions traumatiques (cals de fractures). Il relève du spécialiste.
Source : gyneweb.fr
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mercredi 30 janvier 2008
Don de gamètes : Des couples attendent vos dons de sperme ou d'ovules

Les 1er et 2 février prochains se dérouleront les Journées du Don de Gamètes 2008, à Paris.
Environ 15% des couples consultent pour infertilité dans nos sociétés occidentales L'objectif de ces deux jours est d'informer sur cette pratique, qui consiste à donner anonymement et gratuitement son sperme ou ses ovocytes, pour permettre à d'autres de concevoir un enfant.
Selon l'association les Enfants Kdos, qui organise l'évènement, "environ 15% des couples consultent pour infertilité dans nos sociétés occidentales".
A cette occasion, l'association rappelle que "le don de gamètes est prévu et encadré par les lois de bioéthique de 1994". Ces lois régissent "la cession et l'utilisation des éléments et produits du corps humain".
Ce colloque aura comme porte-parole l'animatrice de télévision Laurence Boccolini, marraine de l'association Les Enfants Kdos, qui s'est récemment positionnée sur ce sujet. Le professeur François Olivennes, spécialiste de l'assistance médicale à la procréation, sera notamment présent.
En France, le nombre de receveurs est très supérieur au nombre de dons, et les centres d'Etude et de Conservation des oeufs et du sperme (Cecos) font face à "de longues listes d'attente". Selon l'association, cette situation entraine "un nombre croissant de couples se rendant à l'étranger par obligation".
Pour donner son sperme dans un Cecos, il faut avoir moins de 45 ans, être père, avoir l'autorisation de sa conjointe, et effectuer des tests de dépistage avant le don et six mois après. Quant aux femmes qui effectuent un don d'ovocytes, celles-ci doivent être mariées ou vivre en couple, avoir eu au moins un enfant, avoir moins de 38 ans, et avoir l'autorisation de leur conjoint.
En 2004 en France, 113.000 tentatives de procréation médicalement assistée ont été réalisées, ce qui a donné lieu à 17.800 naissances, soit 2,3% des naissances de 2004. Parmi ces naissances, 876 étaient issues d'un don de sperme, et 53 d'un don d'ovocyte.
Qu'est-ce que le don de Gamètes ?
Le don de gamètes consiste en « l’apport par un tiers de spermatozoïdes ou d’ovocytes en vue d’une assistance médicale à la procréation ». Il doit donc permettre la conception (fécondation) in vitro, le transfert d’embryon ou l’insémination artificielle chez un couple tiers.
Dans la majorité des cas, le don de gamètes permet de remédier à l’infertilité médicalement constatée d’un couple. Chez un couple fertile, il peut permettre d’éviter la transmission à l’enfant d’une maladie génétique particulièrement grave et incurable.
Principes fondamentaux du don de gamètes en France
En France la pratique du don d’ovocytes et des spermatozoïdes est soumise aux dispositions des lois de bioéthique du 29 juillet 1994 et du 6 août 2004. Le don de gamètes est soumis aux mêmes principes que les autres dons de produits et éléments du corps humain (sang, organes…). Ces principes s’appliquent indifféremment au don de spermatozoïdes et au don d’ovocytes.
· Le donneur doit faire partie d’un couple ayant déjà procréé,
· Le don est volontaire,
· Le consentement du donneur ainsi que celui du conjoint sont recueillis par écrit,
· Le don est gratuit,
· Le don est anonyme,
· Le don est soumis à des règles de sécurité sanitaire,
Les activités de recueil, traitement, conservation et cession de gamètes ne peuvent être pratiquées que dans des organismes et établissements de santé publics et privés à but non lucratif.
Le nombre d’enfants conçus avec les gamètes d’un donneur ou d’une donneuse est limité pour ne pas augmenter le risque de consanguinité. Aucun lien de filiation ne peut être établi entre l’enfant et le donneur et aucune action en responsabilité ne peut être engagée à l’encontre du donneur.
Le don de spermatozoïdes :
Pour donner son sperme, il faut :
· avoir moins de 45 ans pour les CECOS,
· être père d’au moins un enfant,
· avoir l’accord de son épouse ou de sa compagne,
· se rendre au centre plusieurs fois pour les dons et les tests médicaux,
· effectuer des tests de dépistage avant le don et six mois après.
Après un premier recueil de sperme, un examen des spermatozoïdes et un test de congélation sont réalisés.
Des tests sont également pratiqués sur une prise de sang pour définir le groupe sanguin et vérifier l’absence de maladies transmissibles.
Le don d'ovocytes :
Le don d’ovocytes est une pratique relativement récente en France. Il n’a été rendu possible que par la mise au point de techniques de fécondation in vitro. La femme qui souhaite faire don de ses ovocytes :
· doit être mariée ou vivre en couple,
· avoir eu au moins un enfant,
· être âgée de moins de 38 ans,
· avoir l'accord de son conjoint.
Le don d’ovocyte est de réalisation plus difficile que le don de spermatozoïdes car il nécessite une ponction des ovocytes – sous anesthésie - effectuée après stimulation de l’ovulation. Comme pour le don de spermatozoïdes, il est précédé de la réalisation d’examens sanguins permettant de vérifier l’absence de
maladies transmissibles chez la donneuse. Lorsque les ovocytes sont recueillis, ils sont fécondés par le sperme du conjoint. Le don d’ovocytes est peu connu : le manque de donneuses explique le délai d’attente qui est de deux ans et demi en moyenne.
Journées du Don de Gamètes 2008
Les 1er et 2 février
Espace du Centenaire, maison de la Ratp, 189 rue de Bercy, 75012 Paris
Site : www.enfantskdos.fr
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mercredi 23 janvier 2008
Grossesse et cafeine: danger !

Des doses quotidiennes élevées de caféine durant la grossesse accroissent nettement le risque de fausse-couche, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis qui confirme les résultats de travaux précédents.
Les femmes enceintes devraient en conséquence "envisager d'arrêter de consommer des boissons caféinées", écrivent les auteurs de cette étude parue dans la dernière édition en ligne de l'American Journal of Obstetrics and Gynecology.
Symptômes
Cette étude a pour la première fois isolé les symptômes spécifiques à la grossesse, comme la nausée et les vomissements, de manière à mieux mettre en évidence le lien entre le fait d'absorber de la caféine et le risque de fausse-couche, expliquent ses auteurs.
Les nausées matinales et les vomissements provoqués par la grossesse conduisent nombre de femmes à éviter de prendre des boissons contenant de la caféine, relève le Dr De-Kun Li, du centre Kaiser Permanente, un important groupe de soins hospitaliers et de recherche à but non-lucratif, principal auteur de l'étude.
Plus de risques
Cette étude, qui a porté sur 1.063 femmes enceintes pendant deux ans (1996-1998), "renforce le lien entre caféine et fausse-couche en n'étudiant pour la première fois que les femmes enceintes ayant continué à boire des boissons avec de la caféine". Les femmes dans le groupe étudié qui consommaient au moins deux tasses de café par jour ou cinq canettes de soda caféiné, soit l'équivalent de 200 milligrammes de caféine, avaient deux fois plus de risque de fausse-couche que celles n'absorbant pas de caféine, montre cette enquête.
Pour les femmes qui consommaient moins de 200 milligrammes par jour, le risque de perdre leur foetus était encore 40% plus élevé que chez celles qui s'abstenaient de boire des boissons caféinées. Le risque accru de fausse-couche paraît bien lié à la caféine seule plutôt qu'à d'autres composants chimiques présents dans le café, car la consommation de caféine provenant d'autres boissons comme le thé, les sodas ou le chocolat chaud montre une augmentation comparable du risque, précisent les auteurs de ces travaux.
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mercredi 9 janvier 2008
Pourquoi les femmes enceinte tiennent debout

La forme des dernières vertèbres dorsales chez la femme, une particularité de genre développée sur plusieurs millions d'années, lui permet de se maintenir à la station debout jusqu'aux derniers moments de sa grossesse, selon un article de la revue scientifique Nature.
La silhouette d'une femme enceinte de plusieurs mois connaît des changements théoriquement susceptibles de la faire tomber, constate l'anthropologue Daniel Lieberman, de l'Université d'Harvard, dans cet article. Le foetus et le placenta peuvent en effet peser jusqu'à sept kilos et sont positionnés en bas et à l'avant du corps, contraignant la future mère à se pencher vers l'arrière.
Pour lui permettre de rester debout tout en portant le foetus, la femme a développé sur plusieurs millions d'années certains caractéristiques propres. La principale concerne les dernières vertèbres dorsales, plus souples chez elle et cependant plus porteuses que chez l'homme, car elles ont au fil de l'évolution pris la forme d'une cale, a révélé Daniel Lieberman. Outre cette particularité, la largeur des hanches, plus importante chez la femme, permet aussi à la femme enceinte de se maintenir à l'équilibre.
"Les femmes de la préhistoire avaient un physique solide et une vie exigeante, devant combiner le port du foetus avec la recherche de nourriture ou la fuite devant les prédateurs. L'évolution les a aidées à devenir plus mobiles durant leur grossesse et donc à survivre", commente le scientifique.
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samedi 5 janvier 2008
Psychologie : Devenir Mère

Psychologie : Etre mère, 3 questions posées à Catherine Bergeret-Amselek
Psychanalyste
Peut-on dire que la naissance d'un enfant est aussi la naissance d'une mère ?
Bien sûr ! Une femme accouche d'un enfant mais d'une certaine manière, accouche également d'elle-même. Mais cet évènement est souvent relégué au second plan.
Car aujourd'hui, les grossesses sont le plus souvent très, voire trop médicalisées et tout le monde se polarise sur le bébé à venir. On estime d'ailleurs qu'un accouchement est réussi, lorsque l'enfant arrive en bonne santé et sans encombre. Mais l'on oublie un peu la jeune accouchée, qui est elle en pleine métamorphose, en plein “devenir mère”.
Or, les femmes savent elles, qu'elles sont en train de vivre une étape importante et bouleversante de leur vie. Tout au long de leur grossesse, elles subissent des changements corporels, hormonaux. Leur rapport à leur corps, à leur féminité, se transforme. C'est une crise identitaire qui s'amorce et qui va trouver son apogée au moment de l'accouchement.
Pourquoi cet évènement est-il aussi bouleversant ?
Une femme qui met un enfant au monde cesse d'être la petite fille de sa maman pour devenir la mère de son enfant. C'est une nouvelle étape dans son développement que l'on appelle la maternalité. Pendant la grossesse et lors de l'accouchement, la crypte de sa mémoire corporelle s'ouvre pour laisser passer l'enfant à naître, mais également l'enfant que l'on a été. C'est un long rendez-vous avec le petit bébé qu'elle a été, avec la mère de sa petite enfance, la mère idéalisée, celle de son adolescence, la mère empiétante et dangereuse.
Et quand son corps s'ouvre pour laisser passer son enfant, ressurgissent alors tous les messages qu'elle a reçu pendant le maternage : l'amour, les tensions, les deuils pas faits, les joies, les secrets de famille... C'est l'accès à un univers très archaïque. C'est aussi la mise en acte de toute une trace généalogique, de tout l'héritage inconscient.
C'est une formidable rencontre avec elle-même, avec tout ce qui fait l'histoire de cette femme. Mais c'est bien sûr bouleversant, car cela peut révéler des failles, des manques, des frustrations et amplifier la crise identitaire que traverse souvent la jeune maman.
Cette métamorphose quasi sismique peut faire un peu peur...
Attention, cela ne veut pas dire que tout ce qui s'est passé au début de la vie d'une femme va influencer son devenir mère. D'autres présences ont leur importance à commencer par celle du père de l'enfant, qui vit lui aussi sa paternalité, qui est lui aussi en devenir. Et le bébé sera au carrefour de ces deux lignées qui s'enchevêtrent.
Mais bien sûr que la naissance est une expérience qui fait aussi un peu peur. Les femmes doivent savoir qu'il est normal de trébucher, qu'il est normal de ne pas vivre ce bel évènement de façon heureuse tous les jours. S'autoriser à ne pas être une future mère parfaite les déculpabilisera. Car devenir mère, c'est aussi faire le deuil de sa vie d'avant, de son corps d'avant, de son identité d'avant.
D'ailleurs, la maternité est une belle opportunité d'entamer un travail sur soi. Car la dynamique de cette période est celle de la crise existentielle durant laquelle des portes s'ouvrent exceptionnellement.
Source : Psychologies.com.
Catherine Bergeret-Amselek
Psychanalyste, elle a publié “Le mystère des mères”
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dimanche 30 décembre 2007
Grossesse: les rapports sexuels ne déclenchent pas l'accouchement

Selon une étude, faire l'amour n'augmenterait pas les chances de provoquer l'accouchement...
Depuis que l'humanité existe, on estime que le fait d'avoir des rapports sexuels peut déclencher le travail chez les femmes enceintes. Or, d'après une étude malaisienne publiée dans la revue Obstetrics and Gynecology, faire l'amour n'augmenterait pas la probabilité de provoquer l'accouchement.
L'étude a été réalisée par le Dr. Peng Chiong auprès de 210 femmes en Malaisie, dont 108 ont été encouragées à avoir des rapports sexuels en fin de grossesse, et 102 n'ont pas eu de consigne particulière.
En fin de grossesse, les couples n'osent pas faire l'amour pensant que cette activité pourrait déclencher le travail. S'abstenir pendant quelques semaines avant l'accouchement fait partie des conseils traditionnels; mais à tort, selon une étude récente.
Une étude contre la sagesse populaire
Les rapports sexuels chez la femme enceinte arrivée à terme ont toujours été considérés comme susceptibles de déclencher le travail et donc d’avancer le moment de l’accouchement spontané. Cette croyance est-elle justifiée? Une étude scientifique sur le sujet le dément. Pourtant, les explications potentielles étaient nombreuses. En effet, on aurait pu penser que l’acte sexuel bouleverse momentanément l’équilibre hormonal; que la stimulation des seins provoque la sécrétion d’une hormone naturellement produite lors de l’accouchement et favorisant les contractions utérines; ou encore que l’orgasme initie le début des contractions.
Incitées à plus de rapports
Plus de 200 femmes à terme ont été suivies jusqu’à l’accouchement. La moitié d’entre elles ont été incitées à avoir des rapports sexuels pour hâter l'accouchement, les autres n’ayant eu aucun conseil particulier à ce sujet. Toutes devaient noter sur un calendrier la fréquence de leurs rapports sexuels. Les accouchements prématurés n'étaient pas les seuls événements à être contrôlés: l'utilisation de médicaments ou de l'épidurale pendant l'accouchement étaient eux aussi évalués.
A l’approche de l’accouchement, les rapports sexuels ont effectivement été plus nombreux dans le premier groupe (60% contre 40%). Mais il n'y a pas eu de différence significative dans les accouchements spontanés, ni d'ailleurs dans les autres facteurs étudiés, entre les groupes ayant eu plus de rapports que chez les autres.
Avec la menace grandissante de la prématurité, cette constatation peut rassurer certaines femmes. Même si d'autres preuves doivent être apportées pour confirmer définitivement le résultat: une seule étude ne suffit pas.
Une précaution qui ne semble pas justifiée…
En conclusion, la recommandation qui déconseille de faire l’amour pendant les 4 à 6 semaines précédant la date d’accouchement, ne serait qu’une simple mesure de précaution peu justifiée.
Reste que les rapports, même existants, doivent êtr délicats. Les efforts violents restent déconseillés, ainsi que les positions acrobatiques. Le conseil principal, une fois de plus, sera "écoutez-vous"…
Sources:
e-sante.be
Peng Chiong T., Obstetrics & Gynecology
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dimanche 18 novembre 2007
L'allaitement maternel : partir du bon pied
Allaiter est la façon naturelle et physiologique de nourrir les bébés et les jeunes enfants, et le lait humain est spécifiquement destiné aux bébés humains. Les laits de formule préparés à partir de lait de vache ou de soja (pour la plupart, même les « designer ») ne présentent que des similitudes superficielles avec le lait humain, et les publicités qui les présentent autrement sont trompeuses. Allaiter devrait être facile, et exempt de difficultés pour la plupart des mères. Un bon démarrage donne à l'allaitement toutes les chances d'être une expérience heureuse pour la mère comme pour son bébé.
La grande majorité des mères sont parfaitement capables d'allaiter leur bébé exclusivement pendant environ 6 mois. En fait, la plupart des mères produisent plus que suffisamment de lait. Malheureusement, des routines hospitalières dépassées et fondées sur l'alimentation artificielle sont encore en vigueur dans trop de maternité et rendent pour certaines mères et leur bébé l'allaitement difficile, voire impossible. Pour que l'allaitement démarre correctement, les premiers jours peuvent être cruciaux. Cependant, même avec un très mauvais départ, beaucoup de mères et de bébés s’en tirent.
L'astuce pour bien allaiter est de faire en sorte que le bébé prenne bien le sein. Un bébé qui prend correctement le sein reçoit correctement du lait. Un bébé qui ne prend pas bien le sein a des difficultés à recevoir suffisamment de lait, surtout si la sécrétion lactée de la mère est faible. Une mauvaise prise du sein, c'est comme donner au bébé un biberon avec une tétine dont le trou est trop petit; le biberon est plein de lait, mais le bébé n'en prendra pas beaucoup. Quand un bébé prend mal le sein, cela peut également causer des douleurs aux mamelons de sa mère. Et si le bébé ne reçoit pas suffisamment de lait, il restera au sein très longtemps, aggravant ainsi la douleur. Malheureusement, n'importe qui peut dire que le bébé a une bonne prise, même si c'est faux. Trop de personnes censément compétentes ne savent tout simplement pas ce qu'est une bonne prise. Voici quelques moyens qui contribuent à faciliter l'allaitement :
- Une bonne prise du sein est cruciale pour le succès de l'allaitement. C'est la clé d'un allaitement réussi. Malheureusement, de nombreuses mères reçoivent «l'aide» de personnes qui ne savent pas comment évaluer une bonne mise au sein. Si l’on vous dit que votre bébé de deux jours tète correctement alors que vous avez les mamelons très douloureux, soyez sceptique, et demandez l'aide d'une personne compétente. Avant de quitter l’hôpital, vous devriez avoir eu la démonstration que votre bébé tète correctement, et qu'il reçoit véritablement du lait de vos seins; le personnel devrait vérifier que vous savez comment vous assurer qu'il en reçoit suffisamment (type de succion ouverture-pause-fermeture). Visionnez les vidéos démontrant une bonne mise au sein (ainsi que d’autres vidéos). Si vous et votre bébé quittez l’hôpital sans savoir cela, demandez rapidement l'aide d'une personne expérimentée (voir le feuillet Effectuer la mise au sein). Certaines mères se font dire par le personnel hospitalier que si l’allaitement est douloureux, la prise du sein est mauvaise (habituellement vrai), et on doit alors retirer le bébé du sein et recommencer. Ce n’est pas une bonne idée. La douleur s’atténue habituellement, et la mise au sein devrait être corrigée sur l’autre sein ou à la prochaine tétée. Retirer le bébé du sein et répéter encore et encore la mise au sein ne fait que multiplier la douleur et le dommage aux mamelons.
- Le bébé devrait être mis au sein immédiatement après la naissance. La grande majorité des nouveaux-nés peuvent être mis au sein dans les instants suivant la naissance. En fait, des recherches ont démontré que, lorsqu'on leur en laisse la possibilité, les bébés de quelques minutes seulement rampent sur le ventre de leur mère jusqu'au sein, et commencent à téter de leur propre initiative. Ce processus peut prendre une heure ou plus, mais durant ce temps la mère et le bébé doivent rester ensemble pour commencer à s’apprivoiser. Les bébés qui « s'auto-attachent » ainsi courent moins de risque de connaître des problèmes d'allaitement. Ce processus ne demande aucun effort de la part de la mère, et le prétexte de la trop grande fatigue de la mère due à l'accouchement, souvent fourni pour ne pas permettre cela, est purement et simplement un non-sens. En fait, des études ont également montré que le contact peau à peau entre une mère et son bébé garde le bébé au chaud aussi bien qu'une couveuse (voir la section sur le contact peau-à-peau). Soit dit en passant, durant ce temps, plusieurs bébés ne prendront pas le sein et ne tèteront pas. En général ce n’est pas un problème et cela ne nuira pas d’attendre que le bébé soit prêt à aller au sein. Le contact peau-à-peau est bon pour le bébé et la mère même si le bébé ne tète pas.
- La mère et le bébé devraient cohabiter. Il n'y a absolument aucune raison médicale pour séparer les mamans et les bébés en bonne santé, même pour de courtes périodes.
- Les hôpitaux qui ont pour habitude de séparer les mères et les bébés après la naissance sont complètement dépassés, et les raisons invoquées pour ce faire démontrent aux parents qui contrôle la situation (l'hôpital) et qui ne la contrôle pas (les parents). Souvent d'autres fausses raisons sont données. Par exemple, une raison souvent donnée est que le bébé a expulsé du méconium avant la naissance. Un bébé qui a expulsé du méconium et qui se porte bien quelques minutes après la naissance se portera bien et n'a pas besoin de passer plusieurs heures « sous observation » dans une couveuse.
- Il n'y a aucune preuve que les mères qui sont séparées de leur enfant sont plus reposées. Au contraire, elles sont plus reposées et moins stressées quand elles ont leur bébé avec elles. Mères et bébés apprennent comment dormir au même rythme. Ainsi, quand le bébé commence à se réveiller pour une tétée, la mère commence également à se réveiller naturellement. Ce n'est pas aussi fatiguant pour la mère que d'être réveillée en phase de sommeil profond, comme c'est le cas quand le bébé se réveille loin d'elle. Si l’on montre à la mère comment allaiter son bébé couchée, la mère sera plus reposée.
- Le bébé montre bien longtemps avant de pleurer qu'il a envie de téter. Par exemple, sa respiration peut changer. Ou encore, il peut commencer à s'étirer. La mère, alors dans un sommeil léger, va se réveiller, son lait va commencer à couler et le bébé sera calme et heureux de téter. Un bébé qui aura pleuré pendant un certain temps avant d'être mis au sein pourra refuser de téter même s'il est affamé. Mères et bébés devraient être encouragés à dormir côte à côte à l’hôpital. C'est un excellent moyen pour la mère de se reposer quand le bébé tète. L'allaitement devrait être relaxant, et non fatiguant.
- Des tétines ne devraient pas être données au bébé. Il semble y avoir une controverse au sujet de l’existence du phénomène de la «confusion sein-tétine». Les bébés adopteront la méthode qui leur donnera le flot de liquide le plus rapide, et pourraient refuser les autres. Ainsi, les premiers jours, quand la mère normalement ne produit que peu de lait (comme prévu par la nature), et que le bébé prend un biberon (comme prévu par la nature?) avec lequel il obtient un flot de lait rapide, il risque de préférer la méthode au flot rapide. Nul besoin d'être un scientifique génial pour comprendre ce qu'aucun des pourtant nombreux professionnels de la santé qui sont censés vous aider ne semblent capables de concevoir. Notez que ce n’est pas le bébé qui est confus. La confusion sein-tétine n'a pas comme seule conséquence possible le refus du sein par le bébé, mais englobe une variété de problèmes, incluant le bébé qui ne prend pas le sein aussi bien qu'il pourrait le faire et ainsi, il ne reçoit pas assez de lait et/ou la mère a les mamelons douloureux. Le simple fait qu'un bébé puisse «prendre les deux» ne signifie pas que le biberon n'a pas d'effet négatif. Puisque aujourd'hui il existe des alternatives possibles quand le bébé a besoin de suppléments, pourquoi utiliser une tétine artificielle?
- Pas de restriction quant à la durée ou la fréquence des tétées. Un bébé qui tète correctement ne restera pas au sein des heures durant pour une tétée. Si c'est le cas, c'est généralement qu'il ne prend pas correctement le sein et ne reçoit pas tout le lait qui est disponible. Trouvez de l'aide pour évaluer la succion du bébé et utilisez la compression des seins pour que le bébé reçoive plus de lait. La compression est très utile durant les premiers jours pour favoriser l’écoulement du colostrum. C'est cela qui aidera, et non l'utilisation d'une tétine ou d'un biberon, ni le fait de mettre le bébé à la pouponnière.
- Les suppléments d'eau pure, d'eau sucrée ou de lait artificiel sont rarement nécessaires. La plupart des suppléments pourraient être évités si on permettait au bébé de prendre le sein correctement et de recevoir le lait disponible. Si l’on vous dit que le bébé a besoin de suppléments sans que quelqu'un l'ait observé pendant qu'il tète, demandez à recevoir l'aide d'une personne compétente. Il existe de rares indications médicales pour la supplémentation, mais habituellement, les suppléments sont proposés pour la convenance de l'équipe médicale. Si des suppléments doivent être donnés, ils doivent être donnés à priori au sein avec un Dispositif d'Aide à la Lactation, pas avec une tasse, ni un compte-gouttes, ni au doigt, ni à la seringue, ni au biberon. Le meilleur supplément est votre propre colostrum. Il peut être mélangé avec 5% d'eau sucrée si vous ne pouvez pas en exprimer beaucoup au début. Les laits artificiels ne sont pratiquement jamais nécessaires durant les premiers jours.
- Les boîtes de lait gratuites et les documents offerts par leurs producteurs ne sont pas des cadeaux. L'unique objectif de ces «cadeaux» est de faire de vous des utilisateurs de lait artificiel. C'est une technique de marketing très efficace, et de moralité très douteuse. Si vous en recevez de la part d'un professionnel de la santé quel qu'il soit, vous devriez vous interroger sur ses connaissances en matière d'allaitement et sur son niveau d'engagement pour l'allaitement. «Mais j'ai besoin de lait artificiel parce que mon bébé ne reçoit pas assez de mon lait!». Peut-être, mais, plus vraisemblablement, vous n'avez pas reçu une aide efficace et votre bébé ne reçoit tout simplement pas tout votre lait disponible. Même si vous avez besoin de lait de formule, personne ne devrait vous proposer une marque particulière, ni vous offrir des échantillons. Cherchez une aide efficace. Les échantillons de lait artificiel ne sont pas une aide.
Dans certaines circonstances, il peut être impossible de commencer l'allaitement rapidement. Cependant, la plupart des indications « médicales » (prise de médicaments par la mère, par exemple) ne sont pas de véritables raisons pour arrêter ou retarder l'allaitement, si l’on vous a dit le contraire, vous avez été mal informée. Demandez une aide efficace. Les bébés prématurés peuvent commencer à être allaités beaucoup, beaucoup plus tôt que ce qui est préconisé dans de nombreux services de néonatalogie. En fait, les études ont démontré de façon très définitive qu'il est moins stressant pour un bébé d'être nourri au sein que de recevoir un biberon. Malheureusement, de nombreux professionnels de santé s'occupant de prématurés ne semblent pas être au courant de ce fait.
Traduction du feuillet n° 1, « Breastfeeding - Starting Out Right », révisé en janvier 2005 par Jack Newman, MD, FRCPC © 2005 Version française, février 2005, par Stéphanie Dupras, IBCLC, RLC
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vendredi 2 novembre 2007
La nutrition prénatale : Réussir son alimentation !

La nutrition prénatale
L’alimentation joue un rôle très important dans la santé de votre grossesse. Pour vous assurer d’obtenir les vitamines, minéraux et nutriments dont vous et votre enfant à naître avez besoin, vous devez consommer des aliments de diverses sources. En mangeant sainement, vous vous sentirez mieux, vous aurez plus d’énergie et
vous parviendrez mieux à contrôler votre poids. Vous contribuerez aussi à la croissance et au développement de votre bébé.
IMPORTANTS
Sachez quels sont vos besoins. Durant le deuxième et le troisième trimestre de votre grossesse, vous avez besoin de plus de calories pour soutenir la croissance de votre bébé. La plupart des femmes ont alors besoin de deux ou trois portions supplémentaires du progralle alimentaire par jour. Ces portions supplémentaires peuvent être prises en collation ou au moment des repas. Vous pouvez par exemple prendre un fruit ou un yogourt en collation, ou manger une rôtie de plus le matin ou boire un verre de lait de plus au souper.
Les fruits et les légumes : indispensables! Les femmes nenceintes doivent manger des fruits et des légumes tous les jours. Les légumes et fruits très colorés contiennent une plus grande quantité des vitamines dont vous et votre bébé avez besoin. Vous devriez manger au moins un légume vert foncé et un légume orange par jour. Cuisinez vos fruits et légumes avec peu ou pas de matière grasse, de sucre ou de sel, et optez plus souvent pour les légumes et les fruits que les jus.
L’importance des produits céréaliers : Vous devez consommer tous les jours des produits céréaliers comme le pain, le riz et les pâtes. Privilégiez les produits céréaliers à faible teneur en matières grasses, en sucre et en sel, et consommez au moins la moitié de vos produits céréaliers sous forme de « grains entiers ».
Le lait et ses substituts : essentiels à la solidité des os. Le lait et les substituts du lait sont nécessaires à la croissance de votre bébé. Privilégiez les produits à faible teneur en matières grasses, qui vous procurent la même qualité de protéines, de calcium et de vitamine D, mais sans les matières grasses et les calories. Buvez tous les jours du lait écrémé ou à 1 % ou 2 % de matières grasses et offrez-vous une variété de yogourts et de fromages. Si vous ne buvez pas de lait, optez pour des boissons de soya enrichies. Consommez de la viande ou ses substituts. Pour votre propre santé et celle de votre bébé, mangez tous les jours de la viande ou des substituts de la viande.
Privilégiez les viandes maigres et les substituts de la viande – pois et haricots secs, tofu, lentilles – cuisinés avec peu ou pas de matières grasses et de sel. Le poisson est également excellent pour la santé : vous devriez en consommer toutes les semaines.
Pour obtenir les données les plus récentes sur les niveaux de mercure dans le poisson, consultez le site de Santé de votre pays.
Efforcez-vous de manger trois repas par jour, en plus des collations santé.
Prenez une multivitamine tous les jours. Assurez-vous qu’elle contient du fer et 400 microgrammes (0,4 mg) d’acide folique.
Votre médecin ou votre gynécologue vous conseillera une multivitamine qui répond à vos besoins.
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mercredi 24 octobre 2007
Allez voir son médecin avant de faire un bebe

On trouve normal de faire un examen médical systématique au travail, pour débuter la pratique d'un sport, il faut le faire aussi pour accueillir son enfant dans les meilleures conditions" ! C'est le message lancé par le Collège National des gynécologues obstétriciens de France (Cngof). Cette association de professionnels préconise ainsi une consultation préconceptionnelle systématique chez toutes les femmes qui désirent un enfant, avant même d'arrêter la pilule.
Les gynécologues obstétriciens soulignent la nécessité de cette consultation, notamment avec la disparition du fameux examen prénuptial. Ce dernier, qui concernait 270 000 couples qui se marient en France chaque année, a en effet été supprimé, permettant 14 millions d'euros d'économies pour la Sécurité sociale. Certes l'examen prénuptial n'était de toute façon pas la meilleure solution : de plus en plus d'enfants sont faits hors mariage, ou de nombreuses années après l'union solennelle. Mais il n'y a donc aujourd'hui plus de bilan de santé du couple avant de faire un bébé...
Pourquoi faire un examen avant de faire un bébé ? Comme le souligne le Cngof, "Si l'on n'a jamais eu d'enfant, un examen général et gynécologique avec un frottis de dépistage du cancer du col de l'utérus, une prise de sang pour connaître son immunité contre certaines maladies infectieuses (rubéole, Sida, toxoplasmose) est utile. Il en va de même pour l'adaptation de certains traitements contre-indiqués pendant la grossesse ou encore l'arrêt de la consommation du tabac, du cannabis ou de l'alcool.
Enfin, des conseils nutritionnels sont souvent nécessaires. Reprendre un poids normal, arrêter ou adapter un traitement, cesser de fumer, se faire vacciner, prend du temps, mais est plus facile à réaliser avant la conception qu'une fois la grossesse débutée. Si la femme a eu une grossesse difficile avec l'apparition d'une hypertension, d'un diabète, voire un accouchement prématuré ou une maladie de l'enfant, la consultation préconceptionnelle est indispensable pour revoir le problème avec son gynécologue-obstétricien et essayer de trouver des solutions afin d'éviter la récidive".
Il faut souligner que ce rendez-vous avec le médecin est préconisé également par l'Académie de Médecine et la Haute Autorité de Santé. Reste à savoir si tous ces spécialistes seront entendus par le gouvernement.
Source : Communiqué du Collège National des gynécologues obstétriciens de France, octobre 2007.
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Tags : Enceinte, Envies de bébé, Grossesse, Santé au féminin
mardi 16 octobre 2007
Un millier de femmes ont participé a La Grande Tétée

Plus d'un millier de femmes se sont rassemblées dimanche dans 35 villes de France pour donner le sein à leur enfant, afin de promouvoir l'allaitement maternel, ont indiqué les organisateurs de la deuxième édition de cette "Grande Tétée". Le temps d'une photo, 1.360 femmes, dont 70 à Lyon, 60 à Lille et 60 à Nantes, ont allaité simultanément leurs bébés, en ouverture de la Semaine mondiale de l'allaitement maternel (du 15 au 20 octobre). A Paris, plus de 220 femmes se sont rassemblées en début d'après-midi sur les gradins du stade Charléty (XIIIe arrondissement).
Au total, plus de 2.700 personnes sont venues participer à cette "Grande Tétée", où pères, bénévoles des associations de soutien à l'allaitement maternel et professionnels de santé étaient également conviés, selon les organisateurs.
"Je tiens à vous remercier de votre présence pour cette deuxième édition de la Grande Tétée." dit Delphine Lelièvre
Tout d’abord, un bref rappel historique : en 2006, 500 femmes bénévoles se sont réunies dans 15 villes de France pour allaiter simultanément leurs bébés, le temps d’une photographie largement diffusée. Cette année, 35 villes participent à l’initiative, en métropole et dans les Dom Tom.
Rappelons quelques chiffres sur la situation de l’allaitement maternel en France :
- Plus de 400 000 françaises ne réalisent pas, chaque année, le projet d’allaitement qu’elles auraient souhaité.
- Avant la naissance, si 75% déclarent vouloir allaiter leur bébé, seules 60% allaitent encore à la sortie de la maternité, ce qui est un des plus faible taux d’allaitement en Europe.
- 70% des femmes qui ont allaité leurs enfants disent qu’elles auraient aimé le faire pluslongtemps.
Or, au regard des bénéfices de l’allaitement maternel pour la santé de la mère et de l’enfant, le Ministère Français de la Santé recommande un allaitement exclusif de 6 mois, puis sa poursuite en complément de la diversification jusqu’à 2 ans ou plus selon les désirs de la mère et de l’enfant.
La Grande Tétée est une initiative de femmes pour les femmes, une initiative citoyenne avec presque aucun budget, ni soutien. Notre souhait est d’adresser un message simple aux femmes : l’allaitement est votre choix : informez vous et faites vous aider pour réaliser le projet d’allaitement qui vous convient.
Nous estimons que toute femme doit être informée, écoutée et respecté
